Jésus chassant les marchands du Temple : explication de la parabole

Cet article de Riposte laïque:

Les conneries d’Onfray sur le christianisme et Hitler, cela commence à bien faire !

critique de manière fort juste l’attitude de Michel Onfray qui accuse le christianisme d’apologie de la violence à cause du passage de l’évangile de Jean, 2,13 où Jésus se met en colère contre les marchands qui ont installé leur commerce dans le Temple:

http://www.aelf.org/bible-liturgie/Jn/Evangile+de+Jésus-Christ+selon+saint+Jean/chapitre/2

“13 Comme la Pâque juive était proche, Jésus monta à Jérusalem.
14 Dans le Temple, il trouva installés les marchands de bœufs, de brebis et de colombes, et les changeurs.
15 Il fit un fouet avec des cordes, et les chassa tous du Temple, ainsi que les brebis et les bœufs ; il jeta par terre la monnaie des changeurs, renversa leurs comptoirs,
16 et dit aux marchands de colombes : « Enlevez cela d’ici. Cessez de faire de la maison de mon Père une maison de commerce. »
17 Ses disciples se rappelèrent qu’il est écrit : L’amour de ta maison fera mon tourment.
18 Des Juifs l’interpellèrent : « Quel signe peux-tu nous donner pour agir ainsi ? »
19 Jésus leur répondit : « Détruisez ce sanctuaire, et en trois jours je le relèverai. »
20 Les Juifs lui répliquèrent : « Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce sanctuaire, et toi, en trois jours tu le relèverais ! »
21 Mais lui parlait du sanctuaire de son corps.
22 Aussi, quand il se réveilla d’entre les morts, ses disciples se rappelèrent qu’il avait dit cela ; ils crurent à l’Écriture et à la parole que Jésus avait dite.
23 Pendant qu’il était à Jérusalem pour la fête de la Pâque, beaucoup crurent en son nom, à la vue des signes qu’il accomplissait.
24 Jésus, lui, ne se fiait pas à eux, parce qu’il les connaissait tous
25 et n’avait besoin d’aucun témoignage sur l’homme ; lui-même, en effet, connaissait ce qu’il y a dans l’homme.”

Bien entendu il faut utiliser l’évangile comme Brunschvicg (juif par la naissance, c’est à dire le hasard qui est la loi du plan vital tant que les philosophes et les savants ne dirigeront pas la Cité mondiale comme le font les gardiens dans la République de Platon et ne remplaceront pas les fadaises amoureuses par des inséminations artificielles en laboratoire qu’ils dirigeront et contrôleront pour une organisation scientifique-philosophique du remplacement des générations qui est le seul Grand Remplacement dont Dieu ait à connaître..cela se produira t’il un jour, voire bientôt? Avec les désastres qui s’annoncent, cela en prend le chemin)comme Brunschvicg donc le faisait, c’est à dire comme un livre philosophique et spirituel, pas comme un document polémique contre “les juifs”, ainsi que les musulmans le font avec le Coran.
Et rappelons nous toujours la fin de “Raison et religion”:

http://classiques.uqac.ca/classiques/brunschvicg_leon/raison_et_religion/raison_et_religion.html

Aller jusqu’au bout dans la voie du sacrifice et de l’abnégation, sans chercher de compromis entre les deux mouvements inverses et inconciliables de marche en avant et de retour en arrière, nous avons à cœur de dire, une fois de plus, que ce n’est nullement, selon nous, rompre l’élan imprimé à la vie religieuse par les confessions qui ont nourri la pensée de l’Occident, contredire l’exemple de leurs héros et de leurs saints. Nous avons appris de Pascal que la lutte n’est pas entre l’Ancien et le Nouveau Testament, mais dans l’Ancien même entre les « juifs charnels » et les « juifs spirituels », comme dans le Nouveau entre les « chrétiens spirituels » et les « chrétiens charnels ». Et la parole demeure, qui passe outre à la séduction pieuse de l’éclectisme : On ne sert pas deux maîtres à la fois, seraient-ce (oserons-nous conclure) la puissance du Père et la sagesse du Fils.

Quel est le sens de la parabole évangélique de Jésus chassant les vendeurs du Temple ? Il me semble qu’il est évident à la lumière du formalisme de l’Ouvert-Abîme, c’est à dire la dualité fonctorielle (puisque j’ai l’intention d’utiliser la mathématique pour rendre clair comme le diamant ce formalisme) entre plan vital-sensible et plan spirituel-suprasensible de l’Idée.
Le seul Temple véritable et indestructible c’est le plan spirituel, comme il est le seul Israel véritable, “Terre promise” à toute l’humanité à condition qu’elle fasse les efforts de spiritualisation requis pour parvenir sur ce plan.
Jésus veut simplement empêcher l’intrusion du plan vital (les vendeurs) dans le plan spirituel (le Temple) pour garder l’Ouvert…ouvert! Une telle intrusion se nomme idolâtrie. Le commerce , l’échange est la loi du plan vital, où l’on n’a rien sans rien: “rien ne se perd, rien ne se crée”. Par contre le plan spirituel est celui où se crée toujours du nouveau à partir de rien, ou de l’ancien, de l’usé:nous parlons là de création d’idées, comme on y assiste en mathématiques. Sur le plan spirituel on n’échange pas car on ne possède pas :tout est gratuit, et le don enrichit celui qui donne. L’évangile est rempli de ces épisodes surprenants, voire bizarres qui subvertissent les lois de la vie ordinaire, c’est à dire du “monde”, du plan vital-charnel. Par exemple le mystérieux :”on donnera à celui qui a, par contre à celui qui n’a pas on enlèvera même ce qu’il a”

http://saintebible.com/matthew/25-29.htm

ou encore au même chapitre 2 de l’évangile de Jean l’épisode des noces de Cana où Jésus change l’eau en vin (si l’on se rappelle que les noces’ le mariage est le symbole du plan vital des générations qui se succèdent et que le vin est dans le judaïsme le symbole du plan spirituel , par contre l’eau est le symbole du “seulement psychique” donc du plan vital:changer l’eau en vin lors de noces signifie donc transfigurer le plan vital, en “exprimer” le spirituel).
Moralité:

Onfray est un âne

( mais pas cet âne sur lequel Jésus a fait son entrée à Jérusalem)

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