Terence Blake : mon parcours du livre de Badiou « L’immanence des vérités « 

Le texte en anglais est ici , sur le blog « Agent swarm » de Terence Blake :

https://terenceblake.wordpress.com/2018/10/06/my-path-through-badious-the-immanence-of-truths-full-english-text/

La vidéo  de l’exposé correspondant est ici :

 

Je détiens la version en français de « L’immanence des vérités », parue en 2018 chez Fayard, et vais profiter de cette inactivité forcée ( dûe au « confinement)   pour le lire sérieusement , ce que j’aurais dû faire il y a longtemps. Il s’agit du tome 3 de « L’être et l’événement « , le tome 2 étant « Logiques des mondes » : ces 3 tomes constituent la somme philosophique de Badiou.

Voici une traduction en anglais d’une partie de la section III de «  L’imminence des vérités « :


Four Accesses to the Infinite (Badiou)

 

J’ai déjà suffisamment précisé ce que je reproche à Badiou, en dehors de ses idées politiques que je réprouve , mais est ce au brin d’herbe, même agité par la tempête, de faire des reproches au chêne géant ?

En gros c’est de ne jamais une seule fois prononcer le nom de Brunschvicg, alors qu’il lui doit tout ! Certes il n’endosse pas l’idéalisme du Vieux Sage, passé de mode en 1945, ce que son compagnon de route François Nicolas qualifie de « vieil idéalisme chrétien « . On ne peut cependant pas ignorer que l’université française fut idéaliste depuis l’époque de Descartes et Malebranche jusqu’à Brunschvicg justement, soit trois siècles. Cela dépasse largement le christianisme !

Tout fut bouleversé par la guerre, et pas dans le meilleur sens à mon avis, puisque Brunschvicg fut remplacé par des lilliputiens qui ne lui arrivaient pas à la cheville, comme Sartre.

Mais Badiou c’est bien autre chose ! J’ai parlé ici de mes thèses sur l’Absolu, ce qui m’a sans doute fait passer pour fou, mais l’on trouve ce mot dans le livre de Badiou: la classe V de tous les ensembles est le « lieu Absolu », l’infini, ce que j’appelle ici « plan internel «  , le « paradis que Cantor a créé pour nous » , qui est aussi le paradis de Dante, dont nous devons redescendre, si jamais nous avons pu y accéder ( je l’identifie ici à la « terre sainte » de la Torah, que Moise put contempler sans y entrer ) vers le monde où nous vivons, appelé ici « plan vital » , le monde L du «  constructible », c’est à dire l’enfer de Dante.

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