Matti Pitkanen : ADN et mécanique quantique, une nouvelle cosmologie du vivant

17UNE CONSTELLATION
18
19froide d’oubli et de désuétude
20pas tant
21qu’elle n’énumère

22sur quelque surface vacante et supérieure
23le heurt successif
24sidéralement
25d’un compte total en formation

L’article de Laurent Coureau sur les travaux de Matti Pitkanen est ici :

http://laspirale.org/texte-293-matti-pitkanen-adn-mecanique-quantique-une-nouvelle-cosmologie-du-vivant.html

Je m’intéresse juste aujourd’hui à la partie portant sur la théorie des nombres , notamment sur les nombres p-adiques et leur application en physique. Il en parle aussi ici en associant la “physique p-adique” à la physique de la cognition:

http://vixra.org/pdf/1006.0036v2.pdf

Voir surtout les paragraphes 2.5 et 2.6 à partir de la page 11: la vie et sa rareté caractérisée par un tres faible probabilité est comparée à la situation des nombres rationnels ou algébriques comme îles dans les océans que sont les nombres réels ou p-adiques. La matière vivante est, comme les nombres rationnels, à l’intersection des “mondes” réels et p-adiques et tout ce qui est de nature “mentale” (cognitions, intentions,…) à pour représentation géométrique des “feuilles d’espace -temps” de nature p-adique.
Dans l’interview en francais Pitkanen confirme la primauté de la mathématique dans ses travaux, comme le disait l’article dont j’avais donné le lien la dernière fois:

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2016/09/10/cette-nouvelle-science-internelle-cherchee-ici-ne-serait-ce-pas-la-tgd-de-matti-pitkanen/

http://prespacetime.com/index.php/pst/article/download/274/269

Matti dit ainsi :

Je dois admettre qu’à ce niveau de techniques calculationnelles, la TGD est encore distancée par des théories telles que celle des cordes. Le plus gros de mon travail relève encore de la conceptualisation mathématique.”

C’est aussi d’ailleurs le reproche fait à la théorie des cordes par des physiciens comme Woit ou Smolin (ce dernier préférant la “gravité quantique à boucles”), le reproche de n’être même pas fausse (not even wrong) :

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Même_pas_faux

http://th1.ihep.su/~soloviev/book.pdf

http://www.math.columbia.edu/~woit/rutgers.pdf

Le blog de Woit:

http://www.math.columbia.edu/~woit/wordpress/

Et la “nouvelle science internelle” cherchée ici, quel rapport avec tout cela ? Quel pourraient être ses expériences, son laboratoire? Quelqu’un a dit quelque part de Brunschvicg que son laboratoire est l’histoire de la philosophie . Je crois que c’est Martial Guéroult qui dit cela… Si la science internelle doit porter sur les idées, de même que la physique sur les particules, alors son laboratoire doit être un laboratoire d’idées. Et que sont les Nombres, sinon des idées ? C’est en ce sens que la TGD de Pitkanen est intéressante pour moi et mes projets, outre le fait que c’est un fantastique survol de toutes les mathématiques , même la théorie des catégories est abordée et pas qu’un peu. La science internelle cherchée ici pourrait être un élargissement de la théorie des nombres, prenant exemple aussi sur l’autre ouvrage fondamental de Léon Brunschvicg :”Les étapes de la philosophie mathématique”, celui qu’on associe spontanément à ce philosophe :

https://archive.org/details/lestapesdelaph00brun

http://quod.lib.umich.edu/cgi/t/text/text-idx?c=umhistmath;idno=AAN8827

Mais qu’est ce que je veux dire en parlant d’une “science”? Il s’agit pour moi de mettre à distance le plan vital et ses armes de destruction massive de tout ce qui est idéal (c’est à dire de l’ordre de l’Idée), les instincts, et surtout, encore pire, le sentiments et les mots et actes de langage qui sont le cache sexe des instincts . C’est ainsi que les nobles sentiments “humanitaires”, “nos valeurs”ne sont que des instincts avançant masqués. C’est la raison pour laquelle la forme mathématique est absolument nécessaire à la science. Mais il y a autre chose dans ce qui est couramment considéré comme “sciences” : il s’agit d’une entreprise collective, où l’intersubjectivité tient une place prépondérante (ce qui l’oppose à la politique, où c’est la fraude , la tricherie sur les mots qui tient le rôle prépondérant . En science, cela est évité justement grâce à la forme logico-mathématique (ce qui n’est pas toujours le cas, hélas, en philosophie) . Par contre la science internelle ne peut pas être une entreprise collective, mis à part tous les emprunts que je fais aux travaux divers de philosophes, de physiciens et de mathématiciens. Je mesure l’Abime qui se creuse ici sous mes pas et les immenses dangers qui guettent ce projet, mais je me suis trop avancé maintenant : je ne peux pas y renoncer, sous peine de risquer un prompt suicide, ou pire encore, car je l’avoue cette idée est maintenant ce qui donne du sens à ma modeste vie, et quoi d’autre le pourrait?

