Les films sur Jacques Mesrine; analyse de la fascination qu’il exerce sur les « belles âmes « de gauche

Le premier film, en 1984:

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Mesrine_(film)

Les deux films de Jean François Richet en 2008:

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/L%27Instinct_de_mort_(film)

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/L%27Ennemi_public_nº_1_(film,_2008)

Les deux sont aussi sur YouTube :

Et

J’ai aussi un peu regardé les vidéos de mise en accusation de la police, par les enfants de Mesrine (ce qui se comprend) ou bien par les hommes de gauche comme Noel Mamere , à partir d’autres arguments, comme « l’état de droit doit respecter même ceux qui sont sortis du droit »

Sabrina Mesrine dit quelque chose de très juste: «  le 2 novembre 1979, la police n’a pas exécuté Mesrine, mais abattu mon père «  seulement il n’y a qu’elle et ses frères qui puissent  le dire et ce n’est pas là une base pour un débat politique.

Ce qui ressort des films, c’est que Mesrine était la violence même incarnée, d’un courage physique certes exceptionnel ; il existe des hommes comme cela, sans aucune peur au feu, leur place est généralement dans l’armée, comme engagés , ou dans une armée  comme mercenaires.Chez Mesrine, il y avait aussi une rage profonde qui décuplait sa dangerosité. Est ce l’Algérie qui   l’a rendu tel, ou bien les QHS qu’il a connus au Canada ? Peu importe . La violence pure et  sans limites, l’acceptation résolue   de la mort, de toutes façons inévitable, ne sont aucunement étonnantes ni fascinantes ou admirables, si l’on réfléchit elles doivent se rencontrer , sous certaines conditions vitales, chez un certain nombre d’êtres humains, certes assez rares, d’où l’étonnement que cela provoque.

Passons maintenant à la fascination qu’il exerce chez certaines consciences, généralement « de gauche ». C’était le cas chez Gérard Lebovici, comme d’ailleurs chez Guy Debord. Que l’on me comprenne bien : je ne veux aucunement tout mélanger, deux êtres exceptionnels comme ces deux là avec tout le reste de la « gauche « , comme celle à la rose que l’on vit défiler quelques années après à partir de 1981. Reste que Debord et Lebovici se sont lourdement trompés, pour le moins, en considérant Mesrine comme « libertaire » , en l’assimilant à eux, sans vraiment le connaître. Theodor Kaczynski dit « unabomber » le mathématicien américain qui a basculé dans le terrorisme dans les années 70, diagnostiquait chez les « gauchistes » une fascination pour la violence qui correspondait selon lui à leur sentiment d’impuissance devant «  le réel » , qui se dérobe toujours et échappe à leur prise , celle née de leur conception détraquée  de la vie. Le film 2 de Jean François Richet  met en scène deux « compagnons de route «  de Mesrine en ces années là , Michel Ardouin en 1973 et François Besse en 1978 et 1979. Les deux ont renoncé à la violence pour finir, ce que n’a pas fait Mesrine, mais de façons dissemblables :

François   Besse  a rencontré la philosophie en prison et a pris conscience  de ses erreurs et de sa « coulpe vitale «

Cela ressemble bien à une «  seconde naissance » , en tout cas le François Besse après sa « rédemption » n’a plus rien de commun avec le « roi de l’évasion «  des années 70-80.

Michel Ardouin par contre est mort dans son lit d’un AVC en 2014, mais l’une de ses dernières interviews montre qu’il n’a pas vraiment changé intérieurement :

https://hottandphilosophy.wordpress.com/2020/02/23/interview-de-michel-ardouin-dit-porte-avions-ancien-compagnon-de-route-de-mesrine/

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Michel_Ardouin

« Lors d’une interview, en mai 2013, par le journal 20 Minutes, il se disait fatigué de vivre : « Je n’ai plus rien à raconter. Je suis usé ». Il était diminué physiquement du fait d’un alcoolisme chronique à raison des trois bouteilles de whisky par jour qu’il a bues durant des années et de trois paquets de cigarettes quotidiens« 

On attribue généralement le meurtre de Gérard Lebovici en mars 1984 aux anciens gangsters complices de Mesrine . Mais le tueur ne peut être François Besse, sinon il l’aurait dit après sa « conversion philosophique «  . Par contre cela peut très bien être  Michel Ardouin, en 1984 il n’était pas encore « fatigué de vivre «  ( et de tuer) et si c’est lui, il n’aurait pas été le crier sur les toits :

https://croisadecontrelislam.wordpress.com/2020/02/23/est-ce-michel-ardouin-dit-porte-avions-qui-a-tue-gerard-lebovici/

Les anciens policiers qui ont suivi l’affaire sont persuadés que c’est lui , cependant rien n’est prouvé et l’on ne connaîtra certainement pas la vérité maintenant qu’il est mort., si c’est lui  du moins. Mais il existe une autre piste sérieuse :

Guy Debord quant à lui attribue le meurtre, ou un rôle dans le meurtre,  à Paul Barril :

https://www.wikiwand.com/fr/Gérard_Lebovici

« Guy Debord, soupçonné dans un premier temps, publie, en , ses Considérations sur l’assassinat de Gérard Lebovici où il révèle la conversation, primordiale selon lui, entre Francis Ryck et Marie-Christine de Montbrial, sur le rôle de Paul Barril, chargé de la cellule anti-terroriste sous la présidence de François Mitterrand[10]. Le , il décide ne plus voir Marie-Christine de Montbrial au prétexte des contacts qu’elle aurait, selon lui, conservés avec Ryck[11],[12]

http://juralibertaire.over-blog.com/article-6700853.html

http://juralibertaire.over-blog.com/article-34399072.html

https://books.google.fr/books?id=JUINAAAAQBAJ&pg=PT101&lpg=PT101&dq=paul+barril+assassinat+de+Lebovici&source=bl&ots=6Wcv7Xcke3&sig=ACfU3U0zkArjzoLdXN4Cgpw1jDkW0thmwg&hl=fr&sa=X&ved=2ahUKEwjPg-Wn3-rnAhUox4UKHU–D4AQ6AEwBHoECAQQAQ#v=onepage&q=paul%20barril%20assassinat%20de%20Lebovici&f=false

« C’est la thèse soutenue parle capitaine Paul Barril ( que François de Grossouvre ne se serait pas suicidé mais aurait été assassiné sur ordre de Michel Charasse et Gilles Ménage), ancien responsable du GIGN, … Sue, auteur des Mystères deParis, François de Grossouvre avaitsu des choses sur l’assassinat inexpliqué de Gérard Lebovici ! «  Il aurait participé à la machination dont Lebovici a été la victime..

bref deux pistes  : les gangsters anciens amis de Mesrine ( Michel Ardouin et non François Besse ) ou bien la piste ténébreuse de l’Elysée : Barril, Grossouvre, Mitterand

cela dit, la mort de l’homme de l’ombre Lebovici reste un mystère…

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