Retour sur mathèmes, mythèmes et logoi

Il y a d’une part les Idées, divines, intelligibles, éternelles ou plutôt intemporelles, internelles, situées en l’Etendue intelligible, « en Dieu » et d’autre part les idées humaines qui sont de trois sortes : mathèmes, mythèmes et logoi . Les mathèmes sont les modèles des Idées , provoquées en l’esprit humain par l’action des Idées divines : comme celles ci sont parfaitement intelligibles, leurs modèles humains ne peuvent être que des idées parfaitement claires et distinctes, c’est à dire des idées mathématiques, des mathèmes. Les logoi sont les concepts du discours. Lorsque un être humain contemple un objet du monde, par exemple un fruit, une image de cet objet naît en son esprit accompagnée d’un concept de ce fruit accompagné d’un mot, le mot du langage de cet être humain qui désigne ce fruit. Par contre il n’y a pas d’Idée divine de ce fruit, car celui ci est distingué par les humains pour l’erreur usage alimentaire. L’idée humaine, qui est un logos, de ce fruit naît donc avec l’image de ce fruit lors de la contemplation de ce fruit par l’esprit. De manière analogue l’esprit humain peut contempler, « voir en Dieu «  une Idée divine et cela fait naître en l’esprit une idée humaine, qui si elle est un modèle de cette Idée est un mathème . Les idées peuvent être comparées à des lunettes , des téléscopes qui permettent de voir mieux les Idées, comme les astronomes contemplent ( Galilée avec sa lunette) des astres dans le ciel . Leibniz a ainsi comparé à un téléscope ce qu’il appelait « Mathesis universalis characteristica generalis »:

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2018/08/04/leibniz-la-scienceinternelle-ou-mathesisuniversalis-comparee-a-un-telescope-pour-contempler-les-idees/

Les mathèmes permettent ainsi de « voir mieux » , plus clairement et distinctement , les Idées. Les logoi sont des téléscopes moins puissants , la vision permise est moins claire ( pour poursuivre avec le schéma malebranchiste de la « vision en Dieu ») . Les mythèmes non seulement donnent une vision moins claire, plus confuse, mais égarent l’intelligence , provoquent des erreurs, de fausses visions, imaginaires : ce sont ce que Spinoza appelle dans le Traité de la réforme de l’entendement des «  idées fausses et fictives «  .

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2018/10/03/mathemes-mythemes-et-logoi/

De plus les mythèmes peuvent , dans la kabbale , la numérologie ou l’abjad coranique, prendre la forme de mathèmes, ce qui accroît encore leur danger pour l’esprit.

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2018/10/05/les-mythemes-deguises-en-mathemes/

Un mathème est toujours une n-catégorie , avec n>0 , si n=1 c’est une catégorie . On peut faire n=∞, auquel cas on a une ∞-catégorie

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