Arthur Jensen ( c’est à dire Georges Soros dans « Network »), Emmanuel Macron, Alain Badiou et Henosophia TOPOSOPHIA μαθεσις uni√ersalis τοποσοφια MATHESIS οντοποσοφια ενοσοφια


Arthur Jensen est ce personnage du film « Network » de Sidney Lumet sorti en 1976, après la déroute du Vietnam, et le Watergate, qui tient un discours terrifiant à Howard Beale, le présentateur du JT fou ( ou roublard) qu’il choisit pour « prêcher cet évangile » à l’antenne :

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2020/03/21/le-discours-darthur-jensen-dans-network-de-sidney-lumet-1976-theworld-is-a-business/

«Vous vous êtes immiscé dans les forces fondamentales de la nature, Monsieur Beale. […] Vous croyez avoir fait capoter une opération financière ? Il n’est en rien ! Les Arabes ont sorti des milliards de dollars de notre pays et il faut maintenant qu’ils les rapatrient. C’est le flux et le reflux, l’énergie marémotrice, c’est l’écologie, la pyramide. Vous êtes un dinosaure qui pense en termes de nations et de peuples. Il n’y a pas de nations. Il n’y a pas de peuples. Il n’y a pas de Russes. Il n’y a pas d’Arabes. Il n’y a pas de tiers-monde. Il n’y a pas d’Occident. Il n’y a qu’un seul, unique, sacro-saint système de systèmes ; une vaste et immanente série d’interactions et d’entrelacs à multivariations multinationales. La domination par le dollar ! Pétrodollars, électro-dollars, multi-dollars, reichsmarks, rands, roubles… l’argent ! À l’échelon international, c’est le système de la devise qui détermine et régit l’influx de vie sur cette planète. Voilà ce qu’est l’ordre des choses aujourd’hui. Et c’est ça, la structure atomique et subatomique, la constitution cosmique des forces d’aujourd’hui.  Et vous avez modifié les forces fondamentales de la nature. Et vous allez expier ! […] Il n’y a pas d’Amérique ; il n’y a pas de démocratie. Il y a seulement IBM et ITT, et AT&T, et Dupont, Dow, Union Carbide et Exxon. Ce sont les nations du monde d’aujourd’hui. De quoi croyez-vous que parlent les Russes en Conseil d’État ? De Karl Marx ? Ils alignent les graphiques de programmation, leurs décisions statistiques, leurs mini-maxi fourchettes, leur rentabilité par probabilité, leur calcul de rapport d’investissement… Ils font comme nous. Nous ne vivons plus dans un monde de nations et d’idéologie, Monsieur Beale. Le monde est un saint collège de corporations, inexorablement déterminé par les immuables cases des affaires. Le monde est une affaire. Il l’est depuis que l’homme a rampé hors du limon originel. Et nos petits enfants vont vivre, Monsieur Beale, vivre et voir ce monde parfait où il n’y aura ni guerre, ni famine, oppression ou brutalité. Ce sera un vaste holding œcuménique où chaque homme travaillera au service du profit commun. Un monde nouveau où chacun détiendra sa part d’actions. Tous les besoins seront pourvus ; toutes les anxiétés tranquillisées, et le mal de vivre effacé. »

»ce monde parfait «  c’est le nôtre ! Cette prédiction faite en 1976 s’adresse à nous et vise à décrire le « monde qui vient », le « nouveau monde » remplaçant le « vieux monde » ! Difficile de ne pas reconnaître ici le  discours macroniste, même si je pense que Soros « colle »  parfaitement au personnage imaginé par Sidney Lumet. C’est ça le macronisme : un affairisme généralisé, qui est d’ailleurs celui des ministres ou des députains LREM :

https://ripostelaique.com/agnes-pannier-et-aurore-berge-deux-creatures-lrem-en-guerre-contre-le-peuple.html

https://ripostelaique.com/conflits-dinterets-chez-macron-appelez-la-agnes-buzyness.html

https://ripostelaique.com/600-medecins-portent-plainte-contre-edouard-philippe-et-agnes-buzyn.html

https://ripostelaique.com/le-discours-haineux-du-macrono-affairiste-marcel-ichou.html

 

https://ripostelaique.com/michel-cymes-passe-sa-vie-a-degommer-raoult-sur-les-plateaux-il-soigne-quand.html

https://ripostelaique.com/virus-trillet-lenoir-medecin-lrem-haineuse-accusait-marine-de-mentir.html

