Le Mal radical selon Kant consiste à orienter son “âme”, sa conscience vers le plan vital plutôt que vers le plan spirituel

Voir:
https://meditationesdeprimaphilosophia.wordpress.com/2015/11/29/brunschvicgprogres-le-mal-radical-chez-kant-et-le-plan-vital-ou-homme-nature/

Reprenons cet article dans le formalisme de l’Ouvert , de la dualité entre plan vital et plan spirituel; nous allons constater que la constitue une réponse satisfaisante à Mehdi Belhaj Kacem qui dès le début de son livre d’émancipation sexuelle et philosophique “Après Badiou” appelle à l’émergence d’une philosophie du 21 eme siècle qui aiderait l’humanité à se rénover radicalement en apprenant à s’émerveiller du Mal, de la barbarie et de l’atrocité. Sous cette forme un peu provocatrice (on a l’habitude avec MBK, je l’adore) cela peut choquer , mais il n’y a là aucune volonté d’apologie du nazisme ou du terrorisme, d’ailleurs MBK peut présenter à n’importe quel checkpoint Charlie, et à toute heure du jour et de la nuit , ses certificats d’islamophobophobie et de “penser correct”. Non, il s’agit de déverrouiller la philosophie de son “hémiplégie de la vertu” , de la forcer à s’émerveiller “philosophiquement” (et non pas “artistiquement” ce qui apres Sade est un lieu commun de notre époque) du Mal, c’est à dire à en créer un concept: or si je ne m’abuse, un tel concept du Mal vient d’être aligné ici : le Mal, c’est l’orientation vers le plan vital. Or la philosophie, si elle doit être elle meme, ne peut être que l’orientation inverse, vers le plan spirituel (que l’on accepte ou pas de prononcer ce gros mot qui chez les badiolistes, sonne un peu comme un pet en pleine messe). Et voilà pourquoi la philosophie ne peut pas reconnaître ni s’émerveiller ni penser le Mal, pas plus que la jeune fille sur le canapé de Sartre ne peut admettre ni reconnaître que le vilain monsieur à côté d’elle qui lui a saisi la main puis la cuisse puis les seins est maintenant passé à la “vitesse supérieure” et a sorti cette chose innommable de sa braguette et organisé le contact avec
cette chose innommable de la main , que lui a abandonnée la jeune fille en “décidant” que cette main n’était pas concernée par le contact de la main du vilain monsieur , et elle doit maintenant prendre une autre décision encore plus difficile: décider que le nouveau contact de la main avec la “chose” n’arrive pas, n’a pas lieu.Bref :portrait de la philosophie en jeune fille Sainte nitouche puisque ce passage de la jeune fille et du vilain monsieur correspond à celui consacré par Sartre à la “mauvaise foi ” dans l’Etre et le Néant. Mais les ajouts post modernes sur la braguette sont de moi, pas de Sartre, il n’aurait pas osé , en 1942-43…on avait encore de la morale, à cette époque!

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