Paul Jorion : ce n’est pas Dieu qui nous sauvera!

Lire sur son blog:

CE N’EST PAS DIEU QUI NOUS SAUVERA ! – (retranscription)

Paul Jorion, auteur d’un excellent livre qui explique la crise de 2008 mieux que “The Big short” , seulement y a pas la fille nue dans son bain, Margot je sais pas quoi , pour nous faire un cours d’économie:

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http://uk.complex.com/pop-culture/2015/12/margot-robbie-bubble-bath-scene-the-big-short

http://uk.complex.com/pop-culture/2015/02/things-you-didnt-know-about-margot-robbie/sports

Mais, si l’on admet comme moi que seules les Idées peuvent nous sauver et que Dieu est l’Idée de Dieu ne laissant aucune place au plan vital et à l’instinct , cf Brunschvicg:

https://leonbrunschvicg.wordpress.com/quelques-citations-eparses-de-brunschvicg-particulierement-eclairantes-voire-illuminatrices/

si les religions sont nées de l’homme, c’est à chaque instant qu’il lui faut échanger le Dieu de l’homo faber, le Dieu forgé par l’intelligence utilitaire, instrument vital, mensonge vital, tout au moins illusion systématique, pour le Dieu de l’homo sapiens, Dieu des philosophes et des savants, aperçu par la raison désintéressée, et dont aucune ombre ne peut venir qui se projette sur la joie de comprendre et d’aimer, qui menace d’en restreindre l’espérance et d’en limiter l’horizon.

alors il se pourrait bien que Jorion ait tort, et que faire en sorte que l’humanité rompe avec le dieu de l’homo Faber , dieu de l’Islam qui certes provient d’une mauvaise compréhension des fables de la Bible par les judéo-nazaréens (judéo-chrétiens):

https://horreurislamique.wordpress.com/lislam-et-le-coran-sont-le-resultat-dune-manipulation-et-dune-imposture-que-revele-la-recherche-moderne-en-islamologie/

Sauve l’humanité en lui permettant de former l’Idée correcte de Dieu , Idée de Perfection Absolue qui permet d’orienter le plan spirituel, monde des idées.

Mais plongeons nous de nouveau dans ce texte de Rudolf Steiner en 1886:
“La Nature et nos idéaux” à partir de la page 8 de ce fichier pdf :

http://www.editions-triades.com/IMG/pdf/morale_liberte.pdf

Certes ils sont révolus, ces temps où un optimisme facile et insipide, qui consiste à croire en notre filiation divine, détournait l’homme de cette fracture entre nature et esprit

Fracture qui est ce que nous appelons ici Ouvert, ou Fente…Saint Graal, MATRIX

“Nos idéaux ne sont plus assez insipides pour que nous nous satisfassions de cette réalité souvent si creuse et inconsistante. pourtant je ne puis croire qu’il n’existe aucune réponse au pessimisme profond qui résulte de cette connaissance”
pessimisme qui n’est autre que celui du Vieux marin à la fin du poème de Coleridge, apres qu’il se soit détourné des noces et de la Maison du marié, c’est à dire du plan vital des générations successives:

https://principiatoposophica.wordpress.com/traduction-par-maxence-caron-du-dit-du-vieux-marin-de-coleridge/

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https://meditationesdeprimaphilosophia.wordpress.com/2015/07/20/premiere-partie-du-dit-du-vieux-marin-de-coleridge-2/

https://meditationesdeprimaphilosophia.wordpress.com/2015/07/20/derniere-partie-du-dit-du-vieux-marin-de-samuel-taylor-coleridge/

Et maintenant me voilà dans mon propre pays, sur la terre ferme. L’ermite sortit du canot ; à peine pouvait-il se tenir sur ses jambes.

« Oh ! confesse-moi, confesse-moi, saint homme ! lui dis-je. L’ermite se signa. – Dis vite !… répondit-il, je l’ordonne, dis vite quelle espèce d’homme tu es ? »

Au même instant mon être fut tourmenté par une douloureuse agonie qui me força de commencer mon histoire. Quand je l’eus terminée, je sentis mon coeur déchargé d’un grand poids.

Depuis, à une heure incertaine, cette agonie me reprend, et jusqu’à ce que mon affreuse histoire soit dite, le coeur me brûle intérieurement.

Je passe, comme la nuit, de terre en terre : j’ai une étrange puissance de parole. Du moment que j’ai vu sa figure, je sais l’homme qui doit m’écouter, et je lui apprends mon histoire.

Mais quel vacarme sort de cette porte ? Tous les gens de la noce sont là. Sous la treille du jardin, la mariée et les compagnes de la mariée chantent. Silence ! la petite cloche du soir m’ordonne de prier.

Ô garçon de noce ! cette âme a été seule sur la vaste, la vaste mer, et cette mer était si solitaire que c’est à peine si Dieu lui-même semblait y être.

Ah ! s’il est doux d’être d’une fête de mariage, il est encore plus doux pour moi d’aller à l’église en bonne compagnie !

