Mythèmes de l’Un : la différence entre Coran et Bible

Il ne faut pas tout confondre : le Coran a été écrit par des scribes judéo-nazaréens qui ont ainsi créé l’islam , et la Sourate 112 est sans nul doute inspirée par le Shma’ biblique :

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Chema_Israël

Shemaʿ Yisrā’ēl YHWH elohénou YHWH eḥāḏ (« écoute Israël, l’Éternel [est] notre Dieu, l’Éternel [est] un »)

Mais comme le démontre cet article :

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2018/01/15/le-principe-dunite-dans-le-coran-et-la-torah/

Les deux conceptions, coranique et biblique, de l’Un , s’opposent comme le Verbe extérieur , ou langage, et le Verbe intérieur ou Raison : cela est signalé par les verbes employés : « Dis » dans le Coran , «  Écoute «  dans la Bible.

Cela n’a pas de sens de parler ici de christanisme, judaïsme ou islam : nous ne considérons ici que les textes, Coran, Évangile et Thorah, qui peuvent faire l’objet d’une vérification sur le web.

http://classiques.uqac.ca/classiques/brunschvicg_leon/progres_conscience_t1/progres_conscience_t1_intro.html

« Dans le domaine moral ou religieux, les idées du passé agissent tout autrement : non seulement les institutions pédagogiques et les contraintes sociales leur communiquent une force d’inertie, qu’il serait malaisé d’exagérer ; mais encore la manière dont ces idées ont été dans la suite des siècles infléchies et altérées pour le service de telle cause politique, de tel intérêt religieux, n’est nullement indifférente à leur efficacité ; on peut dire qu’elle est devenue partie intégrante de leur efficacité. Par contre, à mesure que la vérité historique est reconstituée avec plus d’exactitude, on s’aperçoit qu’elle s’éloigne davantage de la représentation traditionnelle qui a servi de base, ou de prétexte, à l’acharnement des polémiques comme à la faveur des enthousiasmes.« 

Les « idées du passé » sont ce qui est appelé ici mythemes ( ou logoi si elles n’ont pas de rôle néfaste, entraînant la conscience dans une spirale négative)

« Il faudra se dire, en effet, que s’il arrive au philosophe de placer le récit juif de la Genèse sur le même plan de mentalité que le mythe démiurgique du Timée, ce n’est point par une vaine fantaisie d’assimiler le sacré au profane, c’est parce que l’analyse y retrouve effectivement un rythme analogue de pensée ; ou encore, si les saints, dans un exposé comme le nôtre, apparaissent dépouillés de leur auréole, ce n’est nullement que leur sainteté y soit mise en question, c’est que l’homogénéité de la matière historique est un postulat de méthode sans lequel l’historien abdiquerait la liberté du jugement. Aussi bien, et l’on devra s’en laisser convaincre par les premiers chapitres de notre ouvrage, l’opposition décisive entre l’idéalisme mathématique de la République platonicienne et le réalisme astro-biologique de la Métaphysique aristotélicienne a défini le thème fondamental de l’Occident dans le domaine pratique comme dans le domaine théorique, indépendamment de toute référence au christianisme. Plusieurs siècles avant qu’il ait commencé d’exercer sa propagande, la polémique de l’Académie et du Lycée apporte le témoignage lumineux qu’il existe deux types radicalement distincts de structure mentale, commandés, l’un par les relations de la science (μαθήματα), l’autre par les concepts du discours (λόγοι). De là procède le problème religieux, tel qu’il se manifeste dans la terminologie des Stoïciens avec la dualité du Verbe intérieur, ou raison : λόγος ἐνδιάθετος, et du Verbe extérieur, ou langage : λόγος προφορικός« 

Cette dualité entre Verbe -langage extérieur et Verbe-raison intérieur est celle du Coran («  Dis ») et Bible («  Écoute « )

Pour nous, vivant en 2018, et soucieux de la Raison intemporelle, non de mythologies, cela n’a plus de sens d’opposer le récit juif « sacré » de la Genèse et le « mythe démiurgique » du Timée , on ne considère ici que le « rythme de pensée » par quoi ils peuvent être comparés, entre eux et avec le Coran, et notre analyse nous pousse à mettre en évidence dans le Coran des mythemes régressifs , ceux de l’Un transcendant, véhiculés par le Verbe-langage, qui sont selon nous absents du texte biblique, gouverné par le Verbe- Raison internel.

Là se situe la différence : Bible et Coran ne sont pas équivalents du point de vue de la Science et du progrès de la Conscience humaine, le seul qui importe , alors qu’il devient de plus en plus évident que le progrès technique, militaire et industriel, rendu possible par la technoscience, a un rôle destructeur pour l’environnement

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