Harry Kummel : les lèvres rouges (1971)

http://www.veoh.com/m/watch.php?v=v92389297yd56AjrG

Si ce lien ne marche pas, la version en anglais (« Daughters of darkness »):

Page Wikipédia du film :

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Les_Lèvres_rouges

Le mythe du vampire représente, de manière légendaire (?) les êtres humains qui ne se consacrent qu’au plan vital des générations, symbolisé par le sang et le sperme (je me pose des questions sur ces femmes qui aiment boire , au cours du rapport sexuel, le fluide vital de l’homme )

Il y a déjà un article ici à propos du chef d’oeuvre de Carl Dreyer en 1932 : « Vampyr », où déjà le vampire est une femme, du nom de Marguerite Chopin :

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2016/11/23/carl-dreyer-vampyr-1932-un-etrange-et-admirable-chef-doeuvre/

Ne peut on pas lire implicitement dans le film d’ Harry Kummel une thèse que je me garderai bien d’endosser, qui pourrait se dire :

Le vampirisme est essentiellement féminin et représente , comme d’autres formes de « féminisme », une révolte « vitale » contre l’oppression patriarcale.

Je dirai quant à moi que notre époque est tout à fait « vampirique », parasitant les énergies « spirituelles » propres à libérer l’âme humaine du plan vital et du sexe (je pense notamment à la pornographie de plus en plus galopante)

Le vampire est l’être anti- spirituel et anti-intellectuel par excellence : c’est pour cette raison qu’il a horreur de voir La Croix, symbole de la dualité des plans (la branche horizontale représente le plan vital, la branche verticale le plan de l’Idée ) Pour l’explication de la gousse d’ail, je ne sais pas. Par contre si le vampire n’a pas d’image dans le miroir, c’est parce qu’il n’a pas de réflexion, il ne (se) réfléchit pas . Or la réflexion intellectuelle est la méthode même de la philosophie qui mène au plan de l’Idée, elle a pu être appelée méthode du spinozisme.

Citons ici « Essai sur la philosophie réflexive « de Ludovic Roberrechts

Tome 1 ( Maine de Biran, Lachelier , Lagneau, Brunschvicg )

https://books.google.fr/books?id=g28op-b6IsEC&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q&f=false

Tome 2 (Nabert et après )

https://philpapers.org/rec/ROSLRE-3

J’avais écrit un article sur ce livre, la référence est ici :

https://leonbrunschvicg.wordpress.com/2017/10/24/ludovic-robberechts-essai-sur-la-philosophie-reflexive/

http://principiatoposophica.blogg.org/ludovic-robberechts-essai-sur-la-philosophie-reflexive-a116603774

Roberrechts est assez critique sur Brunschvicg, c’est son droit, il assimile la science à une drogue dure et l’Occident à un toxicomane (c’est vrai s’il parle de technoscience ) et je me souviens que dans le tome 2 il présente sa solution pour se désintoxiquer de la science : mener une vie juive au sens traditionnel, avec le goût des fêtes communautaires . C’est mon droit aussi d’éclater de rire, ce que j’ai fait à cette lecture , cela ne fait pas de moi un antisémite ni un vampire ( type même du nazi, à mon avis)

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