Orson Welles : F for Fake (Vérités et mensonges) 1973 vostfr

« L’art est un mensonge qui aide à comprendre la vérité » est paraît-il de Picasso d’apres Orson Welles, mais comme il dit cela à la fin où il ne cesse , il l’avoue, de mentir… en tout cas cette phrase est une vérité , et elle est énoncée par Welles dans le film.

une autre chose qu’on apprend : le personnage de Kane dans « Citizen Kane » en 1941 devait être joué parJoseph Cotten, et il était inspiré d’Howard Hugues, dont la figure plane sur le film.

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Vérités_et_Mensonges

Un film où l’on retrouve, en plus d’Orson Welles lui même, qui déclencha en 1937 une panique d’anthologie en faisant croire à une invasion extra-terrestre dans une émission déc radio, deux grands faussaires :

Elmyr de Hory , un peintre faussaire :

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Elmyr_de_Hory

Et Clifford Irving, qui a publié un livre sur Elmyr : « Fake » et fut l’auteur de la plus grande supercherie littéraire du siècle:  les fausses mémoires d’Howard Hugues :

https://www.timesofisrael.com/clifford-irving-author-of-faked-hughes-biography-dead-at-87/

Mais pourquoi tous  ces escrocs , manipulateurs, charlatans ? Et ceux là , hauts en couleurs, s’en vantent.. Orson Welles se dit d’abord magicien…

pourquoi le mensonge si seule la vérité peut nous rendre libres ? Chacun ne veut il pas être libre ?

c’est que la vérité est souvent confondue avec la réalité .

Or la réalité c’est que « la vie n’est qu’un pauvre comédien qui se pavane sur la scène une heure durant et qu’ensuite on n’entend plus «

ou encore, comme le dit plus sommairement Orson Welles, « la réalité c’est la mort ».

Et la plupart fuient cette évidence insupportable dans de pieux mensonges

Le mensonge, la manipulation, l’imposture, prend son origine dans la certitude de la mort qui viendra un jour.

c’est bien pour cette raison que seule la vérité peut faire que « nous ne goûtions pas de la mort » .. devenir immortel et puis mourir… pas une nouvelle  fable, mais la prise de conscience que ce qui est universel en nous ne meurt pas à la mort du corps

 

 

Le film d’Orson Welles en 1973:

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