Les films sur Jacques Mesrine

Le film de 1984, quelques années après sa mort en novembre 1979 :

https://m.ok.ru/video/215602170386

Le film en deux parties de 2008 :

1 L’instinct de mort

https://m.ok.ru/video/88036739670

2 l’ennemi public numéro 1

https://m.ok.ru/video/39641614918

Le braqueur Redoine Faïd , qui est en cavale, semble prendre la suite de Mesrine : même courage physique, même intelligence qui le différencie largement des truands de cité qui sont tous ou presque de grands imbéciles ( Faïd ne semble pas islamiste ). Cependant nous sommes 40 ans après et la glissade, ou plutôt dégringolade, de la France, comme du monde d’ailleurs, dans le désespoir et le nihilisme a largement avancé : les policiers aussi sont à bout d’après un rapport récent qui ne surprendra personne . Plus personne ne semble prêt à faire ce genre de métier difficile et mal payé où l’on est de plus insulté et traité de « raciste » à tout bout de champ.

On mentionnera ici pour mémoire les scandaleuses déclarations de Béatrice Dalle en soutien à Faïd, les ravages de l’alcool et/ou de la drogue sans doute.

Comme le dit Mesrine à la fin du film de 1984 :

« Il n’y a pas de héros dans la criminalité « 

Mais qu’est ce qu’un héros ? Il n’est pas nécessaire pour cela de tirer au revolver ou au fusil, mais, pour en rester dans ce domaine « militaire » c’est quelqu’un qui est prêt à sacrifier sa vie pour une cause juste et sans aucun espoir de rétribution dans un « au delà » fantasmagorique ; Mesrine risquait sa vie, mais pour s’enrichir personnellement dans des braquages, ou alors pour attaquer des «  QHS » qu’il haïssait parce qu’il y était passé, donc une cause basée sur son ressentiment personnel. L’exemple d’un héros est à mon avis celui d’un soldat du débarquement de 1944 qui a une pleine conscience des enjeux ( mettre fin au nazisme) et des risques d’être tué de façon horrible (sur Omaha Beach).

Il semble, par ce qu’on sait de lui d’apres ses livres notamment, et c’est ce qui est bien rendu surtout dans « L’ennemi public numéro 1 » que Mesrine ait été un individu très « centré sur lui même « , l’exact opposé de « l’homme spirituel ». Cet « instinct de mort »dont il parlait lui même était surtout une volonté d’éliminer tout ce qui s’opposait à lui, et de fuir dans la mort ces aspects , sociaux par exemple, de la réalité qu’il ne supportait pas

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