Du Concept à la Mathesis

Le Concept chez Hegel est selon Kojeve la « totalité intégrée de toutes les notions non contradictoires, et Hegel déclare :

«  le Temps est le Concept existant empiriquement » (« Der Zeit ist Der Daseienda Begriff »)

Ici , les notions non contradictoires sont remplacées par les idées claires et distinctes, qui sont les mathèmes, modèles humains des Idées intelligibles, et le Concept de Hegel est remplacé par le Mathème , ∞-catégorie de tous les mathèmes :

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2018/09/11/du-concept-au-matheme/

Toute Idée a pour mathème une ∞-catégorie , et , admettant la réciproque, que toute ∞-catégorie est le modèle d’une Idée , nous concluons que le Mathème est
(∞,1)Cat, ∞-catégorie de toutes les ∞-catégories, ou une ∞-catégorie équivalente à (∞,1)Cat qui est le modèle mathématique de l’Idée de Dieu.
L’aphorisme de Hegel devient «  le Temps est le Mathème existant empiriquement »

Mais qu’est ce que « le Mathème existant empiriquement, dans-le-monde » ? rien d’autre que la Mathesis, l’activité mathématicienne concrète dans l’histoire humaine.

Donc « le Temps est la Mathesis « 

Or la Mathesis commence en Grèce antique; c’est donc de la Grèce antique qu’il faut faire débuter l’Histoire. « Avant » , c’est la préhistoire … c’est une des conclusions fortes qui découlent de ce article…

Seulement cette naissance est entachée d’un schisme, à l’intérieur du pythagorisme, entre « acousmatiques » et » mathématiciens »:

http://classiques.uqac.ca/classiques/brunschvicg_leon/progres_conscience_t1/progres_conscience_t1_intro.html

« Il est à remarquer que le conflit des tendances n’est pas resté à l’état latent : il y a eu, sans doute vers la fin du Ve siècle, un schisme dans la Société pythagoricienne, et qui a mis aux prises Mathématiciens et Acousmatiques. Ceux-ci (et les expressions dont se sert M. Robin sont tout à fait significatives), « pour conserver à l’Ordre une vie spirituelle, parallèle à celle de l’Orphisme et capable de la même force d’expansion ou de résistance, s’attachèrent avec une passion aveugle à l’élément sacramentel et mystérieux de la révélation, à des rites et à des formules : les Acousmatiques ont voulu être des croyants et des dévots. Les autres, sans abandonner formellement le credo des premiers, en jugèrent l’horizon trop étroit : ils voulurent être, et eux aussi pour le salut spirituel de leur Ordre, des hommes de science. Mais cela n’était possible qu’à la condition de renoncer à l’obligation du secret mystique et de justifier rationnellement des propositions doctrinales. Aux yeux des dévots, ces savants étaient donc des hérétiques. Mais ce sont eux, hommes de la seconde génération pythagorique, qui ont transformé en une école de philosophie l’association religieuse originaire. C’est pourtant celle-ci, réduite à ses rites et à ses dogmes, qui a survécu jusqu’au réveil néo-pythagoricien.

Ainsi, dans l’évolution du pythagorisme se sont succédé ou se sont juxtaposées les formes extrêmes de la sagesse humaine et de la crédulité théosophique« 

On peut rattacher ce schisme à la dualité des plans dans l’Ouvert..

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