Jean-Pierre Melville, soldat de l’ ombre

http://www.lepoint.fr/culture/jean-pierre-melville-soldat-de-l-ombre-03-06-2016-2044048_3.php

Melville, de son vrai nom Jean Pierre Grumbach, avait pris part à la Résistance pendant la guerre (il était né en 1917)

La scène est tirée de “L’armée des ombres” (1969)

Son sens est le suivant : le Dieu des nazis est le plan vital, la Nature, c’est à dire la vie instinctive, animale, comme celui des musulmans actuellement, les héritiers du nazisme. Il s’agit de la vie machinale, “automatique”, non” rédimée” , ” rachetée” , éclairée par les Idées, les valeurs spirituelles universelles du plan internel-spirituel ( aucun rapport avec “nos valeurs” des islamocollabos contemporains, ces “belles âmes ” qui ne perdent pas une occasion de “faire la leçon” aux autres, aux ” fachos”)

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2016/04/08/quest-ce-que-le-nazisme/

Dans le film de Melville le SS (Un nazi idéologisé, pleinement conscient du sens du nazisme) accorde une mince chance aux prisonniers d’avoir la vie sauve (jusqu’à la prochaine exécution) en courant le plus vite qu’ils peuvent pour éviter les balles de la mitrailleuse. Il le fait pour affirmer sa religion’ son dieu, qui est le plan vital séparé abstraitement du plan internel (selon les Nazis, comme selon les “matérialistes”, le plan des Idées n’existe pas, c’est juste une imagination fumeuse d’intellectuels “juifs” ) Lino Ventura, qui joue un résistant “intellectuel” (de formation scientifique, un ingénieur des réseaux électriques) est pleinement conscient de l’enjeu religieux et décide de ne pas courir pour ne pas laisser la victoire au dieu des Nazis. Mais ses jambes le trahissent, en prenant la fuite pour..simplement vivre.

Il ne sait pas, pas plus que le SS, que ses amis profiteront de l’incident pour le faire évader.
À la fin du film, nous apprendrons qu’il est mort exécuté : “il décida ce jour là de ne pas courir…” et cette fois là ses jambes (son désir de vivre malgré tout) ne le trahiront pas.

La mort fait partie du plan vital, elle est inévitable. ( ” nous devons mourir parce que nous ne sommes pas adéquats à l’universel” Marx) La seule façon de vaincre la mort , le plan vital, est l’idéalisme philosophique, la reconnaissance, la certitude qu’il y a le plan internel des Idées au delà du plan vital, et que lui seul donne un sens à l’existence humaine.

Advertisements
This entry was posted in Cinéma, Cochet-Brunschvicg, DIEU, FRANCE 2017, France-bordel, Léon Brunschvicg, Merde in France, Ouvert : dualité plan vital-plan spirituel, Philosophie, Religions, Science-internelle and tagged . Bookmark the permalink.