La sourate fondamentale pour comprendre le Mal Absolu du Coran : 112 Al-Ikhlas le monothéisme pur

https://www.yabiladi.com/coran/sourate/112/al-ikhlas.html

verset 1:

Dis : «C’est Lui, Dieu l’Unique,

texte arabe phonétique :

Qul huwa Allahu ahadun

Je traduirais pour ma part :

Dis:  « Dieu est l’Etendue Intelligible, Idée de l’Un »

mais l’Idée de l’Un, ou Étendue Intelligible de Malebranche, c’est l’Un comme Immanence radicale à l’esprit humain, or nous allons voir que le Coran, comme le Deutéronome, fait le choix de l’Un Transcendant, séparé de l’intellect humain, c’est là ce que j’appelle le Mal radical, cause de tous les maux atroces auxquels nous assistons depuis 14 siècles. Les maux sont dans les mots, qui ne sont pas des Idées, ni des modèles humains des Idées, c’est à dire des mathèmes, mais des dysthèmes :

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2018/10/20/faux-idealisme-le-cas-dedwy-plenel-et-de-lislamogauchisme/

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2019/08/18/sortileges-et-dysthemes-de-lun-ill-never-say-never-to-always-chanson-de-la-secte-de-charles-manson/

le texte arabe ne dit pas « huwa Allahu wahidun »

ce qui pourrait être traduit par «  lui, Allah est unique »

et correspondrait à la déchéance ontologique bien connue du monothéisme : « Il n’y a qu’un seul Dieu, le nôtre «

c’est à dire une assertion ontologique-ensembliste :

« l’ensemble de tous les dieux n’a qu’un seul élément : le Dieu de l’Islam »

»La ilah illa’lah » : « point de divinités à part Allah «

c’est à dire : « les dieux des peuples non musulmans sont faux «

le texte arabe est :

»huwa Allahou Ahadun »

c’est à dire :

» lui Allah est (l’) Un »

or l’un est une Idée, pas un être, qui serait l’Un Transcendant, séparé de l’activité intellectuelle humaine de l’être humain qui prononce cette phrase « lui Allah est (l’) Un ».

l’Un est l’Etendue Intelligible, séjour des toutes les Idées qui fait qu’elles sont Une, Idée de l’Etendue Intelligible dont des mathèmes humains sont Cat ou (∞,1)Cat ou n’importe quel ∞-cosmos défini axiomatiquement par les travaux de Riehl- Verity

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2016/08/25/la-metacategorie-cat-de-toutes-les-categories-comme-modele-mathematique-du-monde-des-idees-de-platon/

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2017/04/16/scienceinternelle-19-recherches-sur-lidee-de-dieu-qui-est-dieu-∞-categorie-des-∞-categories/

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2018/03/28/∞-cosmoi-riehl-verity-fibrations-and-yonedas-lemma-in-an-∞-cosmos/

Le verset 1 peut donc être traduit par :

Dis : « Dieu est l’Etendue Intelligible, Idée de l’Un »

le Coran a été écrit par des lettrés nazaréens, judéo-chrétiens  et cette sourate 112 dérive indiscutablement du Shema Yisroel, verset 6.4 du Deutéronome :

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Chema_Israël

Shemaʿ Yisrā’ēl YHWH elohénou YHWH eḥāḏ

(« écoute Israël, YHVH [est] notre Dieu, YHVH [est] un »),

 

le mot hébreu ehad correspondant à ahadun en arabe :

YHVH ehad <————->Allahou ahadun

le mot hébreu traduit par « Écoute »

est Shma’ en début de verset :

Mot comprenant une Grande Lettre Ayin de format anormalement grand, tout comme le dernier mot Ehad (« un ») du verset.

Il y a 37 Grandes Lettres dans la Torah

Shma’ comme racine trilitere שמע

figure dans Ismael qui désigne la lignée des descendants de Yitshaq par Ismael : les arabo-musulmans, alors que l’autre fils de Yitshaq, Jacob, est appelé yisrael  ( celui qui combat contre Dieu) à la suite du combat avec l’ange.

or dans le mot Yisrael figurent les lettres du verbe Raoh (voir) :

רא

C’est à dire qu’Yisrael s’oppose à Yishmael comme voir à entendre.

