Christian Cherfils : « Un essai de religion scientifique; introduction à Wronski »

On peut lire ce livre remarquable ici :

http://rcin.org.pl/impan/Content/5906/WA35_13862_5015_Un-essai.pdf

Eh oui ! Wronski !! J’assume , sous la hache du bourreau je persiste et signe, et en poussant des grognements d’ours, encore :

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/category/philosophie/wronski/page/2/

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/category/philosophie/wronski/page/1/

Alors je garde la tête froide : disons le tout net, le style de ces « œuvres » est souvent ampoulé, et d’une grandiloquence qui frise le ridicule… et j’ai bien peur que l’on puisse dire la même chose des articles publiés ici, depuis le temps que je le lis, ce « style » reconnaissable entre tous a sans doute déteint sur moi !

non, ce n’est pas un charlatan, mais  il n’a pas su prendre le train en marche , pourtant il vivait à l’époque de Galois, ses œuvres mathématiques sont écrites dans le langage des « équations » , pas dans celui des structures ou des catégories, qui date d’un siècle plus tard, d’ailleurs même Bourbaki a rejeté les catégories, et ce fut la raison pour laquelle Grothendieck prit ses distances avec le groupe..

Qu’est ce qu’une équation ? rien d’autre qu’un isomorphisme dans une catégorie, ou entre catégories, ou bien une notion plus faible, comme une équivalence :

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Équivalence_de_catégories

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Isomorphisme_de_catégories

Il y a aussi l’épisode balzacien du « oui et du non », avec le riche « disciple «  Arson , à propos duquel j’avais écrit cet article:

https://balzacwronskimessianisme.wordpress.com/2012/04/11/le-proces-intente-a-wronski-par-arson/

Arson qui semble t’il n’était pas un « fourbe » mais une personne de haute valeur, comme le prouve son mémoire que l’on peut télécharger gratuitement sur Google :

https://books.google.fr/books?id=pyYAAAAAQAAJ&pg=PP5&lpg=PP5&dq=arson+appel+à+l’humanité&source=bl&ots=UK57RmfsOj&sig=Le ACfU3U3uFqxnblmQ9P2HUaVP4SSYqNucrg&hl=fr&sa=X&ved=2ahUKEwjfqsTVx6XjAhXgBGMBHdVhAfwQ6AEwA3oECAkQAQ#v=onepage&q=arson%20appel%20à%20l’humanité&f=false

 

https://books.google.fr/books?id=PgkPMSdL15QC&pg=PA1&lpg=PA1&dq=arson+mémoire&source=bl&ots=G6TfAOC_Us&sig=ACfU3U2HhYy5ln4Qn3ZldVy-oTz9qP3e2g&hl=fr&sa=X&ved=2ahUKEwimtrndxaXjAhUpBWMBHTzyDiwQ6AEwBnoECAgQAQ#v=onepage&q=arson%20mémoire&f=false

de même d’ailleurs que la réplique de Wronski :

https://books.google.fr/books?id=uI9aAAAAcAAJ&pg=PA23&lpg=PA23&dq=arson+mémoire&source=bl&ots=UMm1p0Dqvd&sig=ACfU3U0eUJJ6XJcL9ctJ–t8jyPF-_Qk_w&hl=fr&sa=X&ved=2ahUKEwimtrndxaXjAhUpBWMBHTzyDiwQ6AEwBXoECAkQAQ#v=onepage&q=arson%20mémoire&f=false

Seulement la mort de Wronski en 1853 à Neuilly, «  de misère et de famine plus que de vieillesse » prouve à mon sens amplement qu’il n’était pas l’un de ces escrocs qui profitent des autres.

Cherfils explique fort bien la raison pour laquelle la pensée et l’oeuvre de Wronski sont irremplaçables :

page 81 :

»l’homme trouve dans l’identité nécessaire de la sphère de sa réalité individuelle et de la sphère de la réalité universelle les motifs de se fixer des buts propres à ramener les intérêts individuels à la réalité absolue de l’univers. Si l’exercice de notre volonté a lieu par notre être, il est fondé sur notre réalité spirituelle. Donc pour ramener cet exercice de la volonté à la réalité absolue, l’homme doit se fixer et se fixe réellement pour but : la légalité de ses actions (justice) et la pureté de ses maximes (dignité). Mais ces deux buts loin d’être absolus, sont négatifs : il leur manque l’unité suprême . Ces deux buts sont relatifs à un but absolu : ils forment des buts instrumentaux, propres à nous conduire à notre insu,  vers notre but final. »

»De ce but final et absolu, l’essence ne se trouve pas donnée dans notre réalité actuelle . Cette essence doit être produite par notre savoir,  savoir qui , par l’identité absolue de la raison, confond l’individu avec la réalité universelle . Un tel but absolu est possible. Il apparaît problématique. Il est rendu indéfiniment probable  par la tendance infinie de notre raison .Mais il peut être rigoureusement démontré par le fait même de sa fixation.

cette fixation ne saurait avoir lieu que lorsque la liberté de notre savoir se trouve complètement développée dans sa faculté supérieure, la raison »

au fond , Wronski est très proche du Rudolf Steiner du texte magnifique « Credo » qui date de 1888:

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2016/06/17/rudolf-steiner-credo-1888-le-monde-des-idees-est-la-source-mere-et-le-principe-de-toute-existence/

Il me semble aussi  reconnaître dans la triade « EE, ES, EN » celle de l’alchimie « soufre,  sel, mercure », la spontanéité du mercure étant celle du savoir ES.

Les pays communistes au vingtième siècle se sont bien proposés de mettre fin aux collisions des intérêts individuels , qui forment la trame du plan vital, quel que soit la forme de l’Etat ou du régime politique ou économique, mais non pas en élevant la sphère individuelle à la sphère universelle, seulement en niant et tentant d’anéantir la sphère individuelle, c’est à dire non pas en aidant l’être à passer en savoir, mais en anéantissant l’être, dans des camps de concentration voués à l’anéantissement des corps vivants, ou bien par la famine provoquée, comme en Ukraine : ceci s’appelle génocide, et ce n’est pas un objectif politique ou spirituel  : tuer le corps ne libèrera jamais l’esprit. Si la « lutte finale » était le but final et absolu que doit se donner  l’humanité (peut être en ce 21 eme siècle , qui ressemble de plus en plus à un seuil vers… ailleurs, et l’on sait bien que « la vérité est ailleurs) cela voudrait dire que le savoir se ramène à l’être, le plan internel au plan vital. C’est exactement la même chose qu’avec  le paradis promis par le Coran, une éternité de sexe avec des houris qui savent y faire et des échansons éternellement jeunes qui servent des liqueurs qui ne donnent pas la gueule de bois le lendemain, d’ailleurs il n’y a plus de lendemain, tout comme « il n’y a plus d’après à St Germain des prés «  . Certes les amants ont coutume, pendant l’étreinte, de se promettre un amour éternel, mais si la réalité les prenait au mot, ils seraient bien embêtés de se retrouver nulle part ailleurs que dans les jardins d’Allah  .

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