Fichte : introductions berlinoises à la philosophie

Ces lignes, résumées, sont extraites de la présentation des “Introductions berlinoises de Fichte à la philosophie”:

https://books.google.fr/books?id=v38WAwAAQBAJ&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q&f=false

Léon Brunschvicg est appelé fréquemment le “Fichte Français” selon Jean Michel Le Lannou:

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2016/05/25/expose-de-jean-michel-le-lannou-sur-brunschvicg-la-puissance-de-lidee/

En tout cas , plus d’un siècle avant celle de Brunschvicg:

https://leonbrunschvicg.wordpress.com/2012/09/11/la-querelle-de-latheisme-de-brunschvicg/

Fichte avait écrit une “querelle de l’athéisme”:

https://books.google.fr/books?id=s6uzOaHFgN4C&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q&f=false

où il oppose au ” dieu des religions” qui n’est jamais que le dieu de l’instinct et de l’égoïsme vital le “dieu des philosophes et des savants”
Mais bien entendu, nous qui vivons cette angoissante périodes contemporaine du terrorisme, nous savons que la seule “religion” qui divinise l’instinct sanguinaire propre au plan vital est l’islam, le naziSSlam, et que christianisme comme judaïsme sont des messages de paix, de tolérance et d’amour.

Il y a une première philosophie de Fichte, une philosophie du Moi, qui a été mal comprise parce que l’on a confondu le Moi transcendantal avec le moi individuel.

“Sa philosophie du Moi le rendit immédiatement célèbre. Elle élaborait une construction dans laquelle tout l’ordre des choses, le monde, l’objectivité étaient à concevoir comme comme Non-Moi que le Moi oppose nécessairement à soi pour exister. Mais cet exposé qui fut celui de la première doctrine de la Science, fut radicalement mal compris : on crut que Fichte voulait dire que le moi individuel était créateur du Non-moi, que le Sujet était le producteur du monde, bref une sorte de nouveau Dieu. Or le Moi de Fichte n’était pas un Moi personnel mais Un Moi créateur Infini.”

Avec les versions suivantes de la “Doctrine de la science” la philosophie de Fichte devient une philosophie de l’Absolu: Fichte , dans sa tentative de lever l’ambiguïté du Moi, pris à tort pour le Moi empirique, posa à la place ce qui pour lui est le véritable fondement de l’être et du savoir : l’Absolu , dont on ne peut rien dire sinon qu’il est l’Absolu, et qu’il diffère entièrement tant du Moi que du monde des phénomènes. “Ainsi la philosophie de Fichte, après avoir été une philosophie du Moi, devint philosophie de l’Absolu et se déploya tantôt dans une démarche ascendante puis descendante, comme dans la Doctrine de la Science de 1804 où Fichte remontait depuis le donné empirique (l’opposition du sujet et de l’objet) vers le principe Absolu de celui ci, puis redescendait de l’Absolu vers le Moi et le monde des phénomènes “.

C’est dans la dernière “introduction à la doctrine de la Science” , celle de 1813 (Fichte est mort en 1814):

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Johann_Gottlieb_Fichte

que Fichte évoque la naissance d’un nouveau “sens interne” , qui est à l’état embryonnaire chez tous les êtres humains, que la pratique de la philosophie véritable qui est l’idéalisme permet de développer :” celui qui développe ce sens nouveau n’est plus l’homme ancien, renfermé dans les limites de son existence naturelle: il s’élève au dessus de celle ci pour la comprendre., et gagne ainsi sa liberté. Le sens nouveau est le sens de la liberté, et la doctrine de ce sens est doctrine de la liberté.”

http://books.openedition.org/europhilosophie/325?lang=fr

“Les “considérations pour moi même de Fichte insistent sur la nécessité de

se détacher de la multiplicité sensible pour s’élever vers l’universel et l’Un

Rudolf Steiner a cité dans “Théosophie” la doctrine de la Science de 1813 de Fichte lorsqu’elle évoque le développement de ce nouveau “sens interne”, que Steiner comprend comme la possibilité donnée par l’anthroposophie de “voir dans le monde spirituel” (au début de l’Introduction):

http://anthroposophie.doc.pagesperso-orange.fr/pdf/Theosophie_RS_EP_1923.pdf

https://gregoireperra.wordpress.com/2012/02/21/cours-sur-la-doctrine-de-la-science-de-fichte/

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2016/06/17/rudolf-steiner-credo-1888-le-monde-des-idees-est-la-source-mere-et-le-principe-de-toute-existence/

Ainsi la voie tracée par Fichte il y a environ deux siècles, qui est une forme d’idéalisme platonicien, peut s’interpréter comme l’itinéraire de l’âme humaine du plan vital au plan internel-spirituel des Idées ; il est nécessaire pour la parcourir de “se détacher de la multiplicité sensible ” , propre au monde, au plan vital pour s’élever vers l’universel et vers l’Un, qui est le plan internel-spirituel, c’est à dire CAT, catégorie de toutes les catégories :

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2016/08/25/la-metacategorie-cat-de-toutes-les-categories-comme-modele-mathematique-du-monde-des-idees-de-platon/

Le chef d’œuvre d’Orson Welles, “Citizen Kane”(1941):

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2016/04/03/kubla-khan-de-coleridge-et-citizen-kane-dorson-welles/

nous montre en Charles Foster Kane un homme très doué et très ambitieux, mais qui ne parvient pas à se libérer de la multiplicité foisonnante des objets sensibles qu’il amasse dans son palais , comme nous le montre avec une beauté saisissante la scène de la fin du film. “Rosebud” , dont la signification nous est révélée par cette scène, sans doute l’une des plus grandes du cinéma mondial, n’est rien qu’un objet parmi les autres, promis au feu purificateur , de cette multiplicité chaotique, qui vue en contreplongée par la caméra ressemble à une ville, “a piece of a jigsaw puzzle ” , ” a missing piece ” comme dit le journaliste enquêteur à la fin:

Or se détacher de la multiplicité sensible, pour s’élever vers l’universel et l’Un, c’est renoncer au plan vital, c’est à dire “renoncer à la mort”, seule vraie religion selon Léon Brunschvicg. Vous pouvez bien multiplier les messes où les confessions pour sauver votre précieuse “âme “, ce ne sera jamais qu’une autre multiplicité, vous ne serez pas vraiment un esprit religieux …

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