D’aller à l’église en compagnie et d’y prier en compagnie, au milieu de gens qui s’inclinent devant le Père : suprêmes vieillards, enfants, bons amis, gais jeunes gens et joyeuses jeunes filles !

Adieu, adieu ! mais je te dis ceci, garçon de noce ! il prie bien, celui qui aime bien tout à la fois hommes, oiseaux et bêtes.

Il prie le mieux, celui qui aime le mieux toutes choses, grandes et petites, car le cher Dieu, qui nous aime, les fit toutes et les aime toutes.

Sur ce, le marin à l’oeil brillant et à la barbe blanchie par l’âge s’éloigne. Le garçon de noce quitte à son tour la porte du marié.

Il s’en alla comme un homme étourdi et qui a perdu le sens. Le lendemain matin, il se leva plus triste, mais plus sage.

Traduiction : Auguste Barbier, 1877.

Mais revenons au texte de Steiner, non sans avoir jeté un œil à cette “brunschvicgisation” du poème de Coleridge , un des plus grands poèmes de tous les temps :

https://mathesisuniversalis.wordpress.com/2015/05/27/brunschvicgraisonreligion-exemple-4-des-opositions-fondamentales-le-dit-du-vieux-marin-de-coleridge/

J’étais récemment à un mariage en Angleterre et devant faire un discours (en anglais ) en tant que père de la Mariée j’ai dit à cette honorable assemblée de personnes ayant pour langue maternelle l’anglais combien il avaient de chance de pouvoir lire dans la version originale des géants de l’Esprit comme Shakespeare et Coleridge ou Milton. L’article présent ici sur Shakespeare et “the stuff dreams are made on” représente à peu près intégralement cette contribution de ma part aux relations cordiales franco-britanniques, et vous pouvez me croire si je vous dis que je n’ai pas une seule fois prononcé le mot “Brexit”, et , bien sûr, je ne me suis pas étendu plus que cela sur la fin de “Rime of the ancient Mariner”

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2016/05/22/nous-sommes-letoffe-dont-sont-faits-les-reves/

Revenons , donc à Rudolf Steiner 1886 “la nature et nos idéaux”

http://www.editions-triades.com/IMG/pdf/morale_liberte.pdf

“Cette réponse, je la trouve quand je me tourne vers notre monde intérieur, quand je m’approche de l’essence de notre monde idéal. C’est un monde clos, parfait en soi, auquel la réalité transitoire des choses extérieures ne peut rien apporter ni enlever”

Et plus loin , un passage très important qui explique pourquoi “la physique mathématique est un changement dans l’axe de la vie religieuse” (Brunschvicg)
La physique mathématique et non une prétendue “science goethéenne” d’ailleurs Marie Anne Cochet qui est la meilleure commentatrice de Brunschvicg nous prévient sur Goethe (que j’admire tout autant que Shakespeare ou Milton):

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/marie-anne-cochet-ce-quest-la-conversion-veritable

“S’il (Goethe) n’atteint pas l’intellection des rapports purifiés d’images, c’est qu’il est poète avant tout et que le poète ne peut s’évader du monde des images qui est le royaume de l’enfance humaine.

Religion, art, poésie sont les premiers modes de la pensée s’évadant de l’animalité. La science est le stade le plus tardif dans la chronologie des civilisations; c’est un stade que toutes n’atteignent pas, et auquel l’art et la religion s’opposent le plus souvent parce que la sensibilité fixée aux images rejoint difficilement la pure sensibilité intellectuelle attachée aux rapports sans représentation sensible. Cette conversion de la sensibilité est une des étapes qu’il faut franchir pour convertir la conscience sensible en conscience intellectuelle.”

Mais revenons à “La nature et nos idéaux” de Steiner:
“Nous devrions pourtant finir par admettre qu’un être qui se connaît lui même ne peut qu’être libre! Quand nous recherchons les lois éternelles de la Nature, nous dégageons d’elle la substance qui est à la base de ses manifestations .Nous voyons le tissu étroit des lois régner sur les choses et cela produit la nécessité. Nous avons par notre acte de connaissance le pouvoir de dégager des objets naturels leurs lois intrinsèques et nous devrions cependant etre les esclaves dociles de ces lois? Les objets naturels ne sont pas libres parce qu’ils ne connaissent rien des lois, parce qu’ils sont régis par elles sans rien en savoir.Mais qui donc pourrait nous les imposer, dès lors que nous les pénétrons spirituellement ? Un etre connaissant ne peut qu’être libre, il convertit les lois en idéaux, puis se les donne comme lois propres.
Nous devrions finir par admettre que ce Dieu, qu’une humanité qui appartient au passé imaginait au dessus des nuages , réside dans notre cœur et notre esprit. Dans un complet dépouillement de soi, il s’est totalement déversé dans l’humanité. Il n’a rien conservé qu’il puisse encore vouloir pour lui même car il voulait une descendance qui regne librement sur elle même. Il s’est répandu dans le monde. La volonté des hommes est sa volonté, les buts des hommes sont ses buts”

Oui mais quels hommes ? Réponse : ceux qui voient correctement les Idées dans le plan spirituel, parce qu’alors ils sont “comme Un” , “uns-en-Un”

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