Georges Gusdorf : Mythe et métaphysique ( 1953) suivi de « Rétractation 1983 »

C’est ici :

http://classiques.uqac.ca/contemporains/gusdorf_georges/mythe_et_metaphysique/mythe_et_metaphysique.doc

Et « Rétractation 1983 » , trente ans après l’écriture du livre en 1953, est ici :

http://classiques.uqac.ca/contemporains/gusdorf_georges/mythe_et_metaphysique/mythe_et_metaphysique.doc#mythe_retractation_1983

J’avais déjà récemment évoqué ce philosophe, qui fut l’élève de Brunschvicg, comme Raymond Aron, et lui garde toute son admiration. Pas comme Sartre et sa diabolique amante Simone de Beauvoir, qui parlent de lui avec mépris : mais lors des années d’occupation, leur « résistance «  se borna à draguer les jeunes filles fragiles ( c’est à dire à cette époque : juives)aux terrasses , et se les partager, avant de prendre la fuite  quand ça commençait à chauffer ( ce manège honteux avait commencé bien avant, et Simone de Beauvoir fut radiée de l’Education nationale pour conduite immorale avec ses élèves ):

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2019/09/13/les-amants-du-flore-2006-telefilm-sur-sartre-et-simone-de-beauvoir-dans-les-annees-30/

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2016/07/05/bianca-lamblin-nee-bienenfeld-memoires-dune-jeune-jeune-fille-derangee/

Pendant ce temps là Brunschvicg, juif, avait dû fuir dans la clandestinité , où il ne céda pas sur ses positions idéalistes :

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/leon-brunschvicg-le-destin-dun-philosophe-sous-loccupation-juin1940-janvier-1944/

Les propos de Gusdorf à propos des tendances de la pensée occidentale de l’après guerre, sont féroces et d’un humour salutaire :

»on a pu assister, en l’espace d’une génération, à un raz de marée mythologique submergeant les formes traditionnelles de la spéculation. Il serait absurde, aujourd’hui, de plaider pour le mythe ; on serait tenté, bien plutôt, de préconiser le retour à la raison, tant il apparaît, aux yeux de nos contemporains, que toutes les mythologies sont bonnes à prendre. Sous l’impulsion de Freud, de Jung, et de leurs disciples de toutes observances, le patrimoine mythique de l’Occident et de l’Orient a connu une inflation subite et brutale, véhiculant des intelligibilités inédites dont les configurations se sont imposées à l’expérience vécue. Les pulsions subliminales de l’imaginaire dévastent la présence au monde dans l’explosion, ou l’implosion, des transcendances obscures qui fermentent aux soubassements de l’identité psychobiologique. Nous avons vu surgir la figure moderne de l’Homme Médecine, du Grand Sorcier, psychothérapeute et psychothaumaturge, dont le personnage de Lacan propose un exemple particulièrement spectaculaire. L’analyste s’annonce et s’énonce lui-même comme un mythe [9] vivant, sublimé à la seconde ou à la troisième puissance, vaticinant sur le mode eschatologique son délire paranoïaque, au milieu des fidèles assemblées pour la grand-messe du Séminaire.

