Max Tegmark : le multivers (univers parallèles)

https://space.mit.edu/home/tegmark/multiverse.pdf

Cet article débute avec cette hypothèse folle en apparence :

à une distance énorme de 10 puissance (10 puissance 29) mètres d’ici se trouve une personne qui est une exacte copie de moi même , dont  la vie a été exactement la même que la mienne jusqu’ici,  mis à part le fait que cette personne décide d’arrêter de lire l’article « Parallel  universes  «  alors que je continue. C’est une conséquence du modèle cosmologique le plus simple et le plus utilisé : un espace non courbé et non borné à distribution de matière uniforme.

les zones les plus éloignées de l’Univers que nous puissions observer sont situées à une distance de 4 x 10 puissance  26 mètres , soit la distance parcourue par la lumière  sur   les 14 milliards d’années depuis le Big Bang. Encore cette distance augmente t’elle chaque année d’une année-lumière: tel est le rayon de l’univers observable, appelé aussi « volume de Hubble »

ceci correspond au niveau I du multivers. Max Tegmark distingue 4 niveaux, voir la figure page 2 ou :

https://space.mit.edu/home/tegmark/quantum.html

La hiérarchie en quatre niveaux est expliquée au début de cette note de 2009:

https://arxiv.org/pdf/0905.1283.pdf

Max Tegmark affirme que la question n’est pas de savoir s’il y a des univers parallèles, mais en combien de niveaux. Il ne s’agit pas d’une théorie parmi d’autres mais de prédictions de théories existantes. Ainsi de même que la relativité générale prédit que l’espace continue à exister à l’intérieur des trous noirs, la théorie de l’inflation cosmologique a comme conséquence l’existence de multiples «  volumes de Hubble » au delà du notre , au delà de notre univers observable; ce sont les univers de niveau I, qui ont les mêmes lois physiques que le nôtre, mais des conditions initiales différentes.

Le niveau II correspond à des lois physique différentes, le niveau III  à la physique quantique, enfin le niveau IV à des structures mathématiques différentes pour constituer l’Univers.

Alors que les univers parallèles de niveau I sont situés à d’énormes distances de l’univers que nous pouvons observer, les univers quantiques, de niveau III, correspondent à des histoires qui divergent lors d’évènements   quantiques  : tout se passe ici même.

 

 

Les deux visions du monde explicitées page 11 ( D two world views) sont associées aux deux paradigmes, aristotélicien et platonicien, d’écrits page 12 suivante , et aux deux perspectives, de la grenouille (frog perspective) et de l’oiseau (bird perspective). Cela recoupe exactement les deux structures mentales distinguées par Brunschvicg :

http://classiques.uqac.ca/classiques/brunschvicg_leon/progres_conscience_t1/progres_conscience_t1_intro.html

«aussi bien, et l’on devra s’en laisser convaincre par les premiers chapitres de notre ouvrage, l’opposition décisive entre l’idéalisme mathématique de la République platonicienne et le réalisme astro-biologique de la Métaphysiquearistotélicienne a défini le thème fondamental de l’Occident dans le domaine pratique comme dans le domaine théorique, indépendamment de toute référence au christianisme. Plusieurs siècles avant qu’il ait commencé d’exercer sa propagande, la polémique de l’Académie et du Lycée apporte le témoignage lumineux qu’il existe deux types radicalement distincts de structure mentale, commandés, l’un par les relations de la science (μαθήματα), l’autre par les concepts du discours (λόγοι). De là procède le problème religieux, tel qu’il se manifeste dans la  terminologie des Stoïciens avec la dualité du Verbe intérieur, ou raison : λόγος ἐνδιάθετος, et du Verbe extérieur, ou langage : λόγος προφορικός. Ce problème, s’il devait prendre dans le christianisme une forme de plus en plus aiguë, ne relève à son origine que de la seule philosophie. »

La figure qui suit, figure 7 de l’article, décrit la hiérarchie des théories scientifiques, au sommet doit se trouver l’hypothétique théorie de tout, qui résultera  du mariage de la Relativité et de la physique quantique

 

This entry was posted in Cochet-Brunschvicg, opposition monde véritable-monde imaginaire, Philosophie, Physique, Science, mathesis, Science-internelle. Bookmark the permalink.