Seulement, la crise actuelle révèle le vrai visage génocidaire de cette idéologie : et si jamais l’humanité existe encore à la fin de l’année, les comptes devront se régler, comme après la deuxième guerre mondiale :

https://ripostelaique.com/covid-19-les-responsables-de-cette-incurie-devront-rendre-des-comptes.html

https://ripostelaique.com/legitime-defense-contre-le-criminel-macron-et-ses-genocidaires.html

La devise du macronisme pourrait être celle d’Arthur Jensen : » le monde est une affaire », comme « un pays doit être gouverné comme une entreprise «  ou « la France est la start-up  Nation ». Une start-up nation qui n’est même pas capable de fournir à sa population les masques et les tests requis par la situation tragique actuelle… visiblement le PDG et son « staff » ne sont pas à la hauteur !

Je trouve d’ailleurs Badiou , qui avait publié « De quoi Sarkozy est il le nom ? «  qui affirmait , fort justement d’ailleurs,  que « le sarkozysme est un  pétainisme transcendantal », fort silencieux face au macronisme, qui pourrait être qualifié selon moi de « nazisme transcendantal ».

»Il n’y a pas d’Amérique, il n’y a pas de démocratie «  ; le corollaire de cela serait « il n’y a pas d’ URSS, il n’y a pas de communisme », ce qui s’est d’ailleurs  vérifié exact après 1991. Or si l’on en croit Krishna dans la Bhagavad Vita, ce qui est ne peut cesser d’être, c’est donc que l’URSS communiste, qui s’est effondrée il y a presque 30 ans, n’était pas vraiment, c’était  une illusion, dotée tout de même de missiles nucléaires SS20 pointés sur l’Europe de l’Ouest.

A la question «  qu’est ce qu’il y a vraiment ? » Badiou répondrait : le multiple pur, des multiplicités de multiplicités etc.., des ensembles d’ensembles etc..

Quine répond : Qu’est ce qu’il y a ? Tout ce qu’il y a .

La Bible répond : qu’est ce qu’il y a vraiment ? Dieu

Quant à moi, je réponds que la question « qu’est ce qu’il y a ? » est mal posée, parce que si l’on répond, avec raison : « les étants » nous voici bien avancés, pas tellement mieux qu’avec la réponse de la Bible : « Dieu » qui est d’ailleurs fausse, car Dieu n’est pas, c’est une Idée.

Convenons de dire que ce qui existe, c’est ce qui peut être localisé dans l’espace temps. Cet arbre devant ma fenêtre existe en ce moment, il peut être localisé , il possède des coordonnées de lieu et de temps par rapport à une origine qui  mettra tout le monde d’accord, la Tour Eiffel par exemple, dont personne ne niera sérieusement l’existence ( mais ici nous ne sommes pas sérieux)   , avec laquelle quelqu’un situé sous l’arbre peut échanger des signaux lumineux, selon la procédure décrite dans la théorie de la relativité : qu’est qu’il y a devant ma fenêtre ? L’arbre! Encore une fois , me voici bien avancé ! Qu’est ce que c’est que l’arbre ? Nous pourrions répondre selon les usages qu’on peut en faire : c’est ce qui sert à fabriquer  des meubles, du bois de chauffage . Oui mais cette réponse ne peut être comprise que par des gens de notre société, qui ont déjà vu des meubles. La science va plus loin, elle répond que l’arbre est composé de molécules, d’atomes, de quarks.. sauf que personne n’a jamais vu ni ne verra de quarks, car ils ne peuvent être isolés, leur énergie de liaison est trop forte, ils sont confinés, comme nous.. en continuant toujours plus loin, nous aboutissons à de pures formes mathématiques, à des idées . D’ailleurs les eénsembles de Badiou sont des idées mathématiques, personne ne s’est jamais fait mal en se cognant contre un ensemble, ou une catégorie mathématique…

La question de forme ontologique «  qu’est ce qu’il y’a ? » aboutit donc à ce dont on n’a que faire (Dieu) soit à une série infinie de questions : qu’est ce qu’il y a ? L’arbre; oui mais qu’est ce que l’arbre ?..etc… jusqu’aux particules élémentaires de la science : on a certes réussi à photographier un électron, mais ce n’est jamais qu’ une nouvelle forme d’extériorité. A la fin des fins  on se heurte à l’éternelle question : qu’est ce que c’est qu’un électron ? C’est cela le multiple pur de l’être de Badiou : à la limite on aboutit à une idée, celle d’ensemble qui a pour élément des ensembles etc..

