Mike Nichols : «  ce plaisir qu’on dit charnel » (1971)

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La vie amoureuse ( ou sexuelle) est le domaine où se révèle le plus facilement le caractère imaginaire du monde ( puisque celui ci est d’abord et avant tout le plan des générations successives, et la génération suppose le sexe).

ou encore : « l’amour, c’est quelque chose qu’on n’a pas et qu’on donne à quelqu’un qui n’en veut pas «  (Lacan)

ou bien, du même Lacan : «  il n’y a pas de rapport sexuel »

Le « dialogue » entre Candice Bergen et. Arthur Garfunkel, au début du film, alors que l’étudiant essaye de trouver un motif pour aborder la jeune  femme qu’il ne connaît pas encore, est très éclairant, à propos de la différence entre la « personne » qui serait le Moi réel et le « personnage » qu’elle joue, parce que cela lui donne l’illusion de pouvoir le changer . Mais la personne est le personnage, la vie est un songe, mais pas une pièce de théâtre. On veut donner le change, se cacher derrière un masque, mais le masque est inexistant, il ne permet pas de se cacher très longtemps. Qu’est ce qu’on veut cacher ? Le Moi vital, qui nous fait un peu honte. Si c’était le Moi spirituel qui était en jeu dans l’amour, ça se saurait, depuis le temps..

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