Jean Vladimir Térémetz et Clémence Royer

Si je ne donnais aucune place ici aux « voix  discordantes » des auteurs qui  défendent des thèses opposées à celles de ce blog, quelle serait la différence entre moi et les fanatiques islamistes que je pourfends ici ?

Jean Vladimir Térémetz est persuadé que la physique doit être « libérée des mathématiques »:

http://jean.teremetz.free.fr/2_CE-QU-EST-L-UNIVERS.pdf

J’avais déjà rédigé un court article sur lui :

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2016/07/29/jean-vladimir-teremetz-veut-liberer-lhumanite-et-la-science-des-mathematiques/

«les mathématiques, ces abstraits outils, nous sont utiles pour contrer, circonvenir et manipuler cet univers le moins péniblement possible; pour comprendre, pour voir, ce qu’est réellement, con- crètement ce dernier, qui n’est en rien abstrait, ils ne nous sont pas inutiles, ils nous sont nuisibles, faisant de nous des aveugles.”

ce qu’il rejette, c’est la physique mathématique, c’est à dire  selon Brunschvicg le déplacement dans l’axe de la vie religieuse, de la matière et de la vie à l’esprit :

»Le fait décisif de l’histoire, ce serait donc, à nos yeux, le déplacement dans l’axe de la vie religieuse au XVIIe siècle, lorsque la physique mathématique, susceptible d’une vérification sans cesse plus scrupuleuse et plus heureuse, a remplacé une physique métaphysique qui était un tissu de dissertations abstraites et chimériques autour des croyances primitives.L’intelligence du spirituel à laquelle la discipline probe et stricte de l’analyse élève la philosophie, ne permet plus, désormais, l’imagination du surnaturel qui soutenait les dogmes formulés à partir d’un réalisme de la matière ou de la vie. »

c’est la relativité d’Einstein, apportant le style classique dans la physique moderne , qui débouche sur cette évolution , à partir de l’unité sans couture du mathématique et du physique :

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2019/05/04/leon-brunschvicg-les-conditions-du-progres-spirituel-dans-la-theorie-de-la-relativite/

«c’est l’unité «  sans endroit ni envers » entre le mathématique et le physique qui définit le plus clairement l’apport de la relativité :

»Un trait fondamental est commun aux deux théories de la relativité, c’est qu’elles sont indivisiblement mathématiques et physiques, sans qu’on puisse indiquer ni à partir de quel point la raison et l’expérience auraient commencé de collaborer, ni à quel moment leur collaboration pourrait cesser. La géométrie est physique, autant que la physique est géométrie. Autrement dit, le caractère de la science einsteinienne est de ne pas comporter une phase de représentation imaginative, qui précéderait la phase proprement mathématique de la science. »

Térémetz dit aussi beaucoup de bien de Clémence Royer, dont on trouve  deux ouvrages sur Gallica :

La constitution du monde :

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1143026.texteImage

A propos d’elle : Clémence Royer et sa doctrine de vie :

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9763726r.texteImage

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