Aragon chanté par Léo Ferré et Georges Brassens

Les poèmes de Louis Aragon :

http://www.poesie-francaise.fr/poemes-louis-aragon/

http://www.poesie-francaise.fr/louis-aragon/poeme-Il-n-y-a-pas-d-amour-heureux.php

Rien n’est jamais acquis à l’homme Ni sa force
Ni sa faiblesse ni son coeur Et quand il croit
Ouvrir ses bras son ombre est celle d’une croix
Et quand il croit serrer son bonheur il le broie
Sa vie est un étrange et douloureux divorce
Il n’y a pas d’amour heureux

Sa vie Elle ressemble à ces soldats sans armes
Qu’on avait habillés pour un autre destin
À quoi peut leur servir de se lever matin
Eux qu’on retrouve au soir désoeuvrés incertains
Dites ces mots Ma vie Et retenez vos larmes
Il n’y a pas d’amour heureux

Mon bel amour mon cher amour ma déchirure
Je te porte dans moi comme un oiseau blessé
Et ceux-là sans savoir nous regardent passer
Répétant après moi les mots que j’ai tressés
Et qui pour tes grands yeux tout aussitôt moururent
Il n’y a pas d’amour heureux

Le temps d’apprendre à vivre il est déjà trop tard
Que pleurent dans la nuit nos coeurs à l’unisson
Ce qu’il faut de malheur pour la moindre chanson
Ce qu’il faut de regrets pour payer un frisson
Ce qu’il faut de sanglots pour un air de guitare
Il n’y a pas d’amour heureux.

Qui est devenu une belle chanson de Brassens:

Dont on entend le début dans le film de Godard : ” A bout de souffle” (1959)

http://www.poesie-francaise.fr/louis-aragon/poeme-l-etrangere.php

http://www.eternels-eclairs.fr/poemes-aragon.php#L’Etrangère

Il existe près des écluses
Un bas quartier de bohémiens
Dont la belle jeunesse s’use
À démêler le tien du mien
En bande on s’y rend en voiture,
Ordinairement au mois d’août,
Ils disent la bonne aventure
Pour des piments et du vin doux

On passe la nuit claire à boire
On danse en frappant dans ses mains,
On n’a pas le temps de le croire
Il fait grand jour et c’est demain.
On revient d’une seule traite
Gais, sans un sou, vaguement gris,
Avec des fleurs plein les charrettes
Son destin dans la paume écrit.

J’ai pris la main d’une éphémère
Qui m’a suivi dans ma maison
Elle avait des yeux d’outremer
Elle en montrait la déraison.
Elle avait la marche légère
Et de longues jambes de faon,
J’aimais déjà les étrangères
Quand j’étais un petit enfant !

Celle-ci parla vite vite
De l’odeur des magnolias,
Sa robe tomba tout de suite
Quand ma hâte la délia.
En ce temps-là, j’étais crédule
Un mot m’était promission,
Et je prenais les campanules
Pour des fleurs de la passion

À chaque fois tout recommence
Toute musique me saisit,
Et la plus banale romance
M’est éternelle poésie
Nous avions joué de notre âme
Un long jour, une courte nuit,
Puis au matin : “Bonsoir madame”
L’amour s’achève avec la pluie.

Chanté par Léo Ferré :

https://m.youtube.com/watch?v=cz9eAaAKcfg

ou Yves Montand :

Une chanson dont certains vers rappellent ceux de Bernard Lavilliers en 1986:

https://m.youtube.com/watch?v=JZIEGuTuXZ

poème qui a fort peu à voir avec le film du même nom, avec Gérard Lanvin et André Dussollier, sorti vers 1980, même si le texte figure dans l’article:

https://leserpentvert.wordpress.com/2010/01/29/exterieur-nuit-a-vomir/

“Extérieur Nuit” dit l’extériorité du “monde” et la Nuit, ou l’obscurité, contraire de l’intelligibilité comme “lumière”, soit l’opposition du “monde” et du plan internel.

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