Au Shma’ « écoute » du verset 6.4 du Deutéronome correspond le Qul « dis » de la sourate 112 du Coran :

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2018/10/05/mythemes-de-lun-la-difference-entre-coran-et-bible/

ce sont là  deux mythèmes de l’Idée de l’Un qui s’opposent comme Verbe intérieur (« écoute »)  et Verbe extérieur (« dis »), selon la dualité décrite par Léon Brunschvicg  dans l’introduction au « Progrès de la conscience dans la philosophie occidentale «  :

http://classiques.uqac.ca/classiques/brunschvicg_leon/progres_conscience_t1/progres_conscience_t1_intro.html

« l’opposition décisive entre l’idéalisme mathématique de la République platonicienne et le réalisme astro-biologique de la Métaphysiquearistotélicienne a défini le thème fondamental de l’Occident dans le domaine pratique comme dans le domaine théorique, indépendamment de toute référence au christianisme. Plusieurs siècles avant qu’il ait commencé d’exercer sa propagande, la polémique de l’Académie et du Lycée apporte le témoignage lumineux qu’il existe deux types radicalement distincts de structure mentale, commandés, l’un par les relations de la science (μαθήματα), l’autre par les concepts du discours (λόγοι). De là procède le problème religieux, tel qu’il se manifeste dans la  terminologie des Stoïciens avec la dualité du Verbe intérieur, ou raison : λόγος ἐνδιάθετος, et du Verbe extérieur, ou langage : λόγος προφορικός. Ce problème, s’il devait prendre dans le christianisme une forme de plus en plus aiguë, ne relève à son origine que de la seule philosophie.«

C’est là une situation remarquable car normalement l’opposition se situe entre les mathèmes et les mythèmes, qui sont des logoi.

Une situation étrange aussi si l’on tient compte du fait que le mot associé au Verbe intérieur, le verbe Shma’ qui signifie « écoute » , est adressé à l’impératif à Israël en Deutéronome 6.4, faisant face à l’impératif « Qul » («  Dis ») de la sourate 112, alors que la racine Sh M Ayin :שמע est contenue dans Ismael, qui est l’ancêtre des arabo-musulmans !

Ne dirait on pas que les scribes judéo-chrétiens qui ont écrit le Coran et créé l’Islam comme machine de guerre contre Rome devenue chrétienne et Byzance ont voulu faire un clin d’oeil aux générations futures en entrelaçant ainsi Israël et Ismael, Torah et Coran ? Ils ne pouvaient pas imaginer qu’au 20 eme siècle cette belle unité (Allah étant YHWH) volerait en éclats à cause de la création de l’Etat d’Israel , ni qu’au 17 eme siècle le « vin nouveau » de l’évangile, qu’ils ne pouvaient tolérer, donnerait lieu à l’émergence d’une Science universelle, ce que n’était pas leur particularisme juif et maintenant musulman se donnant faussement pour un universalisme, qui serait clairement mis en lumière par un homme né juif, Spinoza, maudit pour cette raison par les rabbins d’Amsterdam et « retranché de la nation d’Israel » :

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/le-herem-destruction-de-spinoza/

Que le Dieu juif ne soit pas celui de l’humanité universelle, c’est facile à voir, et c’est le Deutéronome 6.4 qui le dit :

»écoute Israël, YHWH [est] notre Dieu »

Mais le Coran ? « Dieu est l’Etendue Intelligible « , n’est ce pas la vérité ?

oui, mais il ne faut pas oublier le « Dis » qui précède..

L’important n’est pas ce qui est dit, mais de quelle manière la conscience y est parvenue: par des démonstrations, ou bien non librement, en suivant un commandement de croire.

En fait le verset 1 de la sourate 112:

Qul « huwa Allahou Ahadun «

doit être traduit

Dis : « lui Allah est (l’) un «

mais il reste à préciser si cet « Un » est radicalement immanent à l’esprit humain , auquel cas il s’agit de l’Etendue Intelligible, ou bien transcendant , séparé de l’intellect humain, auquel cas il s’agit du Dysthème le plus pernicieux de l’Histoire humaine, le même déjà présent dans le « notre Dieu » du Deutéronome 6.4, un particularisme se donnant pour un universalisme et aboutissant donc à la guerre perpétuelle.

»b». Le « commentaire sur la conversion spirituelle dans la philosophie de Brunschvicg » de Marie Anne Cochet en 1937, porte véritablement sur la dualité entre dialectique de l’être et dialectique de l’un, qui est le fondement de la philosophie idéaliste mathématisante de Brunschvicg :

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2019/08/19/dialectique-de-lun-et-dialectique-de-letre-la-fin-du-progres-de-la-conscience-dans-la-philosophie-occidentale-de-leon-brunschvicg/

J’associe la dialectique de l’être à la théorie des ensembles en mathématiques,  et la dialectique de l’un à la théorie des catégories, encore non inventée à l’époque où Mme Cochet a écrit son œuvre.

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2019/08/20/lopposition-entre-dialectique-de-lun-et-dialectique-de-letre-cest-lopposition-entre-theorie-des-categories-et-theorie-des-ensembles/

Il n’y a absolument aucun doute sur le fait que l’un évoqué à la Sourate 112, tout comme dans le Chema Israël, est une forme de l’un séparé , appartenant à la dialectique de l’être, puisque Allah est aussi identifié dans le Coran, en particulier dans la Sourate 1, aux autres Noms divins : « Maître des univers » , «  souverain du jour de la rétribution « , « miséricordieux, etc.. bref et en même temps père fouettard et bon papa gâteau.

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