« Les amants du Flore » (2006) : téléfilm sur Sartre et Simone de Beauvoir dans les années 30

Version avec sous titres anglais de ce film réalisé par Ilan Duran Cohen, mais cela ne gêne pas la compréhension des dialogues pour les spectateurs francophones ; le film est ici sur Vimeo:

Le film commence en 1929, année où Sartre a 24 ans et Simone de Beauvoir 21 ans, puis se poursuit la décennie suivante où les deux tourtereaux reçus à l’Agrégation de philosophie se retrouvent enseignants dans des villes différentes. Sartre part en Allemagne et se passionne pour la phénoménologie husserlienne, qui lui a été vantée par Raymond Aron : tous les trois ( Aron, Sartre et Beauvoir) , auxquels il faut ajouter Paul Nizan, avaient été élèves de Léon Brunschvicg à Normale, mais alors qu’Aron admirait le Maître , Sartre et Nizan le détestaient ( et sans doute Beauvoir aussi) et le considéraient comme un « intellectuel chien de garde de la bourgeoisie ») . C’est d’ailleurs le titre du livre polémique que Nizan publia en 1932 : « Les chiens de garde »

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Les_Chiens_de_garde

livre qu’on peut lire sur Wikisource :

https://fr.m.wikisource.org/wiki/Les_Chiens_de_garde

Je lui consacrerai un article dédié le plus tôt possible, car comme on s’en doute bien, le « chien anticommuniste » que je suis, admirateur de plus de Brunschvicg et dans une moindre mesure de Raymond Aron  et d’Eric Zemmour n’est pas tout à fait d’accord avec Sartre et son ami Nizan. Sartre qui déclarait au cours des années 60 que « tout anticommuniste est un chien »; il n’avait d’ailleurs rien trouvé à redire au stalinisme , que Louis Ferdinand Céline avait dénoncé dès 1936, en revenant d’un voyage en Russie.

Nizan, le communiste , grand père d’Emmanuel Todd, fut tué en 1940 à Dunkerque, Sartre et Beauvoir choisirent eux aussi la résistance, mais d’une façon moins dangereuse , sur laquelle je vais maintenant revenir, car comme on le sait je suis pour la quête de la vérité, même sur les draps, beaux ou laids.

C’est le HuffPost, pas précisément connu pour sa « LGTophobie » qui le dit :

https://www.huffingtonpost.fr/nicolas-bersihand/lettre-de-simone-de-beauv_b_4562442.html

« engagée avec Sartre dans un polyamour mythique et pionnier à cette époque, distinguant leur amour “nécessaire” des autres “contingents”, volontiers lesbienne, scandaleuse (elle fut renvoyée de l’Education nationale sous Vichy pas pour faits de résistance, mais pour corruptions de mineure) »

Je laisse au Huff son appréciation :

« sa liberté tranche avec son temps.«

mais on le sait, je suis un ennemi de l’émancipation façon 68 , un fieffé réac qui ose penser, et même dire,  que « la liberté, cela ne se réduit pas à coucher avec qui l’on veut, quand on veut et dans la position qu’on veut » .

Mais quel fut ce « contrat » entre les deux tourtereaux, auquel le téléfilm fait allusion ? Sartre se déclare ennemi du mensonge , mais « pas prêt pour la monogamie » : le philosophe génial  a besoin d’action , comprenez «  de tirer son coup sur et dans tout ce qui porte jupe et jarretelles «, ce qu’il appelle « des amours contingentes »  et il admet dans sa générosité sublime que son « unique amour nécessaire » Simone de Beauvoir puisse faire de même de son côté, mais à une condition : qu’ils se racontent tout, même les détails les plus graveleux. C’est ainsi que commence ce « polyamour » qui se développe de façon « intéressante » (Pour Sartre) : car Beauvoir, bisexuelle,    met en application le « contrat » avec des jeunes filles qu’elle n’a aucun mal à trouver puisqu’elle enseigne la philosophie dans des lycées de filles.

puis, après avoir goûté  la « chair fraîche «  elle apporte le gibier à Sartre, qui se fait violence et accepte d’initier ces jeunes mineures aux joies de l’amour. Cela se passe ainsi avec Olga Kosakiewicz

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Olga_Kosakiewicz

puis en 1937 avec Bianca Bienenfeld , née en 1921 , donc âgée de moins de 16 ans, élève  au lycée Molière de la belle Simone , qui faisait sans doute des études de terrain préparatoires au « Deuxième sexe ». Bianca était juive (comme Olga d’ailleurs) et elle a été larguée avec pertes et fracas par les deux « diaboliques » en 1940, quand cela a commencé à barder : de méchantes langues diraient que Sartre et Beauvoir ( qui certes ne devait pas être « mauvaise langue » compte tenu de son savoir faire au lit) ont été lâches devant le risque encouru face à l’administration antisémite de Vichy.

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2016/07/05/bianca-lamblin-nee-bienenfeld-memoires-dune-jeune-jeune-fille-derangee/

Apres la mort de Simone de Beauvoir en 1986, Bianca Bienenfeld devenue Bianca Lamblin ( à quelque chose mariage est bon) a écrit « Mémoires d’une jeune fille dérangée » sur cette période, et l’on peut en lire des extraits révélateurs sur ce lien :

https://www.denistouret.net/textes/Lamblin.html

On ne peut s’empêcher de faire le rapprochement entre le « féminisme » de Simone de Beauvoir et les succès actuels de l’idéologie LGBT , avec le « mariage pour tous «  il y a quelques années, puis la PMA pour les femmes célibataires ou en couple, et ensuite sans doute la GPA autorisée aux couples gays . Car sinon il y aurait discrimination pour les couples d’homme par rapport aux couples de femmes, et le regard de Marlène Schiappa se voilerait de tristesse.

j’ai été ému jusqu’aux larmes par la scène de la mort de Lola dans le téléfilm « Les amants du Flore » , Lola l’amie de Simone, mariée de force à un méchant catholique par sa famille, et morte peu après .

Seulement voilà : il va bien falloir après Macron qu’un adulte siffle la fin de la récré , sinon c’est l’Islam qui va le faire à sa manière un peu « musclée ». Vivre d’amour et d’eau fraîche , c’est bien beau , et j’ai moins le droit que tout autre d’émettre des objections « morales » compte tenu de la vie qui a été la mienne quand j’étais jeune. Mais les politiques doivent s’occuper du remplacement des générations, c’est leur devoir, si tant est que ce mot ait encore un sens pour eux ou pour qui que ce soit.

Et pour mettre au monde et élever des enfants, l’humanité n’a pas encore trouvé mieux que le mariage entre un homme et une femme. Attention, je ne dis pas que le mariage entre deux femmes ou deux  hommes, c’est mal; je tiens à ma peau. Mais il existe quelque chose qui s’appelle « principe de précaution » dont on nous rebat les oreilles depuis longtemps, et dont on devrait se rappeler  ici. C’est sans doute dans la décennie 2030-2040 que les enfants élevés par un « parent 1 » et un « parent 2 » arriveront à l’âge adulte en nombre suffisant  pour que l’on puisse juger du résultat.. si du moins l’humanité existe encore :

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2019/07/14/yves-cochet-pense-que-la-fin-de-lhumanite-aura-lieu-en-2035-il-a-tort-cest-pour-2030/

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