Quant à l’ethnologie, naguère considérée comme une parente pauvre de la connaissance, elle a bénéficié, dans le contexte de la révolution culturelle et esthétique, d’une très flatteuse promotion. Les Occidentaux ont été les premières victimes de la décolonisation ; ils ont fait amende honorable devant leurs anciens sujets, et leur ont demandé les secrets de l’art, de la vérité et de la sagesse, oubliés par les Européens dans leur avidité stérile pour les sciences et les techniques, génératrices du malheur de/ l’humanité. Les sauvages d’hier sont devenus les Supermen d’aujourd’hui ; ils peuplent désormais de leur, présence prestigieuse le théâtre d’ombres de la conscience blanche, écœurée par les conquêtes de sa civilisation dominatrice. Figures emblématiques des démissions, déchéances et culpabilités de l’Ancien Monde, défilèrent alors les Bororos et les Araras, les. Mambikwaras et les Tupinambas, les Trobriandais, les Haidas, les Tlinkit, les Kwakiutl, sans oublier les Bamilékés et autres Dogons, tous superbes et généreux dans leurs parures de feuilles, de plumes et de coquillages, maîtres de sagesse et d’humanité pour colonisateurs repentants. Et le Grand Sachem Lévi-Strauss célébra les noces du Sauvage et de l’Ordinateur, après avoir découvert que nos frères inférieurs les primitifs étaient équipés de naissance des dispositifs cybernétiques de l’ordre mental, moral et social. Sous les yeux émerveillés des intellectuels du Cinquième Arrondissement et de ses grandes banlieues à travers le monde, les mythologies archaïques, décortiquées selon les méthodes de l’herméneutique structurale, révélèrent en transparence les prodigieux arcanes de la table de multiplication. »

Gusdorf évoque souvent Brunschvicg et sa droiture bienveillante  :

»Publié en 1953, ce livre était l’œuvre d’un penseur encore jeune, formé dans les pénibles incertitudes de l’Entre-deux-guerres. La philosophie universitaire était représentée, dans les années 1930, par les gloires vieillissantes d’une Sorbonne où professaient des maîtres comme l’historien Émile Bréhier, le logicien André Lalande et le penseur Léon Brunschvicg, triade laïque, démocratique et républicaine, incarnant une idéologie radicale-socialiste, confiante dans le progrès du savoir et dans la victoire irrésistible de la raison raisonnante pour le plus grand bénéfice d’une humanité réconciliée. Leur collègue Lucien Lévy-Bruhl avait mis en lumière l’irrésistible promotion de cet idéal de vérité universelle parmi nos frères inférieurs les sauvages du monde entier, cependant que Jean Piaget révélait un avènement parallèle chez les enfants en bas âge qui, grâce aux bons soins de l’école gratuite et obligatoire, parvenaient vers l’âge de douze ans à l’éclatante maturité de la conscience rationnelle. Le même évangile, teinté de réminiscences saint-simoniennes et quarante-huitardes, était diffusé dans l’ordre social, historique et politique sous l’influence de maîtres estimables comme les regrettés Emile Durkheim, Charles Seignobos, Célestin Bougie et leurs disciples. »

»Jusqu’à la veille de la guerre, le séminaire de philosophie de l’Ecole Normale se trouvait sous l’influence de Léon Brunschvicg, vieil homme bienveillant et souriant, philosophe authentique, mainteneur de la grande tradition du pythagorisme métaphysique, illustrée par ses principaux ouvrages, piédestal d’une présence qui s’imposait à nos jeunes années. Toute invocation de la vérité doit [13] s’énoncer selon la médiation des certitudes indélébiles de la science rigoureuse. Hors des saines disciplines de la mathématique et de la physique, point de salut ; la raison s’égare dès qu’elle accepte les compromissions de la chair et du cœur, dès qu’elle pactise avec le sentiment ou la foi. L’avènement du savoir rigoureux jalonne de siècle en siècle le devenir d’une raison militante, dont les progrès annoncent le triomphe à venir, dans la communion intellectuelle des hommes de bon entendement. L’histoire de la philosophie, voie royale de la vérité, jalonne le lent cheminement des conquêtes de la connaissance exacte depuis Pythagore, Platon, Euclide et Archimède jusqu’à Galilée, Leibniz et Einstein. Les penseurs étaient notés en fonction de leurs aptitudes dans les disciplines abstraites. Aristote, avec ses complaisances pour l’histoire naturelle et la rhétorique, ne passait pas dans la classe supérieure ; sa condamnation entraînait celle de la période médiévale dans son ensemble, époque de régression infantile, où les maîtres penseurs, ne dépassaient pas l’âge mental de sept ans, selon l’échelle de Piaget. Platon, Descartes, Spinoza, Leibniz, Kant figuraient au tableau d’honneur des têtes de série, dont Bergson était exclu, en dépit d’une sympathie certaine de Brunschvicg pour ce penseur subtil.

