#ScienceInternelle Idée de Dieu et idées humaines correspondantes

J’envisage un changement important dans ce qui est affirmé ici , dans ce blog, voir :

https://scienceinternelle.wordpress.com/2018/08/18/scienceinternelle-martin-etchegoyen-de-lunite-identite-des-principes-de-la-mathematique-de-la-grammaire-et-du-christianisme/

Jusqu’à présent c’était la thèse moderne des mathématiciens comme inventeurs plutôt que comme découvreurs qui était mise en avant ici :

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2018/01/23/scienceinternelle-les-idees-invention-creation-humaine-ou-non/

Les Idées étaient conçues par moi comme une invention-création de l’esprit humain , notamment la plus importante pour l’existence humaine : l’Idée de Dieu:

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2017/04/16/scienceinternelle-19-recherches-sur-lidee-de-dieu-qui-est-dieu-∞-categorie-des-∞-categories/

C’est sur ce point que le cartésien Malebranche s’oppose à Descartes : pour ce dernier, les idées sont simplement des pensées, des activités de l’esprit humain : encore un petit pas et vous avez « l’homme neuronal » de Jean-Pierre Changeux, les idées sont « dans le cerveau » , des chocs de neurones, la boucle est bouclée…mais pour Malebranche les Idées sont « en Dieu », dans ce qu’il appelle « étendue intelligible » ou Verbe divin où elles sont « vues » par l’esprit humain

https://scienceinternelle.wordpress.com/2018/08/16/malebranche-les-idees-et-les-sensations/

Les Idées sont elles mathématiques oui ou non ? Dans l’oeuvre de Malebranche c’est assez évident : une Idée est parfaitement intelligible , immuable, claire, distincte comme seule une forme mathématique peut l’être:

https://fr.m.wikisource.org/wiki/L’Intellectualisme_de_Malebranche

« Malebranche pose en principe que connaître le monde matériel, c’est en expliquer toutes les parties et tous les phénomènes par les seules lois de la mécanique, c’est-à-dire par la seule idée mathématique de l’étendue.« 

Ici c’est auparavant la conception des modèles mathématiques, des mathèmes d’une Idée qui a été défendue :

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2018/08/15/scienceinternelle-la-these-des-modeles-mathematiques-ou-mathemes-dune-idee/

Cependant cette affirmation amène de sérieuses difficultés , comme expliqué dans le lien ci dessus.

Mais revenons à l’idée de Dieu : jusqu’à présent , j’ai toujours dit clairement que c’est une forme mathématique, qui est une invention humaine, d’ailleurs assez récente, celle d’∞-catégorie de toutes les ∞-catégories .Et avant l’invention en 1945 de la théorie des catégories ?

L’idée de Dieu qui a triomphé jusqu’ à notre époque depuis 4000 ou 5000 ans sans doute est celle de Dieu qui est : Dieu Tout-Puissant, Tout-Connaissant, Parfaitement-Bon , considéré dans la Bible hébraïque comme « Un » au verset 6.4 du Deutéronome :

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2018/01/15/le-principe-dunite-dans-le-coran-et-la-torah/

Dans le christianisme qui a triomphé en Occident , cette unité devient sans se renier ni disparaître « unité dans la Trinité divine » , Dieu est le Père auquel la seule voie qui conduit est le Fils, identifié à Jésus- Christ.

Malebranche est sans aucun doute chrétien, il croit en un Dieu créateur du monde, mais selon lui Dieu n’est pas Tout- Puissant :

«  Malebranche théologise la philosophie mais absolutise la Raison ( qu’il appelle « Raison universelle des esprits » ) dont la loi s’impose à Dieu même : c’est la raison ( le célèbre « Verbe intelligible » identifié par Malebranche à Jésus-Christ ) qui dit ce que Dieu peut faire ou non, puisque la loi de la Raison universelle des esprits est celle de Dieu. Cela revient à une apologie de l’Ordre : Dieu ne peut vouloir que ce qu’il est dans l’Ordre. La sagesse de Dieu le rend donc impuissant : Dieu est impuissant, dit Malebranche, parce qu’il ne peut choisir les manières d’agir qui ne seraient pas dignes de sa sagesse. C’ est là une différence abyssale avec Descartes, pour qui ce n’est pas à l’homme, esprit fini et créé , de dire ce qu’est ou pas la sagesse divine, encore moins de faire obligation à Dieu de la suivre »

Pierre Guénancia, La voie des idées, page 63.

Notons que dans la possibilité ouverte à l’être humain individuel de « devenir l’Esprit «  , c’est la possibilité de s’infinitiser qui est proposée par André Simha dans « Manifeste pour l’autonomie » comme le plus haut idéal de la pensée de Brunschvicg :

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2016/06/07/brunschvicgintroduction-suite-du-manifeste-pour-lautonomie-dandre-simha/

https://leonbrunschvicg.files.wordpress.com/2015/11/brunschvicg-introduction.pdf

Page 10 :

« Devenir l’esprit est donc la norme  d’une vie dont la conscience, en progrès incessant, s’étend indéfiniment par sa compréhension de l’univers et d’elle même . Devenir l’esprit donne le sens de l’effort spirituel, orienté par la tache humaine universelle de penser le réel en sa vérité. Affirmer l’unité et l’unicité de l’esprit revient donc à soutenir qu’il ne peut y avoir qu’une seule norme de la connaissance et de l’expérience en s’est modalités diverses, et qu’il revient à une humanité instruite d’avoir une conscience de plus en plus vive de l’unité et de l’universalité des aspirations humaines »

