L’empire du crime Herrschaft des Verbrechens

C’est le fameux extrait du film de Fritz Lang «  Le testament du Dr Mabuse «  en 1933 :

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2019/04/19/fritz-lang-le-testament-du-dr-mabuse-1933/

 

Cette vidéo, adaptée de la scène, est encore plus explicite en faisant le lien avec le nazisme :

 

N’oublions pas que l’offensive terroriste de  Daesh  s’est développée , en Europe en tout cas, grâce au milieu de la délinquance.  Les « crimes « inexpliqués et sans motifs, visant à provoquer la terreur dans la population , ce sont les actes terroristes. Le massacre de Columbine, le 20 Avril 1999,  en est un exemple :

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2019/04/20/touch-of-evil-bowling-for-columbine-vf-de-michael-moore/

ces notes de Mabuse  ne font elles pas penser d’ailleurs au « journal » de Dylan Klebold, rempli de dessins  et d’annotations obscures ?

https://www.acolumbinesite.com/dylan/writing/journal/jindex.php

https://www.acolumbinesite.com/dylan/writing/journal/journal2.php

La différence entre la simple délinquance, même celle de la Mafia ou du narcotrafic, qui vise simplement l’enrichissement et surtout pas à « changer le monde » , et la violence  « révolutionnaire », qu’elle soit «  de gauche » ( communiste) ou «  de droite » ( fasciste ou nazie) ou encore « révolution islamique » est évidente : la stratégie révolutionnaire consiste à utiliser le terrorisme pour créer un état de chaos propice au renversement de l’Etat.

l’empire du crime décrit dans le film de Fritz Lang ne cherche pas une « révolution » ( qui est toujours un pseudo-universalisme) au delà de cet état de chaos et de terreur : l’empire du crime naît de cette terreur, Herrschaft Des Verbrechens c’est le chaos même.

Le film « Nada », tourné en 1973 par Claude Chabrol :

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2019/04/02/nada-de-claude-chabrol-1974/

montre que le « terrorisme d’Etat «  ( l’Etat issu du matérialisme démocratique et ses élections) et « terrorisme révolutionnaire gauchiste » sont les deux « mâchoires d’un même piège »  : buenaventura Diaz (Fabio Testi ) s’aperçoit à la fin qu’il est tombé dans ce piège . L’Etat « démocratique » préférera toujours la disparition de tout (la « fin du monde ») à sa propre extinction . Mais évidemment, les promesses révolutionnaires  de « changer le monde »  (  régler le problème des « fins de mois «  difficiles ) sont de l’ordre du « demain on rase  gratis » : puisque le monde est imaginaire, il est illusoire de vouloir le changer. On a vu en France après 1981 ce à quoi aboutissaient les promesses de « changer la vie ». La seule solution c’est de prendre conscience que ce monde est illusoire, imaginaire, et de s’orienter , d’orienter sa conscience, vers le monde véritable, «  en esprit et en vérité »

La «  la physique menait à la surnature : elle mène maintenant à l’esprit »  avant, c’était avant  la mutation philosophico – scientifique du 17 eme siècle, époque où l’ancienne physique, aristotélicienne,  régnait , dans le thomisme, ou bien dans la scolastique arabe ou juive.  La physique aristotélicienne menait au Ciel, imaginaire, des hiérarchies angéliques. Elle mène toujours au « ciel » mais  le « ciel » des Idées, le plan internel, celui ci n’est pas le ciel terrestre : nous SAVONS maintenant que l’atmosphère terrestre n’est qu’une mince couche , fort fragile au demeurant, et qu’ au delà s’étend l’espace , qui est sans limites mais pas infini , il est d’ailleurs en expansion.

« En expansion dans quoi ? Puisqu’il n’y a que l’espace .. » : question qui n’a aucun sens, donc mal formée , en prenant l’intuition vitale quotidienne du monde  pour véritable :

https://fr.m.wikiquote.org/wiki/Tractatus_logico-philosophicus

»La plupart des propositions et des questions qui ont été écrites touchant les matières philosophiques ne sont pas fausses, mais sont dépourvues de sens. »

« La totalité des propositions vraies est toute la science de la nature (ou la totalité des sciences de la nature).«

« Le but de la philosophie est la clarification logique des pensées.
La philosophie n’est pas une théorie mais une activité.
Une œuvre philosophique se compose essentiellement d’éclaircissements.
Le résultat de la philosophie n’est pas de produire des « propositions philosophiques », mais de rendre claires les propositions.«

(rendre claires les propositions de la physique )

« Le monde et la vie ne font qu’un.«  (le monde imaginaire, pas le monde véritable )

»Le sujet n’appartient pas au monde, mais il est une frontière du monde. » ( car il « voit » ou « comprend » que le monde véritable est différent du monde imaginaire de la vie)

»Le sens du monde doit être en dehors de lui. Dans le monde, tout est comme il est, et tout arrive comme il arrive ; il n’y a en lui aucune valeur – et s’il y en avait une elle serait sans valeur. » ( en dehors de lui, dans le monde véritable)

« Si le bon ou le mauvais vouloir changent le monde, ils ne peuvent changer que les frontières du monde, non les faits ; non ce qui peut être exprimé par le langage. En bref, le monde doit alors devenir par là totalement autre. Il doit pouvoir, pour ainsi dire, diminuer ou croître dans son ensemble. Le monde de l’homme heureux est un autre monde qui celui de l’homme malheureux.«  : FAUX, il est illusoire de vouloir changer le monde , le « bon vouloir » consiste à orienter la conscience vers le monde véritable..

»Comment est le monde, ceci est pour le Supérieur parfaitement indifférent. Dieu ne se révèle pas dans le monde. »  : puisque le monde est imaginaire . La méditation de l’être détourne  de l’Idée, de Dieu, la méditation de l’un y ramène .

»Mes propositions sont des éclaircissements en ceci que celui qui me comprend les reconnaît à la fin comme dépourvues de sens, lorsque par leur moyen – en passant par elles – il les a surmontées. (Il doit pour ainsi dire jeter l’échelle après y être monté.) » une fois monté pour « voir » le monde véritable, on peut jeter l’échelle, qui a accompli son office

»La solution de l’énigme de la vie dans le temps et l’espace se trouve en dehors de l’espace et du temps. » sauf qu’il «  n’y a pas d’énigme «   : puisque le monde ( spatiotemporel ) est imaginaire, la «  solution au problème imaginaire de la vie «  se constate à la  disparition de ce problème ( lors de la compréhension du monde véritable)

«  c’est la raison pour laquelle ceux qui sont passés par une période de doute et de désespoir prolongée, puis sont redevenus conscients du sens de la vie, n’ont jamais pu dire quel est ce sens »

« Sur ce dont on ne peut parler, il faut garder le silence.«

sur le monde véritable , les mots qui sont des « concepts du discours » (logoi) ne disent rien : seuls les mathèmes, modèles humains des Idées, permettent de penser.

L’activité philosophique véritable consiste à clarifier les théorèmes de la physique mathématique , à permettre donc de penser le monde véritable.  La racine du Mal (le mauvais vouloir) consiste à obscurcir ces propositions de la physique, à empêcher cette clarification qu’est la philosophie.

 

 

 

 

 

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