Notre maître, on ne doit pas s’y tromper, était un grand esprit, foncièrement bienveillant, et qui ne jugeait pas sans avoir tenté de comprendre. Il avait consacré des années d’efforts à une magistrale édition des œuvres de Pascal, précisément parce qu’il lui paraissait incompréhensible et scandaleux que ce mathématicien, ce physicien, ce logicien de grande qualité se fût laissé fasciner par la révélation chrétienne. En toute loyauté, Brunschvicg avait voulu ressaisir le comment et le pourquoi de cette haute trahison à l’égard des exigences de l’esprit pur.

Le rayonnement du maître opérait à plein sur ceux qui avaient le privilège d’en être irradiés, dans la petite salle ou se réunissait la poignée de ses élèves normaliens. Rayonnement, comme de juste dans le cas d’un maître authentique, positif et négatif. Les bons élèves, tels Jean Lavaillès et peut-être J. T. Desanti, se risquaient dans l’aventure mathématique. D’autres réagissaient, plus ou [14] moins violemment. Paul Nizan, dans un pamphlet parricide, avait dénoncé dans l’honnête Brunschvicg, radical dont la femme fut ministre dans un cabinet du Front populaire, un « chien de garde » du capitalisme ; ce représentant de la riche bourgeoisie juive n’avait évidemment pas le profil du militant prolétarien. Nizan non plus, d’ailleurs, en dépit de ses efforts plus ou moins sincères pour persuader les autres et lui-même qu’il en était un.

Pour ma part, en dépit de mon indignité mathématique, je fus d’abord dominé par l’ascendant du seul penseur vivant qu’il m’était donné de rencontrer et qui lui-même m’honorait d’une affection particulière. Mais vint le moment où je me mis à douter du « positivisme spiritualiste », en lequel je crus découvrir une contradiction dans les termes. “Les mathématiques, la physique fournissent le sens d’une vérité selon les choses, asservie à la réalité du monde matériel ; la vérité des choses ne peut être la mesure des vérités humaines ; une telle réduction entraîne une diminution capitale de l’existence personnelle, dont les expériences majeures, celles de l’art, de la religion, de l’amour, se situent en dehors du domaine des axiomatiques scientifiques. Brunschvicg refoulait du champ philosophique les enjeux d’une destinée humaine, qui se cherche et se trouve ou se manque, se gagne ou se perd en des accomplissements étrangers aux pures spéculations des savants. »

Tout en prenant ses distances, comme Raymond Aron d’ailleurs, mais sans émarger au camp de l’existentialisme, encore moins du marxisme :

»La rupture se fit à l’occasion d’un mémoire d’études supérieures que je consacrai, sous la direction de mon maître, à la pensée religieuse de Kant. Ma conclusion, qui s’inspirait quelque peu de Karl Barth, affirmait qu’il n’est pas possible de faire tenir la religion « dans les limites de la simple raison », ce qui excluait du paradis des justes, pour insuffisance d’actif, Kant et Spinoza, les saints patrons de Brunschvicg. Celui-ci, qui m’aimait bien, souffrit de ce désaveu ; son regard déçu et peiné n’a jamais cessé de me hanter depuis le moment où je pris ainsi congé de sa pensée. J’avais tué mon maître et, bien sûr, je ne pouvais pas faire autrement ; mais je ne m’en suis jamais consolé. Tout au long de ma carrière, j’ai conscience d’avoir essayé de me justifier devant l’ombre de Léon [15] Brunschvicg, en lui faisant comprendre l’insuffisance de sa position.

