#BrunschvicgRaisonReligion un autre exemple de la première opposition fondamentale entre Moi vital et Moi spirituel

https://meditationesdeprimaphilosophia.wordpress.com/2015/05/19/brunschvicgraisonreligion-les-oppositions-fondamentales-moi-vital-ou-moi-spirituel/

Il y a trois dualités ou oppositions fondamentales dans « Raison et religion » (1939)

https://leonbrunschvicg.wordpress.com/brunschvicg-raison-et-religion/

1 entre Moi vital (le plan vital est symbolisé par la génération, et donc le sexe et le mariage) et Moi spirituel :

https://mathesisuniversalis.wordpress.com/2015/05/27/brunschvicgraisonreligion-exemple-4-des-opositions-fondamentales-le-dit-du-vieux-marin-de-coleridge/

2 entre monde imaginaire ( des pulsions individuelles non organisées par la Raison universelle des esprits, à laquelle même Dieu doit être soumis selon Malebranche ) et monde véritable des équations ou morphismes dans les théories scientifiques

3 entre Dieu anthropomorphique (comme puissance qui punit ou aide chez les « croyants » basiques, bref comme Père fouettard ou bon papa gâteau ) et Dieu véritablement divin (Idée de Dieu comme Infini et Un) . Dieu est une Idée du plan internel des Idées, pas un être

Or le film remarquable « Seconds » de John Frankenheimer présente une notion claire du Moi spirituel d’Arthur Hamilton « rené » en Antiochus Wilson (Rock Hudson):

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2018/08/08/la-scene-centrale-de-seconds-1966-de-john-frankenheimer/

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2018/08/09/le-theoreme-zero-applique-a-la-nouvelle-naissance-dans-seconds-de-john-frankenheimer/

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2018/08/09/john-frankenheimer-seconds-1966-vo-stesp/

Voir aussi

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/difference-entre-moi-vital-ou-individu-persona-et-moi-spirituel/

Le Moi spirituel n’est pas la rêverie fumeuse inventée par les occultistes ou mystiques, il est l’instance qui juge la valeur de l’existence, et il arrive que « le cavalier tue le cheval », que le jugement négatif et irrécupérable force l’individu vivant existant dans le monde au suicide, comme dans un roman remarquable d’Herman Broch , « Les somnambules ».

Dans la scène avant l’atroce scène finale, Arthur Hamilton dit « Je crois que je n’ai jamais eu de rêve.. en tout cas , si j’en ai eu un, ce n’était pas Antiochus Wilson »

C’est le Moi spirituel qui parle ici et qui juge, mais pas de façon larmoyante et moralisatrice comme il arrive trop souvent de nos jours . A notre époque , le Moi spirituel et absent et c’est le Moi vital qui parle à sa place en se faisant passer pour lui. Ainsi lorsque l’on assiste médusé aux tentatives de ces débatteurs pour tenir ce qui n’est que des discours sur « nos valeurs qui ont fondé l’Europe » : altruisme, charité , universalité , et vitupérer les « populistes » qui s’opposent à l’accueil des migrants clandestins. Ce qui est comique, c’est que les nobles et valeureux discoureurs n’ont en d’autres occasions pas de mots assez durs envers le christianisme, par exemple sur le terrain de l’avortement ou du « mariage pour tous ».

Le jugement véritable émanant de l’Esprit n’est jamais enveloppé (masqué) de notions appartenant au plan vital (moralisatrices ou autres, sexuelles notamment )

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