Yves Cochet pense que la fin de l’humanité aura lieu en 2035; il a tort, c’est pour 2030

https://www.francetvinfo.fr/meteo/climat/video-pour-l-ex-ministre-de-l-environnement-yves-cochet-la-fin-du-monde-aura-lieu-en-2035_3528107.html

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2019/07/01/fin-du-monde-et-si-cetait-serieux/

J’ai lu et relu « Chronologie des derniers temps » de Gaston Georgel, paru chez Arché en 1986, une époque où personne de sérieux  ne croyait à l’effondrement global, à part quelques échappés d’asile mal peignés et alcooliques.

Gaston Georgel, qui est guénonien, avance la date de 2030, en se basant sur « la doctrine traditionnelle des cycles cosmiques ». Il commence par préciser ce qu’il faut entendre par « derniers temps » : ceux ci doivent clôturer le grand cycle cosmique de 64800 ans que les Hindous nomment Manvantara ou « ère de Manu ». Ce Manvantara n’est pas le premier mais le septième du Kalpa, ou cycle d’un monde et sera suivi de sept Manvantara futurs ; il s’ensuit que la prochaine « fin des Temps » en 2030 se situe exactement au milieu du Kalpa , se situant à 7 x 64800 = 453600 ans du début et de la fin du Kalpa.  Il n’y a pas, selon Georgel, d’autre cycle plus grand que le Kalpa , d’une durée globale de 2×453600= 907200 ans.

des objections incontournables se présentent, à commencer par la différence énorme avec les datations attribuées à la science cosmologique moderne : 4 milliards  d’années pour la Terre, 13,7 milliards d’années pour l’Univers. Cette discordance s’explique selon Gaston Georgel, en tenant compte de la conception cyclique du temps chez les Anciens opposée à la chronologie rectiligne moderne : il cite un article de lui en 1970 dans « Études traditionnelles », établissant une relation mathématique permettant de passer de l’une à l’autre chronologie, mais comme je n’ai pas lu cet article je m’abstiendrai à ce sujet .

Mais il existe aussi des différences importantes entre les données de provenance mythologique , notamment les chiffres astronomiques, en millions d’années de la tradition hindoue, qui se retrouvent dans la Théosophie, et  dont paraît il rené Guénon a suggéré qu’ils avaient pour objectif d’égarer les curieux.

Le livre de Gaston Georgel réunit plusieurs traditions différentes et les met en cohérence . La doctrine traditionnelle des quatre âges de durées décroissantes, d’or,  d’argent, d’airain et de fer , est commune aux traditions latine  et hindoue. C’est l’âge de fer d’Ovide et Virgile , appelé Kali Yuga par les Hindous, qui représenterait les « derniers temps » , ayant une durée de 6480 ans. Hésiode subdivise ce dernier âge sombre en deux « races » : la « race des héros » qui a péri sous les murs de Troie, puis la « race de fer » qui a débuté vers 1100 avant notre ère.

Dans la tradition juive, c’est le cycle de Daniel qui équivaut à la période des « derniers temps » et débute avec le sixième siècle avant JC.

La tradition chrétienne fait commencer les derniers temps avec l’Ascension du Christ, jusqu’à son retour à la fin des temps, soit de 30 à 2030 environ. Ces 2000 ans   prédits par de nombreux Pères de l’Eglise représentent la fin des 6480 ans de l’âge sombre hindou ou latin et donc la clôture des 64800 ans du Manvantara tout entier de l’actuelle humanité .

