Jean Vladimir Térémetz veut libérer l’humanité et la science des mathématiques

Son ouvrage fondamental est ici :

http://jean.teremetz.free.fr/2_CE-QU-EST-L-UNIVERS.pdf

ses objections à la physique mathématique sont résumées ici :

Libérés des mathématiques, savoir enfin ce qu’est réellement, concrètement l’univers et comment il fonctionne

“les mathématiques, ces abstraits outils, nous sont utiles pour contrer, circonvenir et manipuler cet univers le moins péniblement possible; pour comprendre, pour voir, ce qu’est réellement, con- crètement ce dernier, qui n’est en rien abstrait, ils ne nous sont pas inutiles, ils nous sont nuisibles, faisant de nous des aveugles.”

Il ne nie donc pas (comment cela serait il possible?)la puissance de manipulation sur le réel que donne à l’humanité (ou plutôt aux armées occidentales) la physique mathématique moderne , il la lui reproche.
C’est la critique classiquement adressée à Descartes ( eurocentrisme, catholique, anti-écolo) par toutes les belles âmes, s’appuyant sur le passage célèbre du “Discours de la méthode” sur la science qui doit nous rendre “maîtres et possesseurs de la Nature”. Il est donc très important d’expliquer ces lignes pour empêcher que ces critiques ne ramènent les consciences “de gauche” avant la ligne de partage des Temps, frontière entre les deux mentalités et les deux plans : mentalité réaliste et primitive, celle d’avant la ligne, celle de DAESH et de l’islam, et mentalité idéaliste, privilégiant le plan des l’Idée sur le plan vital.

Quant à l’objection de l’abstraction:

“Ainsi aujourd’hui, complètement perdus dans abstractions, fictions, aberrations mathématiques, on croit en l’existence de “photons”, qui n’existent pas, et l’on ignore toujours ce qu’est la lumière; on croit en l’existence de “gravitons”, qui n’existent pas, et l’on ignore toujours ce qu’est la gravi- tation; on croit en l’existence d’“électrons”, qui n’existent pas, et l’on ignore toujours ce qu’est l’électricité; on croit avoir à faire à “Effet Doppler” alors que l’on n’a à faire qu’à altérations de rayonnements et que bien évidemment il n’y a jamais eu d’autres “Big Bang” que “A” ou “H”, d’autre “Expansion” que l’ignorance de certaines tête”

Descartes y avait déjà “répondu ” dans le “Traité du monde” (ce sera l’objet d’un prochain article)

Non, les principales “entités” de la physique moderne n’existent pas comme “cette chaise” ou “cet arbre” dans l’espace extérieur commun de la vie quotidienne, mais dans des “espaces abstraits”

Mais le principal n’est pas là: il est que nous refusons de limiter la Mathesis à un calcul, comme le suggère ceci :

“Elles ne manquèrent pourtant pas de mises en garde, telle celle de Jean d’Alembert par exemple, au XVIIIe siècle : “Trouver d’abord les Principes et y appliquer ensuite le calcul, voilà deux démarches qu’il ne faut pas intervertir. Et les mathématiciens modernes n’ont pas été assez attentifs sur ce point. C’est le désir de faire usage du calcul qui les dirige dans la recherche des Principes, alors qu’ils devraient d’abord chercher les Principes pour eux-mêmes sans chercher d’avance à les plier de force au calcul. Les mathématiques, qui ne doivent qu’obéir à la Physique, lui commandent !…..

…Et huit ans plus tard, ne cherchant finalement plus même à plier de force les Principes au calcul, mais se désintéressant carrément des Principes pour ne plus s’intéresser qu’au calcul, ces mathématiciens se mirent définitivement dans l’incapacité de découvrir ce qu’était cet univers.”
C’était déjà la critique de René Guénon : la science occidentale n’a pas de principes.

La mathématique n’est pas (seulement) une technique,(ce qu’elle était pour les orientaux), un calcul, mais une Pensée.

J’entrais ceci du “Manifeste pour l’autonomie” d’André Simha (page 19):

” c’est dans le dynamisme critique de la Mathesis que le philosophe peut le mieux discerner la nature et l’activité de l’esprit même, dont la vie résiste à la fixation dans le carcan des concepts:l’esprit c’est ce qui ne cesse de s’opposer à la tyrannie de la formule et de la lettre.C’est ici que la vraie liberté, qui n’est pas dans un mystérieux arbitraire de la volonté, mais dans l’activité qui crée à partir de ses propres résultats, et contre eux, brille de tout son éclat”

ou page 15:

“Par la rupture qu’elle prétend imposer au lien intérieur qui nous fait participer à la vie spirituelle, la notion de transcendance est régressive. Elle introduit dans l’expérience spirituelle les préjugés, matérialistes et réalistes, de la pensée pré scientifique. Préjugés dont la Mathesis nous a appris à nous délivrer, en faisant apparaître dans l’idée qui se construit, dans cet acte même de penser, la norme de vérité, indépendamment de toute attestation externe. Avec l’universalisation de la Mathesis dans la science moderne, à partir de Descartes,la puissance du jugement humain se découvre autonome et illimitée. Le spinozisme accomplira de façon radicale , c’est à dire sans les réserves que la conscience de finitude et l’appel à la transcendance imposaient encore au cartésianisme , cette mutation de la conscience occidentale qui la libère de toute autorité externe, de toute hétéronomie, et lui donne le sens de sa propre infinitude, celle d’un progrès intellectuel indéfini.”

Je rappelle ici ce texte capital du commentaire par Spinoza des “principes de la philosophie” de Descartes:

https://horreurislamique.wordpress.com/2012/03/27/un-texte-capital-de-spinoza-sur-les-principes-de-la-philosophie-de-descartes/

où les préjugés de la finitude et de la transcendance, germes empoisonnés du plan vital qui demeuraient dans le cartésianisme, sont définitivement et radicalement éliminés. La voie vers le plan spirituel est libre pour Brunschvicg 250 ans plus tard…et la ligne de démarcation des Temps est définitivement établie:

https://lhommeoccidental.wordpress.com/la-ligne-de-demarcation-des-temps-2/

Toute tentative d’en finir avec la Mathesis ramènerait la masse des consciences en arrière de cette ligne , en ces temps où une pomme tombant de l’arbre sur la tête d’un rêveur n’était qu’un choc sensible et douloureux comme les autres, d’où ne pouvait sortir aucune théorie universelle de la gravitation

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