Les criminels #Le5ContreLeRegneDuCrime

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2019/04/21/lempire-du-crime-herrschaft-des-verbrechens/

« Amor Dei intellectualis » est défini dans « Raison et religion » de Brunschvicg en 1939, année où le vieux monde tombe à l’Abîme :

»Les théologiens se sont attachés à distinguer entre la voie étroite : Qui n’est pas avec moi est contre moi, et la voie large : Qui n’est pas contre moi est avec moi.Mais pour accomplir l’Évangile, il faut aller jusqu’à la parole de charité, non plus qui pardonne, mais qui n’a rien à pardonner, rien même à oublier : Qui est contre moi est encore avec moi.

 

Et celui-là seul est digne de la prononcer, qui aura su apercevoir, dans l’expansion infinie de l’intelligence et l’absolu désintéressement de l’amour, l’unique vérité dont Dieu ait à nous instruire…. »

Amor Dei intellectualis c’est cela : réaliser que la vérité est Une, qu’elle n’est pas ce fantôme à double face décrit comme « adéquation de la pensée et du monde » , qu’elle n’est pas la vérité propositionnelle, mais qu’elle est et en même temps Progrès infini de l’Intellect et Absolu désintéressement de l’amour, l’Un dont seul Dieu, l’Un Seul puisse nous instruire:

http://classiques.uqac.ca/classiques/brunschvicg_leon/progres_conscience_t2/brunschvicg_progres_conscience_t2.doc#c23_s3

Le désintéressement absolu est celui de Pascal qui, écrit M. Brunschvicg, « nous demande le sacrifice de tous nos intérêts sensibles, en vue d’une transformation totale de l’être, qui nous obtienne, avec la vertu, la lumière et la béatitude ; il nous somme de tout subordonner à l’intérêt moral ; l’homme ne connaît pas une forme plus haute de désintéressement . »

»L’intuition spinoziste n’est rien si elle n’est éternelle et totale, si elle ne se rend capable d’appuyer la transparence et l’universalité de l’amour à l’immanence et à la certitude du vrai. En d’autres termes, il n’y a qu’un problème pour le philosophe, ou plus exactement on est philosophe dans la mesure où l’on parvient à ne plus poser qu’un problème, là où il y en a deux selon le vulgaire, et entre lesquels il lui paraîtrait ridicule de chercher le moindre rapport : apercevoir la vérité dans une telle sphère d’évidence qu’elle ne jette plus d’ombre, porter son amour à une telle hauteur de désintéressement qu’il ne puisse plus devenir cause de tristesse et, par suite, de haine. Cela, c’est tout un pour Spinoza comme pour Platon. La dialectique du Banquet porte à son sommet le μάθημα, et l’Ethica more geometrico demonstrata s’achève dans l’unité de l’amour intellectuel chez l’homme et chez Dieu. »

Le roman le plus important de tous les temps, celui qui gouverne cette « Ère de l’Absolu «  où nous sommes entrés il y a 74ans , à la fin de l’unique guerre de Trente ans 1914-1945 , année aussi du déchaînement du feu nucléaire qui depuis pèse sur l’humanité comme une épée de Damoclès , année enfin de l’invention de la théorie des catégories, instrument de la pensée humaine  enfin adéquate à l’Absolu :

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Théorie_des_catégories

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2019/08/03/ce-sont-les-mathematiques-de-mclane-lawvere-et-grothendieck-apres-1945-qui-donnent-raison-a-wronski-un-siecle-plus-tot/

ce roman , cette œuvre hermétique est « La montagne magique » de Thomas Mann qui s’achève sur le double Abîme du début des années criminelles et de La question « L’Amour s’élèvera t’il un jour ? »

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2016/10/22/cochetbrunschvicg-6-la-conversion-de-la-chair-a-lesprit-dans-le-temps-hermetique/