C’est qu’en cherchant « ce qu’il y a «  nous tentons de « fixer des vertiges » comme dit Rimbaud. Tout le livre de Marie Anne Cochet , « Commentaire sur la conversion spirituelle dans la philosophie de Brunschvicg « , auquel je consacre ici le hashtag  #CochetBrunschvicg, éclaire  ces questions embarrassantes en dépassant, ou plutôt  en élevant la connaissance ordinaire à la connaissance philosophique, qui est la « connaissance intégrale » :

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2018/06/25/cochetbrunschvicg-la-scienceinternelle-comme-connaissance-integrale-gnosis/

C’est le livre de Brunschvicg « La modalité du jugement «  , qui est sa thèse, datant de 1897, qui emploie ce terme, et c’est le livre le plus important pour comprendre le commentaire de Marie Anne Cochet, qui écrit que ce livre « fixe le point central de notre propre analyse sur le mouvement de réintégration du concept dans la conception ». Toutes les apories que nous avons rencontrées précédemment dans le questionnement de type ontologique « qu’est ce  qu’il y a ? »  proviennent de ce que nous nous fixons sur des points d’arrêt qui sont des mots ( « il y a l’arbre ») en ignorant le double mouvement qui y aboutit.

Le premier mouvement part du choc initial : «  cela est « pour aboutir à une détermination particulière : «  cela est vert » à partir aussi des expériences passées de choses vertes, fixées dans le mot « vert ». Ce mouvement  qui forme le concept va de la puissance unifiante, éternellement active et immanente, dans le « cela est » à la chose à unifier, qu’elle soit pierre, arbre, brin d’herbe ou univers. Il crée ce qui est extérieur («  arbre situé devant ma fenêtre »). Mais il y a un second mouvement, de retour, qui revient du créé au pouvoir créateur, mouvement de nature réflexive : il réfléchit, non la chose créée, mais le pouvoir créateur lui même, ne laissant plus au concept que la valeur d’une expression provisoire de ce pouvoir : il saisit l’acte de l’esprit, qui est unité en acte, unification.

La connaissance intégrale ne s’inscrit pas dans le cadre sujet-objet traditionnel, elle n’est pas plus attachée au sujet qu’elle n’est dépendante   de l’objet. Mouvement libre de l’esprit,    qui crée son champ d’expérience par son acte même, elle réside en l’intervalle qui unit l’objet au sujet . C’est elle qui confère la réalité intellectuelle aux deux. Elle est donc de nature fonctorielle, dans la théorie des catégories les foncteurs ou morphismes prédominent sur les objets qu’ils relient. Ce mouvement spirituel de la connaissance s’établit, pour la conscience qui le conçoit, par la position du présent éternel, acte de la réflexion. Il ne faut donc pas parler de la connaissance de l’être , mais de l’acte éternellement agissant de la connaissance, sans lequel s’évanouit toute réalité comme toute conscience. C’est là ce qui permet de comprendre pourquoi la question portant sur l’être, «  qu’est ce qu’il y a ? » et mal posée : Le questionnement doit porter sur l’un immanent, qui est unité en acte. A la fin du « Progrès de la conscience dans la philosophie occidentale «  Brunschvicg aboutit à la même conclusion : en dehors de l’unité en acte dans une conscience, il n’y a rien, c’est à dire le multiple pur des objets, que Badiou nomme « Être «  : tout, c’est rien.

http://classiques.uqac.ca/classiques/brunschvicg_leon/progres_conscience_t2/progres_conscience_t2.html

« Il faudra donc conclure qu’en dehors de la présence de l’unité dans une conscience qui sait n’être radicalement extérieure à rien, il n’y a rien, non point parce qu’on a été incapable de rien trouver, mais parce qu’il n’y avait rien en effet à chercher.«

Melle Cochet nomme « Dieu » cet Un immanent :

» A la limite, s’il faut nommer Dieu,  il est cette présence d’unité dans la conscience humaine. Toute autre définition en contredit la notion » , en particulier les définitions de Dieu comme Être Tout- Puissant , qui aboutissent à la catastrophe  de l’Un Transcendant  : l’Un n’est pas .