Cette date de 2030 est confirmée par les prédictions énoncées explicitement en 1923  par l’écrivain russe Ossendowski dans « Bêtes, hommes et dieux »; il s’agit d’une prophétie d’origine mongole qui affirme  en 1891:

» dans la cinquantième année apparaîtront trois grands royaumes qui dureront 71 ans . Ensuite il y aura 18 ans de guerres et de destructions. Alors les peuples de l’Agarthi sortiront de leurs cavernes souterraines et apparaîtront sur la surface de la Terre »

ce qui donne : 1891 + 50 + 71 + 18 = 2030

 

ce qui correspond aussi à la « prophétie des papes «  dont la clef numérique a été trouvée par Raoul Auclair :

1143 + (8x 111)= 2031

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Prophétie_de_saint_Malachie

Mais les périodes secondaires peuvent elles mêmes se subdiviser, ainsi la dernière année cosmique de 2160 ans du Kali Yuga :

de 130 avant JC à 590 après JC  : cycle prophétique

de 590 après JC à 1310 après JC : cycle sacerdotal

de 1310 après JC à 2030 après JC : cycle royal

(chacune de ces périodes fait 720 ans , soit le tiers de l’année cosmique de 2160 ans) .

Le dernier âge des Temps modernes couvre la  période de 1958 ( naissance de la 5 eme république ) à 2030 , fin de l’humanité actuelle, 72 ans soit un dixième du cycle moderne (royal) , Gaston Georgel la subdivise en quatre périodes décroissantes suivant le schéma «  4 3 2 1 »:

– De 1958 à 1987 :

-de 1987 à 2009

– de 2009 à 2023

– de 2023 à 2030

Nous qui vivons en 2019, nous nous situons dans la phase de dissolution et de destruction qui clôt le cycle total. Pour la France la période 2009-2023 peut être appelée  «  Sarkozy-Macrollande » ; et quant à celle de sept ans qui termine la fin des Temps, attendons nous à quelque chose de terrible, pire encore que Macrollande !

Mais pessimisme comme optimisme ne concernent que le centre vital d’intérêt.. ce n’est qu’un mauvais moment à passer, il faut bien faire une fin..mourir .

et si possible devenir immortel avant de mourir  :

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2019/06/25/quest-ce-que-limmortalite/

 

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Philippe_IV_le_Bel

Avant le début du livre de Gaston Georgel  se trouve une brève introduction titrée « l’horloge du jugement dernier « :

« Chronologie des derniers temps, voilà un titre qui aurait bien amusé les savants de la «  Belle époque » … personne ne rit plus aujourd’hui et pour cause : il suffit de laisser la parole aux savants d’aujourd’hui »

En 1986, année de parution de « Chronologie des derniers temps », on ne parlait pas autant qu’aujourd’hui de la dégradation de l’environnement et de la finitude des ressources naturelles, pourtant connues par les experts dès les années 50 et révélées  au monde par le rapport Meadows en 1972 :

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Les_Limites_à_la_croissance

Par contre l’URSS ne s’était pas encore effondrée ( ce qui montre d’ailleurs la possibilité d’un effondrement global) et la crainte d’une apocalypse nucléaire était forte. En 1984 sortit en France le film « Le jour d’après » ( du même titre que le film qui devait sortir vingt ans plus tard sur l’apocalypse climatique), montrant de manière réaliste les conséquences effroyables d’une guerre nucléaire sur la vie des américains :

après « Docteur folamour » de Kubrick  et « Failsafe » de Lumet en 1964, sur un mode plus parodique et moins « réaliste »  dans le cas de Kubrick. On sait aussi maintenant que l’humanité est passée tout près du conflit nucléaire en 1962 avec la « crise des missiles de Cuba » , ce qui fait l’objet du film « Treize jours »

 

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Treize_jours

Aujourd’hui, en 2019, les risques de guerre nucléaire ont ils diminué ? Bien au contraire, et je suis pour ma part persuadé qu’ils sont bien plus importants pour la décennie à venir que ceux liés au réchauffement climatique et à l’extinction climatique. D’ailleurs après les affaires Baupin  et De Rugy l’écologie est fâcheusement associée aux « homards, champagne, dolce vita et mains aux fesses » .

