Oui notre existence humaine a un sens! Quel est il ?

“Notre existence à t’elle un sens ?”: telle est la question que pose Jean Staune dans son livre qui a ce titre:

http://www.scienceshumaines.com/notre-existence-a-t-elle-un-sens-une-enquete-scientifique-et-philosophique_fr_21331.html

Seulement Staune pense que ce sens de l’existence peut être trouvé dans les religions “classiques” il s’en prend à la science accusée de nous “prendre en otages” de par son matérialisme. Seulement j’ai déjà précisé que ce “matérialisme” est seulement d’ordre méthodologique , et doit être dépassé pour trouver la véritable nature, idéaliste et spiritualiste, de la science pourvu qu’elle soit mathématisée, c’est à dire libérée des Logoi qui portent les chaînes de l’instinct et du plan vital et soit enveloppée du vêtement d’idées de nature relationnelle ( ce sont des morphismes ou foncteurs de la théorie des catégories) qui sont les mathemata, venant prendre la place des Logoi.
Cette question du sens ou de l’absurdité de l’existence humaine est cruciale même du point de vue de la société, du plan vital: car le sentiment de l’absurdité de l’existence entraîne un désespoir profond qui est à l’origine de la consommation de plus en plus massive de drogues et de la généralisation du “binge drinking” chez les jeunes, ainsi sans doute que de ce qu’on appelle la “radicalisation” et le terrorisme. Pourquoi des filles nées de familles non musulmanes et aisées quittent elles tout d’un jour à l’autre pour aller en Syrie se marier à un jihadiste qui la considérera comme , au mieux, une inférieure et une esclave ? Il y a bien quelque chose qui ne va pas!

Seulement les religions, et notamment l’Islam, qui hait l’idée même de liberté de conscience et recrute ses assassins en leur faisant miroiter une “éternité de sexe” dans les jardins d’Allah, “après” la mort, ne sauraient répondre à ce désespoir profond, parce qu’elles restent sur le plan vital alors que c’est le plan spirituel qui est leur véritable domaine et but. L’islam se moque du plan spirituel, il le recouvre par des illusions empruntées au plan vital, dont notamment cette éternité de fornication avec les Houris et les jeunes garçons promise aux pieux et aux terroristes par la sourate 56:

http://islamfrance.free.fr/doc/coran/sourate/56.html

Et lorsque Jean Staune donne une interview à Oumma.tv, il montre clairement qu’il n’a pas compris les enjeux véritables:

et il va même jusqu’à prétendre que l’Islam pourrait apporter quelque chose à la science !!!

Soyons sérieux : si l’Islam avait là rapport le plus mince avec la vérité , aurait il besoin de menacer de mort ceux de ses adeptes qui veulent le quitter pour une autre religion? Une condamnation à mort pour “apostasie” qui dépasse souvent la simple “mort sociale” et va jusqu’à l’assassinat pur et simple!
Le sens de l’existence humaine ne peut résider que dans ces piliers du plan spirituel, rappelant les piliers de la Clémence et de la Rigueur dans l’ésotérisme juif (kabbale) , que sont la vérité et la liberté ou autonomie (liberté de pensée apportant la liberté de la volonté vis à vis des instincts du plan vital).Deux piliers qui sont liés, rappelons nous l’Evangile :

“La vérité vous rendra libres”

Or il existe un document précieux dont j’ai déjà parlé :

https://meditationesdeprimaphilosophia.wordpress.com/2016/01/24/brunschvicgintroduction-un-manifeste-pour-lautonomie/

C’est le “Manifeste pour l’autonomie” d’André Simha qui est sa longue préface à la réédition récente chez Hermann du livre de 1901 de Léon Brunschvicg:

Introduction à la vie de l’esprit”

Voir:

https://leonbrunschvicg.wordpress.com/brunschvicg-introduction-a-la-vie-de-lesprit-extrait/

J’extrais les lignes suivantes du “Manifeste pour l’autonomie” d’André Simha:

“Jamais un individu n’est effectivement tout ce qu’il peut être ;il est en chacun une puissance de progrès qui engage à résister à la tyrannie des habitudes d’action et d’opinion qui ont constitué.l’individualité par appropriation des contraintes et des demandes de son milieu particulier. Mais cette puissance, comme celle de l'”idée vraie” selon Spinoza, peut être entravée ou libérée, selon la disposition de l’esprit individuel où elle tend à s’effectuer: ce qui est le plus propre à l’intelligence et à ses exigences se heurte aux images nées des sentiments et des affections de l’individu.Notre vocation, si l’humanité à un sens, est donc dans le déracinement de l’égoïsme et la partialité qu’exige la raison, cette référence de la pensée et de l’action au vrai et au juste selon toute intelligence droite. Au fond, l’universel -théorique et pratique-requis par la raison, se confond avec cette vie qui pour être humaine doit se projeter au delà de la sphère des besoins, des désirs et des intérêts individuels;la raison est en chacun de nous une idée, un point de repère auquel notre action à recours pour s’orienter aussitôt qu’intervient la réflexion.le besoin en nous de vérité et de justification universelles est le ressort de la résistance à soi même , c’est par lui qu’est possible le dépassement des déterminations biologiques et sociales de l’identité individuelle”
Le sens de l’existence humaine est de cesser d’être un esprit individuel en devenant l’esprit :
“Devenir l’esprit, cette vie qui anime toute véritable pensée, c’est s’affranchir des entraves qui font une existence bornée à l’appropriation et à l’isolement de l’individualité “

Devenir l’Esprit en déracinant l’égoïsme qui consiste en l’esclavage de l’ego borné seulement psychique qui est en nous la marque du plan vital (comme les forçats portaient une marque au fer rouge sur l’épaule) : ce n’est pas une nouvelle leçon de morale, ou une nouvelle pub Dior “Égoïste”, car ce déracinement de l’égoïsme et de la partialité ne consiste pas à cotiser pour une association humanitaire , à militer pour les sans papiers ou à donner la pièce aux mendiants, ce serait trop facile : c’est une ascèse vitale (jeûne alimentaire , chasteté et abstinence sexuelle absolues) et surtout philosophique (consistant à “neutraliser” tout point de vue particulier et particulariste, “communautarisme religieux” notamment, pour s’élever à l’universel grâce notamment à la connaissance scientifique, conçue comme progrès de l’effort par lequel l’intelligence rend compte du réel, mais aussi grâce à l’étude et à la pratique de la mathématique “application de l’esprit à Dieu la plus parfaite dont l’homme soit capable” selon Nicolas Malebranche); si l’individu humain ne tend pas à réaliser cette vocation humaine universelle qui est de “devenir l’Esprit”, qui est ce sens de l’existence humaine dont nous parlons ici, il tend à devenir une chose: être une chose, c’est se laisser définir par des catégories toutes faites comme la catégorie socio-professionnelle, l’origine ethnique ou “religieuse” etc…, c’est etre situé , recevoir une existence stable, individualisée, séparée des autres êtres.”C’est aussi par extension être un vivant qui ne parvient à se représenter soi même que comme individu, séparé, déterminé, définissable comme toute autre existence
Dans le monde”.
Bref c’est se contenter de l’existence sur le plan vital, sans se soucier de le dépasser en direction du plan spirituel
La liberté ,l’autonomie qui nous fait tout autres que des choses est donc bien différente du médiocre “idéal” que nous présentent les sociétés occidentales “matérialistes démocratiques” et qui se limite à glisser un bulletin de vote dans l’urne tous les 5 ans ou à choisir sa marque de dentifrice ou le lieu de ses prochaines vacances. Mais il est vrai que notre pays la France, patrie des droits de l’homme, nous offre plus que cela : on peut participer à “C’est mon choix” !
Mais la liberté véritable , l’autonomie, qui sont le sens et le l’unique vocation possible de l’existence humaine, exigent une véritable dés-individuation , consistant en les deux ascèses dont j’ai parlé plus haut. Mais ces ascèses très sévères seraient totalement inutiles si l’individu qui s’y Lane ne rompait pas totalement avec toute conception du “Dieu humain” et avec toute “confession” pseudo-religieuse héritée par la naissance, c’est à dire héritée du plan vital.

