D’où sort la “nouvelle vague” (et la déconstruction)? Du lettrisme!!!

Sur le lettrisme, né en 1945 avec l’arrivée en France de son fondateur Isidore ISOU (Isidore Goldstein):

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Lettrisme

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Isidore_Isou

On retiendra l’appréciation de Georges Bataille:

“« La vie du jeune Isou est celle de tout adolescent pourri de littérature (et d’innombrables connaissances), mais projeté à travers le monde par une impudence qui bouscule — et veut bousculer : Isou est infiniment grossier, sans mœurs et sans raison. » ”

Serge Moscovici , qui arriva clandestinement à Paris en 1945 en compagnie d’Isou, a suivi une Voie différente, celle de la sociologie et de la psychologie sociale (influencé par Jean Piaget et Lucien Levy-Bruhl donc indirectement par Léon Brunschvicg) :il est le père de Pierre Moscovici:

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Serge_Moscovici

Les films de 1951-1952 issus du lettrisme:

1 Traité de bave et d’éternité par Isidore Isou

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Traité_de_bave_et_d%27éternité

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Jamais je n’accepterai leur amour, leur bien et leur Mal, car ils m’offrent ce qui existe, et ce qui existe est mauvais car mortel ” (Isidore Isou, “traité de bave et d’éternité”

2 l’Anticoncept de Gil J Wolman :

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Gil_Joseph_Wolman

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/L%27Anticoncept

Partie 1:

Partie 2 (un seul personnage :l’écran blanc)

Une version remastérisée du film, nettement mieux intégrée dans le circuit mondialisé démocratique et commercial, est sortie en 2010:

3 Hurlements en faveur de Sade de Guy Ernest Debord, né en 1931, célèbre alcoolique fort peu anonyme qui s’est suicidé en 1994 , à cause du déclin de sa santé (polynévrite alcoolique):

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Guy_Debord

“Hurlements en faveur de Sade” est le premier film de Guy Debord, en 1952:

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Hurlements_en_faveur_de_Sade

La première présentation du film (30 juin 1952 au ciné club d’avant-garde du Musée de l’Homme à Paris) provoque scandale et indignations. Elle est interrompue dès les premières minutes par une bagarre générale, et ce n’est que le 13 octobre de cette même année qu’une projection intégrale du film est réalisée.

Voici le film dans sa durée totale (il y a de longues périodes d’écran blanc sans aucun son, mais je n’ai pas chronométré)

Raccourci (4minutes):

Compressé en 2009 (il y manque le charme des voix et des thèses de 1952):

Ainsi en 1952, à part ma naissance, il se passait quelque chose en France et en Europe , un, des événements (idée neuve en Europe)

Reste à résoudre le problème , pas seulement ni principalement policier, mais indiscutablement français (comme d’ailleurs l’assassinat du ministre Robert Boulin quelques années plus tôt):

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Robert_Boulin

le problème universel, donc, de l’assassinat du producteur-éditeur homme d’affaires Gérard Lebovici qui soutenait Debord financièrement, après Michèle Bernstein sa première épouse, lui permettant de vivre sans travailler en s’alcoolisant tout à son aise, sans avoir à subir les remarques désobligeantes et vulgaires d’un quelconque “petit personnel administratif”:

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Considérations_sur_l%27assassinat_de_Gérard_Lebovici

Ce siècle n’aime pas la vérité, la générosité, la grandeur. Il n’aimait donc pas Gérard Lebovici, qui attirait encore un peu plus l’envie haineuse par sa liberté d’esprit et sa culture. Il avait donc beaucoup d’ennemis; puisque « aussi longtemps que le monde renversé sera le monde réel » (Marx), les plus rares qualités passeront pour les pires défauts

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Gérard_Lebovici

Autres apports de Guy Debord :

“Ne travaillez jamais “

(inscription à la craie rue de Seine en 1953)

“Entre les divers procédés “situationnistes”, la dérive se présente comme une technique du passage hâtif à travers des ambiances variées. Le concept de dérive est indissolublement lié à la reconnaissance d’effets de nature psychogéographique, et à l’affirmation d’un comportement ludique-constructif, ce qui l’oppose en tous points aux notions classiques de voyage et de promenade”

“Il n’y a pas de film. Le cinéma est mort. Il ne peut plus y avoir de film. Passons, si vous voulez, au débat. »

(Hurlements en faveur de Sade, 1952)

En 1951-1952, selon les propres mots de Debord, « jamais… le champ de bataille n’avait été aussi vide[

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