Quentin Tarantino : once upon a time in Hollywood

J’aurais aimé dire du mal de Tarantino, j’ai détesté Pulp fiction et Inglorious basterds, mais j’avoue que j’ai aimé ce film là ( qu’il vaut mieux voir en vo) , enfin sauf la fin si tarantinienne

(attention Spoilers dans ce lien)

http://www.allocine.fr/article/fichearticle_gen_carticle=18683027.html

au fond QT est resté un grand enfant, mais peu importe : nous savons très bien ce qui s’est passé à Cielo drive le 8-9 août 1969 , de même que ce qui s’est passé sur la Lune le 21 juillet 1969 , trois semaines avant la tuerie .  Et une semaine après, c’était Woodstock:

Mais c’est aussi cette année, aussi en Californie,  que la vague hippie est morte une seconde fois : le 6 décembre 1969, avec le concert d ´Altamont envahi par la drogue et la violence : il y eut 4 morts, dont un spectateur, Meredith Hunter, qui toutefois avait sorti un revolver, poignardé par  un Hell’s Angel du service d’ordre recruté par les Rolling Stones, qui sont entièrement responsables du désastre, et sont tout sauf des hippies

 

Still from ‘Gimme Shelter’ film about the Rolling Stones free concert at Altamont Speedway, December 1969. Hells Angels stabbed Meredith Hunter to death after he allegedly pulled a gun.
***TMoS GRABS***

Mais peu importe : on sait après 1969 avec certitude que la drogue n’amène pas la liberté et l’amour , pas plus que « l’amour libre » devant un feu de camp. « Faites l’amour pas la guerre » est un slogan idiot comme cette époque pacifiste fleurs dans les cheveux, qui a fini par des tueries. L’Amour « Maître des cieux » c’est l’Amour-Agapé inconditionnel, ou plutôt sans doute « Amor Dei intellectualis «  de Spinoza, dont je parlerai dès que je l’aurai compris. En tout cas ça ne se trouve ni dans les bars  ( fussent ils topless comme les affectionnait Richard Feynman) ni dans les bordels

En 1969 j’avais 16 ans depuis décembre 1968, et je ne laisserai personne dire que la tuerie d’août à LA n’a pas eu lieu . J’ai bien senti en ces jours là que quelque chose prenait fin, je ne savais pas encore que c’était notre innocence et notre bêtise, je parle pour moi. Par contre Woodstock et Altamont, je n’ai pas fait attention, pas plus qu’aux manifestations de Mai 68, j’aurais peut être dû. Ce n’est que  six ans plus tard, avec le film « Taxi driver » que j’ai compris que face à la solitude de « God’s lonely man »  , toute cette imposture des bons sentiments, ce n’était que du pipi de chat

Los Angeles , déjà  terreau du meurtre atroce  du Black dahlia en 1947, ce n’est pas la ville des anges :

https://meditationesdeprimaphilosophia.wordpress.com/2012/06/04/black-dahlia-los-angeles-les-anges/

mais la ville de Hollywood, prise pour thème de nombreux films comme LA confidential, The big Lebowski , Mulholland drive , Black Dahlia et biens d’autres, auxquels il convient d’ajouter désormais Once upon a time in Hollywood. Hollywood est autoréférentiel, ou idolâtre , c’est comme on veut.. et le sens de la fin du film de Tarantino,  s’il y en a un, ce doit être que la capitale du sang , du simulacre et des sacrifices humains gagnera toutes les guerres, sauf bien entendu la dernière, celle de la Vérité ..

 

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