Le mauvais élève, parfois, c’est le bon ; non pas celui qui récite la leçon, mais celui qui, même dans la différence, honore le maître qui l’a éveillé à la connaissance, fût-ce en le conviant à suivre une autre voie. Maurice Merleau-Ponty, qui fut répétiteur à l’Ecole Normale alors que j’y préparais l’agrégation, avait été lui aussi l’élève de Brunschvicg. La Phénoménologie de la perception m’a toujours paru s’adresser directement au vieux maître, dont elle critique le rationalisme scientifique, au nom d’une approche compréhensive, sans exclusive, de la réalité humaine. Brunschvicg est le destinataire, invisible mais présent, de ce plaidoyer pour un nouvel enracinement de la conscience pensante, maître-livre de notre temps. Mythe et Métaphysique était donc, à mes yeux, un essai de justification vis-à-vis du maître disparu, et ensemble un hommage à la mémoire d’un digne témoin de la philosophie éternelle. Ce ne fut pas un Pour Prendre Congé, car je n’ai jamais cessé de traiter Brunschvicg en interlocuteur valable. Si j’ai fini par consacrer la partie la plus massive de mes travaux à l’histoire et à l’épistémologie des sciences humaines, c’est peut-être parce que Brunschvicg avait dédié ses plus importants ouvrages aux Etapes de la philosophie mathématique et à celles de la théorie physique. Je voulais montrer que les sciences humaines offrent un fil conducteur non moins décisif pour l’étude du devenir de la conscience philosophique. Plus proches de 1 homme, directement révélatrices de son identité, elles méritent, à plus forte raison que les sciences formelles ou les sciences de la réalité matérielle, d’être les témoignages fondamentaux de cette enquête de l’homme sur l’homme que les penseurs renouvellent de génération en génération. Brunschvicg avait voulu développer une philosophie des sciences exactes, une méta-physique ; ce que je projetais, c était une méta-humanité, une philosophie des humanités. « Il faut expliquer les choses par l’homme, a dit Saint-Martin, et non l’homme par les choses. »

 »

Brunschvicg s’était absenté dans la mort bien avant la publication de mon livre. Il avait disparu, avec beaucoup de discrétion, pendant l’occupation allemande. Ce démocrate, si assuré de son succès final de la raison grâce au progrès des valeurs intellectuelles et à l’universalité de la Vérité scientifique, avait trouvé refuge, au temps de la persécution des Juifs, sous le nom de M. Brun, dans le Midi de la France. Sa bibliothèque pillée par l’envahisseur, il en était réduit, de crainte d’être reconnu, à emprunter ses propres livres à la Bibliothèque Universitaire d’Aix-en-Provence, par l’intermédiaire d’une ancienne étudiante. Je ne sais s’il avait gardé jusqu’à la fin sa foi dans le Verbe mathématique.

Pour ma part, j’eus le loisir de poursuivre mes pensées dans les Oflags d’Allemagne, où séjournèrent pendant cinq années une bonne partie des intellectuels de ma génération, ceux du moins qui eurent la chance de ne pas achever leur vie sur les champs de bataille, dans les camps de concentration, ou sous les balles des pelotons d’exécution. Ceux de mon âge ont eu leur enfance bercée par les échos du premier conflit mondial ; ils ont grandi dans la hantise du second, qui barrait devant eux l’horizon. Devant la pression croissante des nationalismes de proie, les régimes démocratiques se réfugiaient dans un pacifisme veule qui s’imaginait acheter la sécurité au prix de concessions toujours renouvelées, comme si, à force de reculer, on pourrait éviter de sauter. Cette politique de l’infériorité et de l’humiliation nous valut d’être convaincus avant même d’être vaincus. Et la guerre, lorsqu’elle s’imposa enfin à ceux qui avaient, pour l’éviter, renié leur raison d’être, n’en fut ni moins longue ni moins atroce.