« Pendant sept ans Hans Castorp demeura chez ceux d’en haut. Ce n’est pas un chiffre rond pour adeptes du système décimal, mais un bon chiffre maniable à sa manière, une étendue de Temps mythique et pittoresque, peut on dire, plus satisfaisant pour l’âme que, par exemple une sèche demi-douzaine….
…C’est ainsi qu’il restait étendu, et c’est ainsi qu’une fois de plus, au plein de l’été, de la saison de son arrivée, pour la septième fois, (il ne le savait pas),l’année accomplissait sa révolution, lorsque…lorsque retentit…
Mais la réserve et la pudeur nous interdisent de renchérir en narrateur zélé sur ce qui retentit et arriva alors…

«Les atroces nouvelles montaient à présent directement des profondeurs du plat pays jusque dans sa loge de balcon, elles ébranlaient la maison, emplissaient la salle à manger de leur odeur de soufre qui oppressait la poitrine , et meme les chambres des grands malades et des motibonds. C’étaient ces instants où le dormeur allongé dans l’herbe, ne sachant pas ce qui lui arrivait, se redressait lentement avant de se mettre sur son séant et de se frotter les yeux…
…il se vit exorcisé, sauvé, délivré, non par ses propres forces, ainsi qu’il dut le constater à sa confusion, mais expulsé par des forces élémentaires et extérieures pour qui sa délivrance était tout accessoire. Mais encore que son petit destin se perdît dans le destin général, une certaine bonté qui le visait personnellement, une cartaine justice divine par conséquent, ne s’y exprimaient elles pas malgré tout? la vie prenait elle encore une fois soin de son enfant gâté, non pas d’une manière légère, mais de cette manière grave et sévère, au sens d’une épreuve qui, dans ce cas particulier, ne signifiait peut être justement pas la vie, mais trois salves d’honneur pour lui le pécheur. Et il tomba donc à genoux, le visage et les mains levés au ciel, qui était sombre et chargé de vapeurs de soufre, mais du moins n’était plus la voûte caverneuse de la Montagne des péchés

» sommes nous? Qu’est ce que cela? Où nous à transportés le songe?
Crépuscule, pluie et boue, rougeur trouble du ciel incendié. Un sourd tonnerre résonne sans arrêt, emplit l’air humide, déchiré par des sifflements aigus, par des hurlements rageurs et infernaux…

…Ah, toute cette belle jeunesse avec ses sacs et ses baïonnettes, ses manteaux boueux et ses bottes ! On pourrait avec une imagination humaniste et enivrée de beauté rêver d’autres images. On pourrait se représenter cette jeunesse : menant et baignant des chevaux dans une baie, se promenant sur la grève avec la bien-aimée, les lèvres à l’oreille de la douce fiancée, ou s’apprenant avec une amicale gentillesse à tirer l’arc. Au lieu de cela, elle est couchée, le nez dans cette boue de feu. C’est une chose admirable et dont on reste confondu qu’elle s’y prête joyeusement, encore qu’en proie à a une inexprimable nostalgie de ses mères, mais ce ne devrait pas être une raison de la mettre dans cette situation.
Voici notre ami, voici Hans Castorp ! De très loin déjà nous l’avons reconnu à la barbiche qu’il s’est laissé pousser à la table des Russes ordinaires. Il brûle, transpercé par la pluie, comme les autres. Il court, les pieds alourdis par les mottes, le fusil au poing. Voyez, il marche sur la main d’un camarade tombé, sa botte cloutée enfonce cette main dans le sol marécageux criblé d’éclats de fer. C’est pourtant lui. Comment ? Il chante ? Comme on fredonne devant soi, sans le savoir, dans une excitation hébétée et sans pensée, ainsi il tire parti de son haleine entrecoupée et chantonne pour lui-même :
Ich schnitt in seine Rinde
So manches liebe Wort…
Il tombe. Non, il s’est jeté à plat ventre, parce qu’un chien infernal accourt, un grand obus brisant, un atroce pain de sucre des ténèbres. Il est étendu, le visage dans la boue fraîche, les jambes ouvertes, les pieds écartés, les talons rabattus vers la terre. Le produit d’une science devenue barbare, chargé de ce qu’il y a de pire,
pénètre à trente pas de lui obliquement dans le sol comme le diable en personne, y explose avec un effroyable excès de force, et soulève à la hauteur d’une maison un jet de terre, de feu, de fer, de plomb et d’humanité morcelée. Car deux hommes étaient étendus là, c’étaient deux amis, ils s’étaient réunis dans leur détresse : à présent ils sont confondus et anéantis.

