Stéphane Zagdanski sur l’antisémitisme de Céline

J’ai déjà donné le lien pour cette vidéo extraordinaire dans l’article précédent, mais je le redonne ici :

car regarder cette vidéo peut changer l’orientation d’une vie, et je n’exagère pas.

En même temps, on est définitivement vacciné ici du poison de l’antisémitisme, et cela sans la moralité infâme du discours antiraciste de l’époque, qui se déploie en ce moment surtout après l’ignoble agression contre Finkielkraut comme stratégie du pouvoir macroniste pour sortir de l’impasse des Gilets jaunes.

Il y a deux grands révolutionnaires au siècle dernier : Proust et Céline. C’est la thèse de Zagdanski , qui est juif et se déclare « heureux d’être Juif ». Il affirme , ce que j’ignorais, qu’après 1947 Céline a compris qu’il n’y a plus de question juive, que l’antisémitisme est une imbécilité qui s’explique par la haine du Verbe et de la littérature, parce que les antisémites ignorent tout du judaïsme, sauf ce que sait tout le monde, à savoir que les juifs sont le peuple du Livre. Céline se serait « inoculé ce poison à l’époque des Bagatelles » , un peu comme un médecin s’inocule Un microbe pour comprendre sa nature. Zagdanski cite aussi le cas de Heidegger : « des êtres exceptionnels comme Céline ou Heidegger n’ont pas à réagir comme des êtres vulgaires et s’excuser d’avoir fait du mal » . Zagdanski répète ici ce qu’il dit dans son livre « Céline seul »

This entry was posted in Heidegger, judaisme, Léon Brunschvicg, Littérature-Poésie, nazisme, Philosophie, Religions, Science-internelle, Simone Weil. Bookmark the permalink.