Oui, ce que l’on pense nous forme et nous transforme, je le vois avec évidence, car depuis que j’agite ces pensées et que j’effectue les différents travaux nécessaires au projet (à savoir surtout des mathématiques, toute la journée) tout le reste, tous les autres aspects de l’existence, a perdu son “sel” , y compris le sexe et l’amour. “Ô toi malheureux, à qui la vérité , en ses premières vagues, n’apporte que des épaves” c’est ainsi que Melville commence un de ses livres ,”Pierre ou les ambiguïtés ” il me semble, et combien je comprends maintenant ce qu’il voulait dire…que ceux qui commencent à se dégager du plan vital connaissent des difficultés terribles et une dépression assez grave. C’est aussi ce que Wittgenstein veut dire il me semble avec son aphorisme 6.521

http://www.kfs.org/jonathan/witt/t6521en.html

“La solution au problème de la vie se perçoit à la disparition de ce problème (n’est ce pas la raison pour laquelle ceux pour qui le sens de la vie est (re)devenu clair apres une période de doute et de dépression prolongée n’ont jamais pu dire clairement ce qu’était ce sens”

Et pour cause! Ils se méfient maintenant des mots car ils savent qu’ils sont truqués, minés, ce dont pas mal de monde commence à s’apercevoir de nos jours à cause du scandaleux comportement des merdias, hommes de religion, de politique et “intellectuels” . Mais au fait le moyen le plus court de faire disparaître le problème de la vie n’est il pas de mettre fin à la vie elle meme ? Schopenhauer a je crois la réponse…
Bref revenons à notre cher Matti :

L’élaboration d’une théorie quantique axée sur cette idée m’a mené à voir la physique quantique comme une géométrie basée sur une infinité de dimensions. Cela implique une généralisation du programme d’Einstein sur la géométrisation de la physique classique à l’aune d’une géométrie spatio-temporelle à quatre dimensions. La géométrie de cet espace au nombre infini de dimensions, constitué par ces surfaces spatio-temporelles devrait exister pour ainsi nous procurer une géométrisation de la physique quantique.

La seconde idée-clé, liée aux résultats mathématiques inhérents à l’espace des boucles fermées (ou cordes fermées), était que l’existence d’une géométrie au nombre infini de dimensions pourrait être complètement unique, à la condition sine qua non qu’elle existe mathématiquement. La physique serait alors unique comme les champs de nombres classiques le sont. Des symétries énormes qui étireraient les symétries déjà énormes responsables des miracles mathématiques auxquelles on doit les modèles de super cordes pourraient donner corps à cette existence mathématique recherchée.

03. Plus tard, d’autres généralisations de la structure basique ont émergé et ont donné de l’essor à la généralisation de la TGD pour aboutir à une autre vision de la physique : la physique basée sur une théorie généralisée des nombres.

Les géométries avec une infinité de dimensions sont courantes aujourd’hui dans la statistique non paramétrique, de même que les variétés’ différentielles à nombre fini de dimensions (statistical manifolds) dans la statistique paramétrique:

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Test_(statistique)

https://en.m.wikipedia.org/wiki/Statistical_manifold

Les notions de nombres dont on a parlé ici réclament un sommaire rappel : nombres entiers, entiers relatifs (Z) ,Q: nombres rationnels (fractions) , nombres réels R, nombres p-adiques… On n’abordera pas pour l’instant les nombres surréels , chers à Badiou.
Mais comme cet article est déjà long et embrouille, il vaut mieux réserver cette auguste “matière” à un prochain article. Rien ne saurait plus me réjouir: les nombres sont mon premier Grand Amour, ils m’ont donné mes plus grandes joies, c’est pourquoi je vois rouge quand des religieux (généralement musulmans) ou des adeptes de l’occulte se servent des nombres et de coïncidences bizarres pour donner de l’autorité à leur propagande inepte : qui supporterait de voir son premier Grand Amour traitée de prostituée, à la disposition de tristes personnages aux intentions douteuses ?

Depuis l’époque de Galois les nombres sont intimement liés aux structures algébriques : groupes, anneaux, corps et donc aux espèces de structures, aux catégories. Il n’y aura donc pas de changement significatif dans la forme mathématique de ce blog

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