Ce qui signifie qu’ entre l’Un immanent qui est Toute Réalité et l’imagination de l’Etre, il y a incompatibilité stricte.

http://classiques.uqac.ca/classiques/brunschvicg_leon/heritage_de_mots_idees/heritage_de_mots.html

« Nous ne doutons pas que Dieu existe puisque nous nous sentons toujours, selon la parole de Malebranche, du mouvement pour aller plus loin jusqu’à cette sphère lumineuse qui apparaît au sommet de la dialectique platonicienne où, passant par dessus l’imagination de l’être, l’unité de l’Un se suffit et se répond à soi-même. Méditer l’Être nous en éloigne ; méditer l’unité y ramène.« 

voir aussi cet excellent article sur « Les derniers mots de Brunschvicg »:

Les derniers mots de Léon Brunschvicg

 

Aucune limite n’est pensable à ce pouvoir d’actualisation de la connaissance réflexive, sans lequel  ne subsiste ni passé ni futur chronologiques, mais une instantanéité insaisissable : toute connaissance s’exerce dans un inépuisable aujourd’hui. En lui s’insèrent tous les temps, et tous les espaces :

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2019/12/11/cochetbrunschvicg-lintegration-des-moments-du-vecu-chronologique-dans-le-present-eternel-de-la-reflexion/

C’est là ce que Badiou nomme Infini, dans l’ « Immanence des vérités « : seulement il entend destituer l’Un, le jeter à bas de son trône, parce qu’il l’identifie au Dieu des traditions , c’est à dire à l’Un Transcendant, qui est effectivement LA catastrophe qui condamne l’humanité . Pour ce faire il choisit la théorie des ensembles , qu’il identifie à l’ontologie

»que cette théorie ne soi pas et ne puisse être monothéiste résulte d’une démonstration bien connue, celle de l’inexistence de l’Un, si l’on suppose qu’il vérifie la proposition XV du livre I de l’Ethique  :

Tout ce qui est, est  en Dieu, et rien ne peut sans Dieu ni être ni se concevoir »

Effectivement, nos raisonnements ci dessus aboutissent à réintégrer le concept dans la conception, et à montrer que :

»Aucune limite n’est pensable à ce pouvoir d’actualisation de la connaissance réflexive, sans lequel  ne subsiste ni passé ni futur chronologiques, mais une instantanéité insaisissable : toute connaissance s’exerce dans un inépuisable aujourd’hui. En lui s’insèrent tous les temps, et tous les espaces »

met nous appelons Dieu cette « présence d’unité en acte dans la conscience. Mais ce « Dieu » n’a aucun rapport avec le Dieu étant des traditions religieuses. L’Un n’est pas.

Comme le dit si bien Brunschvicg :

»Parler de Dieu à un enfant, c’est lui apporter, ou lui imposer, un faisceau suffisant de réponses pour le garder, son existence durant, à l’abri d’une curiosité dangereuse. »

et il y a de grands enfants, St Paul dit lui même :

https://saintebible.com/1_corinthians/13-11.htm

 

»lorsque j’étais enfant, je parlais comme un enfant, je pensais comme un enfant, je raisonnais comme un enfant; lorsque je suis devenu homme, j’ai fait disparaître ce qui était de l’enfant. »

»Jules Lagneau, dans ses Leçons sur l’existence de Dieu pose le problème : « Affirmer que Dieu n’existe pas est le propre d’un esprit qui identifie l’idée de Dieu avec les idées qu’on s’en fait généralement et qui lui paraissent contraires aux exigences soit de la science soit de la conscience. » La confusion des vocabulaires risque de lier à un même sort, d’entraîner dans une chute commune, la religion conçue comme fonction suprême de la vie spirituelle et les religions données dans l’histoire en tant qu’institutions sociales. Celles-ci comportent un Dieu particulier qu’on désignera par un « nom propre » ; son culte et ses attributs sont définis dans des formules de symboles qui sont naturellement conditionnées par le degré où la civilisation était parvenue à l’époque de leur énoncé. Le progrès du savoir scientifique et le raffinement de la conscience morale se tournent alors en des menaces contre la tradition des dogmes qui tenteront d’y échapper par le saut brusque dans le mystère de la transcendance. Pourtant, si la science porte avec elle la norme du vrai comme la conscience morale la norme du bien, le devoir de la pensée religieuse est d’en chercher l’appui bien plutôt que d’en fuir le contrôle. »

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