https://meditationesdeprimaphilosophia.wordpress.com/2015/08/14/brunschvicgraisonreligion-troisieme-opposition-fondamentale-dieu-humain-ou-dieu-divin/

Cette rupture doit être intérieure et secrète, comme tout ce qui est de l’ordre de la recherche spirituelle : pas besoin de le crier sur les toits et de risquer la “mort pour apostasie” si l’on est musulman(e) .
Par contre il faut avoir le courage de rompre définitivement avec toutes les coutumes ethniques pseudo-religieuses, héritées des temps primitifs : voile islamique, circoncision imposée à ses enfants qui n’est rien d’autre qu’un viol de l’enfant ou de l’adolescent, pseudo-chasteté imposée aux filles et non aux garçons comme par hasard. Il ne sert à rien de s’abstenir de sexe si on ne l’est pas d’abord en pensées et surtout si l’on ne rompt pas définitivement avec toute “religion” charnelle, héritée des parents, comme dit plus haut. Car les religions (toutes les religions, mais certaines comme l’islam plus que d’autres) ont trahis leur vocation en restant emprisonnées sur le plan vital et surtout en y emprisonnant leurs adeptes trompés par des croyances stupides comme celle d’une existence individuelle de l’âme après la mort”
Brunschvicg explique excellemment ce qu’est l’âme:

https://leonbrunschvicg.wordpress.com/quelques-citations-eparses-de-brunschvicg-particulierement-eclairantes-voire-illuminatrices/

…ainsi, par-delà toutes les circonstances de détail, toutes les vicissitudes contingentes, qui tendent à diviser les hommes, à diviser l’homme lui-même, le progrès de notre réflexion découvre dans notre propre intimité un foyer où l’intelligence et l’amour se présentent dans la pureté radicale de leur lumière. Notre âme est là ; et nous l’atteindrons à condition que nous ne nous laissions pas vaincre par notre conquête, que nous sachions résister à la tentation qui ferait de cette âme, à l’image de la matière, une substance détachée du cours de la durée, qui nous porterait à nous abîmer dans une sorte de contemplation muette et morte. La chose nécessaire est de ne pas nous relâcher dans l’effort généreux, indivisiblement spéculatif et pratique, qui rapproche l’humanité de l’idée qu’elle s’est formée d’elle-même….

Mais comment faire en pratique ? L’exclamation de Saint-Paul :

non pas moi mais Christ en moi

Donne des indications à condition de la comprendre correctement , c’est à dire de manière universelle , philosophique et non fidéiste (comme d’ailleurs tout ce qui appartient au christianisme).
“Christ en moi” c’est une allusion à l’homme universel dont parle l’aphorisme de Pascal étudié dans cet article:

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2016/04/26/adam-lhomme-universel-de-pascal-et-le-nouvel-adam/

Il faut vivre en tout et avant tout pour cet homme universel qui est cette “cette suite des geénérations humaines” , cet homme qui apprend toujours et ne connaît ni vieillesse ni mort , sauf catastrophe cosmique frappant la Terre un jour, et aussi en comprenant avec toutes les précautions nécessaires, en comprenant cette suite des générations sous l’aspect de l’intériorité et de la réflexion méditative et non sous l’angle de l’extériorité spatio temporelle de l’Histoire humaine, ce qui ne serait rien d’autre que le plan vital. D’une manière général

l’éternel

doit être remplacé par

l’internel

,

l’Univers

par

l’innivers

, le Verbe extérieur (logos propherikos) , ou langage, par le

Verbe intérieur (logos endiathetos) ou Raison universelle des esprits (selon la formule de Malebranche prêtre de l’Oratoire qui identifie ce Verbe-Raison au Christ)

Ces précautions intellectuelles prises, il faut déraciner le faux Moi , d’ordre seulement psychique et social-ethnique , (le vrai Moi, spirituel, étant celui dont on prend conscience en méditant le Cogito de Descartes), en ne vivant plus que pour l’Homme universel de Pascal (ce qui, soit dit en passant, est le vrai sens du communisme , trahi par les démoniaques bolcheviques,khmers rouges et gardes rouges de Mao, qui n’étaient en rien différents des nazis, mis à part qu’ils ne parlaient pas allemand, et de nos jours les pasdarans iraniens ou les diverses “polices religieuses” islamiques ou les “jihadistes” jouent le même rôle)

