Les Ensorcelés (The Bad and the Beautiful) de Vincente Minnelli : “Jonathan Shields présente”

Newstrum - Notes sur le cinéma

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Il y a dans Les Ensorcelés (1952) de Vincente Minnelli l’un des plus beaux raccords de l’histoire du cinéma : dans le bureau du producteur Harry Pebble (Walter Pidgeon), la caméra s’avance vers un Oscar, cette statuette dorée représentant un homme joignant ses mains sur la garde d’une épée, pareille à un blason héraldique ; au moment où nous en sommes suffisamment proches pour voir distinctement sa silhouette, un fondu-enchainé nous transporte dans le passé ; en lieu et place de la statuette, apparait désormais un homme de même stature se tenant dans la même position. C’est Jonathan Shields (Kirk Douglas) qui enterre son père, un directeur de studio ruiné. Autour de lui, d’autres hommes, mains jointes aussi, qui ont été payés par le fils pour jouer les figurants dans des funérailles qu’il voulait dignes du défunt et qui sont semblables à une production cinématographique. Par ce fondu-enchainé, Minnelli révèle…

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