Qu’il me soit permis de résumer le « nouveau point de vue «  qui pourrait devenir celui de ce blog : les Idées sont « vues » en Dieu par l’intelligence humaine et agissent sur elle, il en résulte des idées (i minuscule) humaines dans l’esprit individuel incarné dans le monde. Il ne faut pas confondre l’Idée et son interaction avec un esprit humain individuel, il ne faut pas confondre l’Idée , unique, et les idées, multiples.
L’Idée de Dieu est une Idée, située … en Dieu. Jusque là, tout va bien. Mais qu’est ce que Dieu ? Une Idée, ce qu’il y a de plus haut, de plus noble, de plus « parfait », bien supérieur aux « étants » du monde. Mais quelle Idée ? L’Idée de Dieu, justement, c’est à dire Dieu lui même. Ce n’est que Les idées, humaines, qui doivent être pensées par un être humain. Dire que les Idées doivent être pensées par Dieu serait anthropomorphique : ce serait dire que Dieu n’est pas une Idée, mais un être ressemblant à l’homme, ayant des Idées comme l’être humain à des idées. Mais quelles sont ces idées nées de l’action de l’Idée de Dieu avec l’esprit humain ? Ce sont d’une part toutes les « idées » religieuses ou trouvées dans la métaphysique , ou plutôt les métaphysiques, d’avant le cartésianisme : Dieu comme Être , idée encore présente au 19 eme siècle, dans le livre « De l’unité «  de Martin Etchegoyen comme dans « Les harmonies de l’être » de Lacuria :

https://scienceinternelle.wordpress.com/2018/08/18/scienceinternelle-martin-etchegoyen-de-lunite-identite-des-principes-de-la-mathematique-de-la-grammaire-et-du-christianisme/

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2017/01/14/scienceinternelle-6-les-harmonies-de-letre-exprimees-par-les-nombres-de-labbe-lacuria-le-pythagore-francais/

et d’autre part , les différentes idées (humaines ) mathématiques que nous avons appelées « mathèmes «  ou « modèles mathématiques «  de l’Idée de Dieu

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2017/04/16/scienceinternelle-19-recherches-sur-lidee-de-dieu-qui-est-dieu-∞-categorie-des-∞-categories/

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2016/08/25/la-metacategorie-cat-de-toutes-les-categories-comme-modele-mathematique-du-monde-des-idees-de-platon/

D’autres idées mathématiques correspondant à l’Idée de Dieu, qui est Dieu, sont les ∞-cosmoi de Riehl et Verity , qui sont des (∞, 2)-catégories définie axiomatiquement dont les objets sont appelés ∞-catégories.

Au total : une Idée de Dieu, qui est Une, et qui est Dieu : Dieu est Un

Plusieurs idées mathématiques, qui lui correspondent, qui en sont les modèles , celles qui viennent d’être énumérées

Une Idée est intelligible, ce qui signifie : toutes les idées qui en sont les modèles sont mathématiques. Ce qui signifie aussi qu’elle est parfaite immuable, internelle (l’internité est l’Idée dont le modèle est l’idée humaine d’éternité , si l’on veut l’identification du temps avec R, le corps des nombres réels )

Les idées qui sont les modèles d’une Idée sont mathématiques, cela garantit que les ètres humains parlent de la même chose à leur propos. Le même effet était obtenu pour les idées religieuses de Dieu par la rigidité du dogme, quelqu’un qui s’en écartait était repéré comme « hérétique » , condamné et persécuté , c’est encore le cas aujord’hui dans certains pays. Mais en fait cela ne faisait que forcer une unité artificielle, obtenue par la crainte et la violence, au niveau extérieur des propos tenus en public (on ne peut pas condamner les pensées, elles sont secrètes on ne les connaît pas) sur Dieu, ou sur l’idée modèle de l’Idée en question : par contre avec les idées mathématiques, cette unité est constitutive de la science , on est assuré qu’on parle de la même chose et quant aux pensées secrètes , il n’y en a pas : rien n’est caché . Cette observation est aussi valable pour la politique et pour tous les domaines où les idées débattues ne sont pas mathématiques et explique l’atmosphère de contrainte qui y régne , voir par exemple le livre « 1984 » ou le film qui en a été tiré :

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2018/08/12/1984-de-george-orwell-le-film-de-michael-radford-sorti-en-1984/

Un autre point intéressant à observer : les modèles d’une même Idée, les idées mathématiques correspondant à cette Idée unique , sont reliés par des relations mathématiques. C’est évident pour le travail de Barwick et Schommer-Pries sur «  Unicity of homotopy theory of higher categories « 

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2018/02/25/barwick-schommer-pries-unicity-of-homotopy-theory-of-higher-categories/

C’est ce que Barwick et Schommer-Pries appellent « comparison problem for n=1 » portant sur les (∞,1)-catégories .

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2018/02/09/the-comparison-problem-in-higher-category-theory/

Les six modèles sont sur le diagramme suivant :

ce sont six « catégories modèles «  de Quillen , liées par des équivalences de Quillen.

« The history of higher category theory has lead to a wealth of definitions, each built on differing ideas and principles. Until recently there has been very little in the way of machinery to compare them. My ongoing work, joint with Clark Barwick, is changing this.

In this work we give four axioms that characterize the (∞,1)-category of all (∞,n)-categories. We show that the space of (∞,1)-categories satisfying our axioms is (RP∞)n. This space is connected which shows that these ∞-categories are all equivalent. Finally we show that a host of proposed theories of (∞,n)-categories satisfy our axioms.« 

Voir l’exposé de Schommer-Pries sur cet important travail :

https://schommerpries.wordpress.com/2012/10/12/more-unicity/

Sauf qu’ici l’Idée dont on compare plusieurs modèles est une idée : celle de l’(∞,1)-catégorie de toutes les (∞,n)-catégories. Dont ce travail montre l’unicité. Mais les relations (équivalences de Quillen ) sont entre les six modèles .

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