Par exemple si l’on exerce une profession scientifique il ne faut pas penser à sa gloire personnelle ni à son salaire en obéissant comme un esclave à ses employeurs ou supérieurs hiérarchiques, mais à l’homme universel, en faisant avancer la Connaissance universelle (ou plutôt “inniverselle” si je suis fidèle aux précautions de langage que j’ai édictées et l’homme universel devient alors “l’homme inniversel”) en ne cherchant à démontrer que des résultats ou des théorèmes importants pour l’avancement à très long terme de la Science. Encore faut il pour cela avoir une idée rigoureuse du schéma ou du panorama à très long terme (“internet”)de la Science , et surtout que cette volonté ne serve pas d’excuse pour la paresse, ou l’anarchie individuelle hostile aux supérieurs hiérarchiques par ressentiment de l’ordre du plan vital.
Ce n’est qu’ainsi que la communauté scientifique pourra sortir de la situation déplorable qui est la sienne selon Alexandre Grothendieck ou le physicien Lee Smolin dans “The trouble with physics” (“Rien ne va plus en physique”) : rivalités médiocres, formations de clans de scientifiques comme celui des “théoriciens des cordes” ou celui de leurs “adversaires”, chercheurs animés avant tout par la recherche de la gloire médiatique et de l’avancement professionnel (et du salaire qui va avec), jalousies entre collègues. Cela est hélas à mille lieues de l’idéal scientifique dont parlait Brunschvicg il y a 80 ans, celui de la “Raison désintéressée qui seule aperçoit le Dieu des philosophes et des Savants”.. Et c’est grave car l’absence de ce “Dieu seul divin” nous laisse avec le Dieu humain des religions, et surtout des guerres de religions et du terrorisme, ce “Dieu qui est” envisagé sur le plan ontologique et le discours qui va avec et qui est le Dieu humain , s’opposant au Dieu divin selon la troisième opposition fondamentale décrite par Brunschvicg en 1929 dans “Raison et religion”:

https://meditationesdeprimaphilosophia.wordpress.com/2015/08/14/brunschvicgraisonreligion-troisieme-opposition-fondamentale-dieu-humain-ou-dieu-divin/

https://mathesisuniversalis.wordpress.com/2015/09/02/brunschvicgraisonreligion-troisieme-opposition-fondamentale-vie-religieuse-oui-mais-laquelle/

https://meditationesdeprimaphilosophia.wordpress.com/2015/09/15/brunschvicgraisonreligion-je-serai-au-milieu-de-vous/

Remarquons pour finir que cet “homme universel et éternel” de Pascal (ou “inniversel et internel” selon nos conventions terminologiques) qui apprend sans cesse plus des générations précédentes permet d’échapper à la malédiction du chapitre 1 de l’Ecclésiaste qui vise le plan vital:

https://bible.catholique.org/l-ecclesiaste-qohelet/4504-chapitre-1

“Paroles de l’Écclésiaste, fils de David, roi dans Jérusalem.
2 .Vanité des vanités! dit l’Écclésiaste, vanité des vanités, tout est vanité.
3 .Quel avantage revient-il à l’homme de toute la peine qu’il se donne sous le soleil?
4 .Une génération passe, une génération vient, et la terre subsiste toujours.
5 .Le soleil se lève, le soleil se couche, et il se hâte de retourner à sa demeure, d’où il se lève de nouveau.
6 .Allant vers le midi, tournant vers le nord, le vent se retourne encore, et reprend les mêmes circuits.
7 .Tous les fleuves vont à la mer, et la mer n’est point remplie; vers le lieu où ils se dirigent, ils continuent à aller.
8 .Toutes choses sont en travail, au-delà de ce qu’on peut dire; l’oeil n’est pas rassasié de voir, et l’oreille ne se lasse pas d’entendre.
9 .Ce qui a été, c’est ce qui sera, et ce qui s’est fait, c’est ce qui se fera; et il n’y a rien de nouveau sous le soleil.
10 .S’il est une chose dont on se dise: “Vois, c’est nouveau!”, cette chose a déjà existé dans les siècles qui nous ont précédés.
11 .On ne se souvient pas de ce qui est ancien, et ce qui arrivera dans la suite ne laissera pas de souvenir chez ceux qui vivront plus tard.
14 .J’ai examiné toutes les oeuvres qui se font sous le soleil: et voici, tout est vanité et poursuite du vent.
15 .Ce qui est courbé ne peut se redresser, et ce qui manque ne peut être compté.
16 .Je me suis dit en moi-même: voici que j’ai accumulé et amassé de la sagesse, plus que tous ceux qui ont été avant moi à Jérusalem, et mon coeur a possédé amplement sagesse et science.
17 .J’ai appliqué mon esprit à connaître la sagesse, et à connaître la sottise et la folie; j’ai compris que cela aussi est poursuite du vent.
18 .Car avec beaucoup de sagesse on a beaucoup de chagrin, et celui qui augmente sa science augmente sa douleur.”