Ô honte de notre sécurité d’ombres ! Partons ! Nous n’allons pas raconter cela ! Notre ami a-t-il été touché ? Un instant il a cru l’être. Une grosse motte de terre a frappé son tibia, sans doute a-t-il eu mal, mais c’est ridicule. Il se redresse, il titube, avance en boitant, les pieds alourdis par la terre, chantant inconsciemment :
Und sei – ne Zweige rauschten Als rie – fen sie mir zu…
Et c’est ainsi que, dans la mêlée, dans la pluie, dans le crépuscule, nous le perdons de vue.
Adieu, Hans Castorp, brave enfant gâté de la vie ! Ton histoire est finie. Nous avons achevé de la conter. Elle n’a été ni brève ni longue, c’est une histoire hermétique. Nous l’avons narrée pour elle-même, non pour l’amour de toi, car tu étais simple. Mais en somme, c’était ton histoire, à toi. Puisque tu l’as vécue, tu devais sans doute avoir l’étoffe nécessaire, et nous ne renions pas la sympathie de pédagogue qu’au cours de cette histoire nous avons conçue pour toi et qui pourrait nous porter à toucher délicatement de la pointe du doigt le coin de l’œil, à la pensée que nous ne te verrons ni ne t’entendrons plus désormais.
Adieu ! Tu vas vivre maintenant, ou tomber. Tes chances sont faibles. Cette vilaine danse où tu as été entraîné durera encore quelques petites années criminelles et nous ne voudrions pas parier trop haut que tu en réchapperas. À l’avouer franchement, nous laissons assez insoucieusement cette question sans réponse.

Des aventures de la chair et de l’esprit qui ont élevé ta simplicité t’ont permis de surmonter dans l’esprit ce à quoi tu ne survivras sans doute pas dans la chair. Des instants sont venus où dans les rêves que tu gouvernais un songe d’amour a surgi pour toi, de la mort et de la luxure du corps.

De cette fête de la mort, elle aussi, de cette mauvaise fièvre qui incendie à l’entour le ciel de ce soir pluvieux, l’amour s’élèvera-t-il un jour ?
FINIS OPERIS. »

Réponse : cet Amour, qui est « l’unité de l’amour intellectuel chez l’homme et chez Dieu« , s’élèvera sur les cendres d’Eros , les cendres du songe d’amour ..

En attendant, qu’avons nous , dans ce vaste Eros center qu’est l’Europe, un siècle après le début des années criminelles ?

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2019/12/03/la-la-taqiya-freudo-lacanienne-introduite-en-france-par-jacques-derrida/

Nous avons le règne généralisé de la putasserie, qui est le contraire de l’Absolu désintéressement de l’amour, symbolisé par l’amour du parent pour son enfant , si nous savons encore ce que cela veut dire, en ces années de PMA et de GPA..

cet esprit putasssier dont la formule est « tu me donnes ça, je te donne ça «

et nous avons les CRIMINELS qui se présentent comme « les démocrates », opposés à la violence à Hong Kong, avec leurs discours doucereux 50 ans après 1968, 75 ans après le début de l’ère de l’Absolu  :

»en démocratie, on a le droit de manifester, c’est un droit garanti par la Constitution »

«Extermination planifiée des Français par les « élites » françaises schizophrènes et corrompues.

Voici un exemple simple. Nous sommes à ce printemps de l’année 2019 lors duquel de célèbres Gilets jaunes, par dizaines, se font crever les yeux et arracher les bras. Les causes originelles de ce mouvement civique : le Président français a chargé son gouvernement fantoche d’appliquer les « normes européennes » concernant les automobiles et le chauffage, deux objets utilisés au quotidien par les Français. À partir de là a débuté un mouvement qui a montré au monde entier l’obstination génocidaire des cosmopolites gouvernant la VeRépublique :

Gilets jaunes : bilan de la répression policière

aujourd’hui nous sommes le 5 décembre 2019

 

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