« Une merveilleuse histoire du temps » film sur la vie de Stephen Hawking (2014)

https://hottandphilosophy.wordpress.com/2019/05/06/une-merveilleuse-histoire-du-temps-2014-film-sur-stephen-hawking/

Je ne l’ai pas encore regardé jusqu’au bout mais la scène la plus importante à mon avis se situe à 20 muinutes 37 : c’est celle où le jeune Stephen Hawking, étudiant à Cambridge, assiste à une conférence de Roger Penrose. Il est à cette même époque de sa vie frappé par les premiers signes de la sclérose latérale, et vit une histoire d’amour qui conduira à son mariage avec Jane, avec laquelle il aura deux enfants. C’est à la suite de cette conférence qu’il aura l’idée de sa thèse sur le Temps, selon laquelle l’Univers serait issu d’une singularité d’espace temps, ce que l’on nomme un trou noir. Il y a d’ailleurs une scène formidable du film au cours de laquelle son professeur l’encourage à développer les mathématiques associées. Lorsqu’il apprend qu’il est malade et croit qu’il ne lui reste que deux ans à vivre, il entend consacrer ce court espace de temps à démontrer mathématiquement sa thèse sur l’origine de l’univers. Ce moment du film mélange donc deux événements du monde imaginaire, le mariage et les enfants, ainsi que la maladie et la mort, et ce qui oriente Stephen vers le monde véritable, c’est à dire ce que Spinoza appelle le Vrai Bien.  Le Graal c’est la quête du Graal. Dieu c’est la recherche de Dieu. Le monde véritable c’est le monde imaginaire transfiguré par la Raison désintéressée qui prend la place de l’instinct vital:

« …si les religions sont nées de l’homme, c’est à chaque instant qu’il lui faut échanger le Dieu de l’homo faber, le Dieu forgé par l’intelligence utilitaire, instrument vital, mensonge vital, tout au moins illusion systématique, pour le Dieu de l’homo sapiens, Dieu des philosophes et des savants, aperçu par la raison désintéressée, et dont aucune ombre ne peut venir qui se projette sur la joie de comprendre et d’aimer, qui menace d’en restreindre l’espérance et d’en limiter l’horizon.« 

Alors pourquoi accepte t’il de se marier, alors qu’il pense n’avoir que deux ans pour sa recherche du Bien véritable ? Pour ne pas abandonner Jane qui lui dit qu’elle l’aime.. évidemment ce n’est que mon opinion, je ne connais pas la vérité sur cette histoire. Et attention je ne dis pas, même si je le pense tout bas, que la recherche du Bien véritable passe par la « théorie de tout « en physique.

l’influence de Roger Penrose, mathématicien platonicien ,  est déterminante:

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Roger_Penrose

«Penrose défend, dans ses principaux ouvrages, une vision platonicienne des mathématiques et rejoint, sur le fond, les positions similaires de Roland Omnès[5] ou Alain Connes[6]. Il exprime sans ambiguïté son point de vue, par exemple dans L’Esprit, l’ordinateur et les lois de la physique :

« j’imagine que chaque fois que l’esprit perçoit une idée mathématique, il prend contact avec le monde platonicien des idées […] Quand nous « voyons » une idée mathématique, notre conscience pénètre dans ce monde des idées et prend directement contact avec lui. «

C’est exactement le malebranchisme qui imprègne ce blog. Il y a trois mondes : physique, mental, spirituel (monde des idées de Platon)

le monde imaginaire c’est le monde physique plus le monde mental coupé des modèles mathématiques humains , appelés ici mathèmes, des Idées

le monde véritable c’est le monde physique et mental éclairé par la lumière intelligible des Idées.

http://messianisme.blogg.org/le-platonisme-de-roger-penrose-a116569294

http://mathesis.blogg.org/le-monde-platonicien-des-idees-et-les-mathematiques-a115764344

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