Martin Scorsese : taxi driver (1975) vf

J’avais déjà parlé de ce grand film, que j’ai vu pour la première fois à sa sortie en France l’été 1976:

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2017/03/13/martin-scorsese-taxi-driver-vf-1975/

mais le lien que j’avais donné ne marche plus, par contre celui ci fonctionne:

https://m.ok.ru/video/299098311309

Il y a une forte connotation avec la situation actuelle désespérée en France et en Europe, 40 ans plus tard… des bonimenteurs se présentent, comme Macron, ayant le même culot que le Pallantine du film de Scorsese, dont les premiers plans présentent l’homme , l’individu humain, avec ses « initiatives » provoquées par le ressentiment,comme « écrasé » ( que l’on pense à cette scène où l’on voit Travis sortant de l’entretien d’embauche, puis la caméra se détourne, filme les taxis jaunes comme si ceux ci étaient plus importants, Les véritable héros du scénario, puis revient à Travis).. ce qui est suggéré par ce plan comme par d’autres c’est que les humains n’ont aucune importance, la seule chose qu’ils « ont » pour les singulariser c’est leur souffrance, leur solitude d’existants atomisés des grandes villes..

Il y a deux manières de lire l’histoire que raconte le film, l’une à la manière de Travis qui considère toute cette foule qui grouille dans les rues comme de la « racaille » , espérant qu’une pluie bienfaisante lavera bientôt les rues de toute cette pourriture. L’autre lecture , « émancipée », voit tous ces individus, lâches ou héroïques, comme menés par leurs pulsions de mort, par leur frustration profonde, parce qu’ils ne parviennent pas à connaître une vie (sexuelle notamment) vraiment satisfaisante; aussi finissent ils dans la violence de la tuerie, qui effectivement règle les problèmes en faisant mourir tout le monde. Ce type de lecture est peut ère celui du scénariste, Paul Schrader, mais il n’a qu’un seul défaut , c’est sa naïveté outrée : il n’y a pas de bonne façon de vivre collectivement et de régler de façon satisfaisante les « problèmes sexuels » et notamment il est faux de penser qu’une société quelle qu’elle soit pourrait en finir avec la prostitution. La seule manière d’y arriver serait une société sans sexe, une société monacale. Dés que la sexualité apparaît, la domination, et son corollaire la violence et la mort, font aussi leur apparition, corollaires de ce qu est appelé ici « plan vital ». Les films ultérieurs mis en scène par Paul Schrader , dont le remarquable « The canyons » , vont d’ailleurs en ce sens

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2016/11/13/paul-schrader-the-canyons-2013-en-vf/

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