1939 la France entre en guerre : émission de France 3 à revoir jusqu’au 2 octobre

www.france.tv/documentaires/histoire/1052665-1939-la-france-entre-en-guerre.html

De Gaulle note depuis Londres, en appelant à la continuation du combat, que « la France a été vaincue par la force mécanique, et que cette défaite sera surmontée par un accroissement de force mécanique «

mais c’est là un non-sens ; une force mécanique est mise en œuvre par des hommes, et s’il y avait un retard de la France sur l’Allemagne quant à l’aviation, ce fossé n’était pas insurmontable.

Non la véritable cause de la défaite, c’est qu’en Allemagne la direction de l’état major avait été remplacé après la défaite de 1918, par des officiers plus jeunes, mieux au courant des avancées techniques, dans l’aviation et les blindés, et des possibilités qu’elles offraient, tandis qu’en France les vieilles ganaches, comme Gamelin et Pétain, restaient en poste.

Sartre a fait l’expérience de la drôle de guerre, dans « La mort dans l’âme » Mathieu l’intellectuel découvre la guerre :

http://litterature-pour-tous.over-blog.fr/article-xx-eme-jean-paul-sartre-les-chemins-de-la-liberte-56052180.html

«Nom de Dieu, dit-il à voix haute, il ne sera pas dit que nous n’ aurons pas tenu quinze minutes.
Il  s’ approcha du parapet et se mit à tirer debout. C’ était une énorme revanche ; chaque coup de feu le vengeait d’ un ancien scrupule. (…) Il  tirait, les lois volaient en l’ air, tu aimeras ton prochain comme toi-même, pan dans cette gueule de con, tu ne tueras point, pan sur le faux jeton d’ en face.  Il tirait sur l’ homme, sur la Vertu, sur le Monde : la liberté, c’ est la Terreur ; le feu brûlait dans la mairie, brûlait dans sa tête ; les balles sifflaient, libre comme l’ air, le monde sautera, moi avec, il tira, il regarda sa montre ; quatorze minutes trente secondes ; il n’avait plus rien à demander sauf un délai d’une demi-minute, juste le temps de tirer sur le bel officier si fier qui courait vers l’ église ; il tira sur le bel officier, sur toute la Beauté de la Terre, sur la rue, sur les fleurs, sur les jardins, sur tout ce qu’il avait aimé. La  Beauté fit un plongeon obscène et Mathieu tira encore. Il tira ; il était pur, il était tout puissant, il était libre.

Quinze minutes. »

Ce qui est frappant, à propos des réactions à la catastrophe survenue en Mai 1940, dans le documentaire de France 3 comme dans le roman de Sartre, c’est le caractère vital, non intellectuel,  de celles ci . Comme le note Patrick Buisson dans «  Amour et sexe sous l’occupation »:

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2016/05/28/occupation-1940-1944-les-annees-erotiques/

On note pendant toute cette période de l’occupation une exacerbation des instincts vitaux et sexuels.

un exemple de réaction opposée : celle de Brunschvicg, que Sartre qui avait été son élève à Normale, détestait . Brunschvicg en tant que juif et époux de Cécile Kahn qui avait été secrétaire d’état de Blum, dut fuir Paris du jour au lendemain, abandonnant son appartement et sa bibliothèque, pour se réfugier dans la clandestinité. Mais il ne céda pas d’un pouce sur ses positions philosophiques :

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/leon-brunschvicg-le-destin-dun-philosophe-sous-loccupation-juin1940-janvier-1944/

 

 

 

 

 

 

 

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