Le monde est une Idée

Le paradoxe apparent découvert ici :

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2018/05/08/carlo-rovelli-lordre-du-temps/

possède une explication très simple.
L’espace-temps , celui de la Relativité générale, qui n’est plus celui de Newton, propre à la physique classique, est l’une des formes mathématiques, ou modèles, de l’Idée de monde , de ce que j’appelle ici plan vital.

http://philsci-archive.pitt.edu/13265/

Ces modèles sont des objets de l’∞-catégorie Spaces:

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2017/03/01/highertopostheory-11-lanalogue-du-1-topos-set-pour-la-theorie-des-∞-categories-l-∞-categorie-spaces/

cas paradigmatique d’un ∞-topos, qui est l’Idée d’univers, ou de plurivers, ou de plan vital.

L’Idée de plan internel est l’∞-catégorie des ∞-catégories : (∞,1)Cat

L’ouvert est la dualité de (∞,1)Cat et Spaces, dualité si l’on veut de Dieu et du plurivers.

Cela n’empêche pas le problème signalé dans l’article sur le livre de Carlo Rovelli d’être réel : un rattrapage en faveur de la physique est nécessaire ici, car celle ci manipule des Idées (mathématiques) tout autant que la mathématique, et d’ailleurs c’est bien l’émergence de la physique mathématique au 17 eme siècle, remplaçant la physique aristotélicienne, que Brunschvicg appelle « un déplacement dans l’axe de la vie religieuse » :

https://leonbrunschvicg.wordpress.com/quelques-citations-eparses-de-brunschvicg-particulierement-eclairantes-voire-illuminatrices/

«  Le fait décisif de l’histoire, ce serait donc, à nos yeux, le déplacement dans l’axe de la vie religieuse au XVIIe siècle, lorsque la physique mathématique, susceptible d’une vérification sans cesse plus scrupuleuse et plus heureuse, a remplacé une physique métaphysique qui était un tissu de dissertations abstraites et chimériques autour des croyances primitives. L’intelligence du spirituel à laquelle la discipline probe et stricte de l’analyse élève la philosophie, ne permet plus, désormais, l’imagination du surnaturel qui soutenait les dogmes formulés à partir d’un réalisme de la matière ou de la vie. L’hypothèse d’une transcendance spirituelle est manifestement contradictoire dans les termes ; le Dieu des êtres raisonnables ne saurait être, quelque part au delà de l’espace terrestre ou visible, quelque chose qui se représente par analogie avec l’artisan humain ou le père de famille. Étranger à toute forme d’extériorité, c’est dans la conscience seulement qu’il se découvre comme la racine des valeurs que toutes les consciences reconnaissent également. « 

Advertisements
This entry was posted in Philosophie. Bookmark the permalink.