La “solution finale” et la consommation du Mal

Ce texte de François Laruelle:

http://www.onphi.net/lettre-laruelle-la—solution-finale—et-la-consommation-du-mal-13.html

est intéressant parce qu’il n’en reste pas, comme c’est souvent le cas, aux divers “devoirs” (de mémoire, etc..) qu’il remplace par le devoir de penser ..ce qui est prétendu impensable..c’est au cœur de la philosophie qu’il entend “porter le fer” , le cœur radio-actif de la philosophie, “c’est-à-dire dans cette fascination par la transcendance quelle qu’elle soit”.
Mais ici se situe un risque de méprise et de confusion, lorsqu’il continue “Autant l’avouer sans détour, pas de philosophie qui ne se présente comme la « solution finale » des problèmes, de tous et donc aussi de celui qui fut nommé métaphysiquement ainsi dans l’Histoire. Peu de philosophies contemporaines non plus qui, averties, n’essaient de s’arracher au caractère inquiétant que véhiculent toutes les idéologies de la « fin » et des « fins ».”

Car la “Science internelle” que nous méditons ici se présente aussi comme “fin de la philosophie, comme de la Science” , en tant que “solution finale”, mais seulement des problèmes universels:

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Problème_universel

http://www.les-mathematiques.net/phorum/read.php?2,158373

https://mathesisuniversalis2.wordpress.com/1lagrange-probleme-universel-wronski/

https://meditationesdeprimaphilosophia.wordpress.com/2015/12/05/lidee-de-probleme-universel-un-important-promontoire-pour-une-vision-de-lunite-de-la-mathesis/

Une “solution finale” étant un objet terminal dans la catégorie des solutions à un problème universel, ce qui nous mène à la notion cruciale d’adjonction de foncteurs:

https://en.m.wikipedia.org/wiki/Adjoint_functors

It can be said that an adjoint functor is a way of giving the most efficient solution to some problem via a method which is formulaic. For example, an elementary problem in ring theory is how to turn a rng (which is like a ring that might not have a multiplicative identity) into a ring. The most efficient way is to adjoin an element ‘1’ to the rng, adjoin all (and only) the elements which are necessary for satisfying the ring axioms (e.g. r+1 for each r in the ring), and impose no relations in the newly formed ring that are not forced by axioms. Moreover, this construction is formulaic in the sense that it works in essentially the same way for any rng.

This is rather vague, though suggestive, and can be made precise in the language of category theory: a construction is most efficient if it satisfies a universal property, and is formulaic if it defines a functor. Universal properties come in two types: initial properties and terminal properties. Since these are dual (opposite) notions, it is only necessary to discuss one of them.

The idea of using an initial property is to set up the problem in terms of some auxiliary category E, and then identify that what we want is to find an initial object of E. This has an advantage that the optimization — the sense that we are finding the most efficient solution — means something rigorous and is recognisable, rather like the attainment of a supremum. The category E is also formulaic in this construction, since it is always the category of elements of the functor to which one is constructing an adjoint. In fact, this latter category is precisely the comma category over the functor in question.

Un long travail a été effectué dans d’autres blogs sur cette notion, voir:

https://meditationesdeprimaphilosophia.wordpress.com/2015/07/06/une-notion-fondamentale-ladjonction/

https://mathesisuniversalis2.wordpress.com/tag/adjonction/

https://meditationesdeprimaphilosophia.wordpress.com/tag/adjonction/

Dans l’excellent et récent film “Hannah Arendt” que l’on peut voir ici en vf:

https://m.ok.ru/video/33094175337

Hannah fait scandale aux USA en parlant , de retour du Jérusalem, où elle avait couvert le procès Eichmann, de “banalité du Mal” à propos du criminel, petit bureaucrate insignifiant qui se réfugie derrière l’obéissance aux ordres. Elle va jusqu’à dire que “cet homme est incapable de penser”.

C’est exactement là la vérité sur la “solution finale” qui n’a pu être “conçue”
Et mise en œuvre que par des gens qui ne pensaient pas ce qu’ils faisaient, des gen incapables de toute réflexion. Dans la terminologie utilisée ici, la “solution finale” ou sa réalisation (plutôt qu’idée ou pensée) ne peut naître que lorsque toute pensée, c’est à dire toute pensée du plan internel de l’Idée, est absente. Or c’est exactement cela le visage du Mal, lorsque le plan vital-ontologique occupe tout le Réel:

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2016/04/08/quest-ce-que-le-nazisme/

Mais un danger encore plus grave, si je puis dire, se produit lorsqu’une fausse compréhension du plan internel est donnée par déchéance ontologique (en Étant Suprême) de l’Idée de Dieu, dans les religions:

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2016/12/21/scienceinternelle-4-au-fait-et-dieu-dans-tout-ca/

N’oublions jamais que le principal combat de la “Science internelle” se situe là , dans la mise au clair du Visage du Mal, qui est la Transcendance.

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