»Notre héritage n’est précédé d’aucun testament «  : l’humanité contemporaine se trouve placée dans une situation inédite ,  jamais expérimentée dans l’histoire connue, exprimée dans l’anthroposophie  par la notion de « passage du Seuil »

https://gregoireperra.wordpress.com/2011/01/05/la-spiritualite-du-cinema-de-tarkowski/

Dans le « messianisme » d’Hoené Wronski, l’humanité en cette époque peut et doit se fixer des buts absolus : c’est ce qu’il appelle « autocréation de l’humanité «   :

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2018/04/17/wronskiscienceinternellereformeabsolue-les-sept-realites-fondamentales/

« Le messianisme, cette union finale de la philosophie et de la religion, qui, comme telle, constitue, d’une part, la philosophie absolue, et de l’autre, la religion absolue, c’est-à-dire, le paraclétisme, annoncé par Jésus-Christ, doit produire et accomplir les sept réalités fondamentales de l’homme, savoir: 1° ) Il doit fonder péremptoirement la vérité sur la terre, et réaliser ainsi la philosophie absolue. 2° ) Il doit, suivant l’Écriture-Sainte, accomplir la religion révélée, et réaliser ainsi la religion absolue, le paraclétisme. 3°. ) Il doit, suivant des principes à priori, réformer et établir définitivement les sciences. 4°.) Il doit, conformément aux lois augustes de la liberté de l’homme, expliquer l’histoire. 5°. ) Il doit, pour faire cesser l’actuelle tourmente politique des nations, découvrir le but suprême des États. 6°. ) Il doit, par la spontanéité propre de la raison, fixer les fins absolues de l’homme. 7°. ) Enfin, il doit, en vue de ces fins augustes, dévoiler les destinées respectives des différentes nations.”

ce but final et absolu de l’humanité ne peut être à mon sens, et dans le langage qui est depuis le début celui de ce blog, qu’élaborer, créer un mathème parfait de l’Idée d’Etendue Intelligible , ou encore de l’Idée d’Un. J’ai toujours dit ici que les mathèmes sont seulement des modèles humains mathématiques des Idées intelligibles, et qu’ils sont perfectibles indéfiniment, ne s’identifiant jamais à ce qu’ils modélisent, les Idées, et donc que les ∞-catégories ou ∞-cosmoi ne sont pas des Idées, mais seulement des mathèmes d’Idées. Mais la méditation incessante et patiente des œuvres de Wronski, à laquelle je me livre depuis plus de 30 ans fait que je serai peut être amené à reconsidérer ma position. Il y a aussi l’inflexion récente de mes recherches en direction de la physique  : le but final et absolu de l’humanité, par la découverte duquel elle se crée elle même, tout en assistant à la création propre de Dieu, ce pourrait être la découverte de la « théorie de Tout », qui n’est pas encore effective à ce jour.

si ce but absolu est atteint, donnant à l’humanité une valeur absolue, alors la fin prochaine de l’humanité, qui n’est pas la « fin du monde » mais le passage à un nouveau Manvantara pour une humanité nouvelle, n’a pas de quoi nous inquiéter, bien au contraire : nous n’aurons plus à supporter la propagande du JT tous les soirs. Et quant au remplacement des voitures automobiles par des calèches, moi j’achète !

Mais en cas d’apocalypse nucléaire, ce ne sera peut être pas aussi « Roman à l’eau de rose » que ça !

Seul importe notre lien à l’Esprit, et celui ci est une certitude hors d’atteinte de toute contingence si notre but absolu est atteint..

» L’alternative insoluble de l’optimisme et du pessimisme ne concernera jamais que le centre vital d’intérêt; nous pouvons être et à bon droit inquiets en ce qui nous concerne de notre rapport à l’esprit, mais non inquiets de l’esprit lui même que ne sauraient affecter les défaillances et les échecs, les repentirs et les régressions d’un individu, ou d’une race, ou d’une planète. Le problème est dans le passage , non d’aujourd’hui à demain, mais du présent temporel au présent éternel. Une philosophie de la conscience pure, telle que le traité de Spinoza « De intellectus emendatione » , en a dégagé la méthode, n’a rien à espérer de la vie, à craindre de la mort. L’angoisse de disparaitre un jour, qui domine une métaphysique de la vie, est sur un plan; la certitude d’évidence qu’apporte avec elle l’intelligence de l’idée, est sur un autre plan«

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