Cette nouvelle science “internelle” cherchée ici, ne serait ce pas la TGD de Matti Pitkanen ?

J’ai écrit pour l’instant deux articles sur cette “nouvelle science” (pure spéculation de ma part pour l’instant) “internelle” , analogue pour le plan des “Idées” à ce qu’est la physique (moderne, mathématique, pas la physique aristotélicienne “physique métaphysique qui était un tissu de dissertations abstraites et chimériques autour des croyances primitives”)pour le plan vital:

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2016/08/06/une-science-de-lesprit/

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2016/08/22/premiere-pierre-pour-une-nouvelle-science-internelle-mathesis-universalis-lidee-de-lun/

auxquels on pourra ajouter celui ci :

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2016/08/25/la-metacategorie-cat-de-toutes-les-categories-comme-modele-mathematique-du-monde-des-idees-de-platon/

Ce qui est recherché ainsi c’est un deuxième “déplacement dans l’axe de la vie religieuse” , déplacement dont notre époque nous semble avoir un besoin urgent, déplacement ou changement d’axe analogue à celui dont parle Brunschvicg à propos de l’émergence de la science moderne au 17 éme siecle européen, émergence permise par le retour à la spiritualité pure de Platon opéré par Descartes , après les siècles de ténèbres aristotéliciennes caractérisant la philosophie judéo-arabe aussi bien que la scolastique européenne et l’averroisme latin au Moyen Âge thomiste :

https://leonbrunschvicg.wordpress.com/quelques-citations-eparses-de-brunschvicg-particulierement-eclairantes-voire-illuminatrices/

Le fait décisif de l’histoire, ce serait donc, à nos yeux, le déplacement dans l’axe de la vie religieuse au XVIIe siècle, lorsque la physique mathématique, susceptible d’une vérification sans cesse plus scrupuleuse et plus heureuse, a remplacé une physique métaphysique qui était un tissu de dissertations abstraites et chimériques autour des croyances primitives.L’intelligence du spirituel à laquelle la discipline probe et stricte de l’analyse élève la philosophie, ne permet plus, désormais, l’imagination du surnaturel qui soutenait les dogmes formulés à partir d’un réalisme de la matière ou de la vie. L’hypothèse d’une transcendance spirituelle est manifestement contradictoire dans les termes ; le Dieu des êtres raisonnables ne saurait être, quelque part au delà de l’espace terrestre ou visible, quelque chose qui se représente par analogie avec l’artisan humain ou le père de famille. Étranger à toute forme d’extériorité, c’est dans la conscience seulement qu’il se découvre comme la racine des valeurs que toutes les consciences reconnaissent également. »”

Matti Pitkanen est un physicien finlandais, fondateur de la TGD = “topological geometrodynamics”, qui apparaît dispersée en un grand nombre d’articles pour lesquels son blog joue un rôle d’observatoire centralisateur:

http://matpitka.blogspot.fr/2016/04/nmp-and-adelic-physics.html

et cette pensée attire quelques réactions acerbes, ainsi:

http://www.rationalskepticism.org/pseudoscience/topological-geometrodynamics-t9195.html

mais c’est aussi le cas de la théorie des cordes qui attire les foudres de Woit sous le qualificatif de “Not even wrong” (même pas fausse)ainsi que celles de Lee Smolin dans “Rien ne va plus en physique” :

http://www.wearealgerians.com/up/uploads/139910915883722.pdf

D’autre part le terme de “rational scepticisme” me pose problème, compte tenu de la citation de Brunschvicg qui inspire ce blog:

“Les trois propositions génératrices du scepticisme, de l’ immoralisme et de l’athéisme sont : le vrai est, le bien est, Dieu est”

Cet article d’un physicien semble une bonne introduction à la TGD:

http://prespacetime.com/index.php/pst/article/download/274/269

et caractérise les travaux de Pitkanen comme accordant une large prépondérance à la mathématique, donc au plan de l’Idée, ( ce qui est aussi le cas de la théorie des cordes) notamment la théorie des nombres et les nombres p-adiques qui viennent remplacer les réels.
Matti Pitkanen conçoit la physique, ou plutôt sa TGD, comme une théorie généralisée des nombres:

http://www.scienceoflife.nl/html/physics_as_generalized_number_theory.html

http://www.rxiv.org/pdf/0908.0018v1.pdf

http://www.tgdtheory.fi/public_html/tgdnumber/tgdnumber.html

Volovitch lui voit la théorie des nombres comme “ultimate physical theory”

http://empslocal.ex.ac.uk/people/staff/mrwatkin/zeta/volovich1.pdf

Le terme de “géométrodynamique” apparaît chez Einstein où il désigne la relativité générale :

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Géométrodynamique

Là aussi cela consiste en un platonisme donnant la prépondérance à la géométrie: “Dieu géométrise toujours”

Le terme signifie “dynamique de la géométrie”:

https://ncatlab.org/nlab/show/geometrodynamics

“The term geometrodynamics has been coined, or at least promoted, by John Wheeler as a description for the dynamics of gravity according to general relativity. Since the field of gravity is entirely encoded in the spacetime metric geometry, there is some justification for thinking of the dynamics of the gravitational field as being “the dynamics of geometry” itself. Hence the term.

More specifically the term geometrodynamics is associated with Wheeler’s speculation that all of physics might fundamentally be described by configurations of gravity coupled to other fields, notably the field of electromagnetism, but without any matter: one can see that certain spacetimes without any matter content but with certain nontrivial topology may locally effectively look as if they contained massive and possibly charged bodies.”

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