Inauguration de l’institut Lévinas à Jérusalem : BHL, Benny Lévy et Alain Finkielkraut

Les trois intervenants se parlent, mais ne se ressemblent pas : BHL est un salaud, qui a mis la Lybie à feu et à sang avec la complicité de Sarkozy, Benny Lévy est un malade mental, ancien leader d’un gang gauchiste sous le nom de Pierre Victor, qui est ensuite revenu à la Torah ( de Mao à Moïse ):

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Benny_Lévy

Et à profité du gâtisme de Sartre vers la fin de sa vie pour faire revenir cet athée à Dieu (une teshouva bizarre et s’apparentant à de la manipulation mentale sur un vieillard gâteux ) , Finkielkraut est un philosophe admirable mais un être humain ayant ses défauts, comme tout le monde, et il a été victime hier d’une agression antisémite honteuse er révoltante.

Mais cette vidéo est précieuse à cause de ce que dit Benny Lévy qui oppose la logique grecque au monothéisme juif (hébreu) qui contient une Parole divine que l’on ne « peut pas ne pas écouter » ; alors que dans la logique grecque intersubjective, celui qui ne veut pas parler avec les autres peut toujours s’affranchir des « lois de la logique «  en gardant le silence et en refusant de prendre part au débat ; alors que la Parole de Dieu contenue dans la Torah serait inconditionnelle et précèderait toute parole humaine. là se situe à mon sens toute la confusion mentale du monothéisme hébreu , qui est aussi maintenant musulman et chrétien. Ce que Benny Lévy nomme « Parole avant toute parole «  ce n’est pas une prétendue parole divine, mais ce que Brunschvicg nomme « Verbe intérieur » en l’opposant au Verbe-langage ou Verbe extérieur.. ce passage que j’ai souvent cité se situe dans l’introduction au « Progrès de la conscience «  :

http://classiques.uqac.ca/classiques/brunschvicg_leon/progres_conscience_t1/progres_conscience_t1_intro.html

« si les saints, dans un exposé comme le nôtre, apparaissent dépouillés de leur auréole, ce n’est nullement que leur sainteté y soit mise en question, c’est que l’homogénéité de la matière historique est un postulat de méthode sans lequel l’historien abdiquerait la liberté du jugement. Aussi bien, et l’on devra s’en laisser convaincre par les premiers chapitres de notre ouvrage, l’opposition décisive entre l’idéalisme mathématique de la République platonicienne et le réalisme astro-biologique de la Métaphysique aristotélicienne a défini le thème fondamental de l’Occident dans le domaine pratique comme dans le domaine théorique, indépendamment de toute référence au christianisme. Plusieurs siècles avant qu’il ait commencé d’exercer sa propagande, la polémique de l’Académie et du Lycée apporte le témoignage lumineux qu’il existe deux types radicalement distincts de structure mentale, commandés, l’un par les relations de la science (μαθήματα), l’autre par les concepts du discours (λόγοι). De là procède le problème religieux, tel qu’il se manifeste dans la terminologie des Stoïciens avec la dualité du Verbe intérieur, ou raison : λόγος ἐνδιάθετος, et du Verbe extérieur, ou langage : λόγος προφορικός. Ce problème, s’il devait prendre dans le christianisme une forme de plus en plus aiguë, ne relève à son origine que de la seule philosophie.« 

Benny Lévy n’a pas lu ou pas compris Brunschvicg, BHL est une ordure, mais Finkielkraut devrait ici réagir . Benny Lévy en reste au réalisme aristotélicien et au Verbe- discours des logoi, ou concepts du discours, il ne comprend pas que ce qui précède cette parole intersubjective, c’est le Verbe intérieur, le Verbe intérieur constitué par les mathèmes, les idées humaines qui sont les modèles des Idées parfaitement intelligibles: l’idéalisme mathématique précède inconditionnellement la métaphysique aristotélicienne ontologique et réaliste.

Finkielkraut ne croit pas en Dieu, mais il est trop accommodant avec les monothéistes comme Benny Lévy ou les hypocrite comme le « botuliste » BHL.

Brunschvicg est le dernier idéaliste platonicien avant la catastrophe philosophique de 1945 qui a mis Sartre au pouvoir , puis les « nouveaux philosophes » en 1976. Badiou se proclame platonicien et admiratif pour les mathématiques, mais il reste « dialecticien », soumis au Verbe langage et ignrant du Verbe intérieur : Brunschvicg est irremplaçable, non remplacé en tout cas

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