Le XXe siècle est le siècle le plus barbare de l’histoire universelle — le siècle de la faillite de la raison. Il est vrai que la raison n’a jamais gagné la partie ; elle s’octroie seulement la fonction de redresseur des torts de l’humanité. Mais l’humanité n’a jamais eu autant de torts, qui n’ont jamais été aussi peu redressés, qu’en ce siècle, où les avances de la technologie donnent à la folie des puissances dominatrices des capacités de destruction qui peuvent aller jusqu’à l’anéantissement total de la civilisation. [17] S’il est vrai, comme le disait Hegel, que la lecture du journal est la prière du matin de l’homme moderne, les lecteurs de notre époque sont les témoins chaque jour de la Terreur sur la face de la terre. Les massacres industrialisés du XXe siècle relèguent au rang d’un modeste artisanat les performances réalisées par les invasions du Moyen Age, ou même par les conflits armés et les répressions des siècles passés. Les bonnes âmes en sont encore à faire pénitence pour les victimes de la colonisation, alors que personne ne songe à faire le compte, à quelques millions près, des morts de la décolonisation, dont la masse s’accroît de jour en jour dans l’indifférence générale. Les peuples libérés de l’oppression coloniale sont maîtres chez eux. Leur situation intérieure n’a plus rien à voir avec les droits de l’homme, c’est une question de statistique.

À la terreur sanglante et tangible, notre époque en a d’ailleurs ajouté une autre, une terreur qui n’ose pas dire son nom, d’autant plus redoutable qu’elle est inapparente, à la manière de certaines maladies. Les techniques de la communication audiovisuelle permettent aux autorités politiques de régir l’opinion en lui imposant une idéologie conforme aux vœux du pouvoir en place. La propagande officielle fabrique une information revue et corrigée, elle possède les moyens de mobiliser les masses en agissant directement sur les émotions et les sentiments. En toute bonne conscience, les citoyens adoptent les stéréotypes, mots d’ordre, valeurs et slogans mis en circulation par les techniciens de la manipulation psychologique, au service des maîtres du moment. La majeure partie de la planète est soumise à des régimes de tyrannie physique et mentale, et, dans les espaces de liberté qui subsistent encore, nombreux sont les individus bien intentionnés qui se proposent d’inféoder leurs concitoyens à des régimes bénéficiant des facilités des disciplines collectives en vigueur dans le reste du monde. Les Etats démocratiques se trouvent en minorité dans l’univers actuel et l’on peut estimer qu’ils fonctionnent de plus en plus mal, leur fonctionnement se trouvant vicié par les effets secondaires du développement technologique et industriel. La machine économique s’est déréglée, suscitant des désordres sociaux que les techniciens [18] de l’organisation ne semblent pas en mesure de maîtriser.

Si l’on se refuse les consolations illusoires du catastrophisme et de l’utopie, dont les argumentations ne sauraient convaincre un individu raisonnable, il semble bien que le monde contemporain a perdu le sens. L’ordre du monde, s’il a jamais existé, ayant disparu dans la catastrophe de l’histoire, on voit mal la possibilité d’un ordre dans l’homme, s’imposant par la vertu persuasive de son intrinsèque souveraineté. On ne peut plus faire confiance à l’histoire, exécutrice des hautes œuvres de ta raison, pour mener l’humanité à bonne fin. Le XXe siècle, c’est ce récit plein de bruit et de fureur raconté par un idiot. Il serait absurde de continuer à philosopher dans l’absolu, en construisant des châteaux de cartes idéologiques inspirés par le loisir d’un optimisme béat. Sans doute peut-on découvrir ici la justification de ce retour à l’état sauvage qui caractérise bon nombre de penseurs d’aujourd’hui ; les délires pentecôtistes inspirés par le sexe, les apothéoses du sadisme, les délices du Mal, les variations sur les thèmes conjugués du sang, de la volupté et de la mort, toutes ces perversions décadentes dont s’enchantent certains de nos contemporains proposent autant de reflets ou d’éclats d’un humanisme suicidaire, ou plutôt d’une implosion de l’humanité. »

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