Ce qui est “vanité des vanités ” et “poursuite du vent” (ou “affliction de l’esprit” si l’on regarde le texte hébreu de près) c’est le plan vital (qui est la “terre qui subsiste toujours” du texte, et qui est “sous le soleil” soleil qui est le plan spirituel et qui est interprété comme la Sephira Tipheret par les kabbalistes).

Mais l’homme inniversel et internel n’est il pas cet homme de la “suite des générations” (suite qui est l’Histoire, ou “vallée des ossements” de Hegel) mais transporté au ciel (ou dans le Soeil) c’est à dire au plan spirituel de l’internité du Verbe plutôt que de l’éternité-perpétuité de la raison d’entendement?

Cette interprétation permet une compréhension nouvelle des lignes extraordinaires terminant la “Phénoménologie de l’Esprit” de Hegel”

Leur conservation, sous l’aspect de leur être-là libre se manifestant dans la forme de la contingence, est l’histoire ; mais sous l’aspect de leur organisation conceptuelle, elle est la science du savoir phénoménal. Les deux aspects réunis, en d’autres termes l’histoire conçue, forment la récollection et le calvaire de l’esprit absolu, l’effectivité, la vérité et la certitude de son trône, sans lequel il serait la solitude sans vie ; et c’est seulement ”du calice de ce royaume des esprits que monte jusqu’à lui l’écume de sa propre infinité’

J’aimerais terminer cet article en insistant sur l’admiration que nous devons tous, si nous poursuivons sincèrement, à Pascal, qui oppose dans son Mémorial de 1654 le “dieu des philosophes et des savants” au ” Dieu de l’évangile”, même si ici je choisis sous l’influence de Brunschvicg le “dieu des philosophes”.. Brunschvicg qui admirait lui même profondément Pascal et a consacré une bonne partie de son temps à l’édition érudite des Œuvres complètes de Pascal:

http://www.samizdat.qc.ca/arts/lit/Pascal/Pensees_brunschvicg.pdf

Le texte du Mémorial de la soirée mystique de l’illumination du 23 novembre 1654, que Pascal a conservé jusqu’à sa mort cousu dans sa manche, est ici:

http://anecdonet.free.fr/iletaitunefoi/Dieu/M%E9morialdeBlaisePascal.html

L’an de grâce 1654, (à 31 ans).
Lundi, 23 novembre, jour de saint Clément, pape et martyr et autres au martyrologe,
Veille de saint Chrysogone, martyr, et autres.
Depuis environ 10 heures et demie du soir jusques environ minuit et demi,
Feu.
«Dieu d’Abraham, Dieu d’Isaac, Dieu de Jacob» non des philosophes et des savants

Certitude. Certitude. Sentiment. Joie. Paix.
Dieu de Jésus-Christ.
Deum meum et Deum vestrum (mon Dieu et votre Dieu)
«Ton Dieu sera mon Dieu»
Oubli du monde et de tout, hormis Dieu.
Il ne se trouve que parmi les voies enseignées dans l’Évangile.

Qui peut lire ces lignes admirables sans un tremblement et un bouleversement intérieurs?

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