Eric Rohmer : la collectionneuse (1966-67) faisant partie des six contes moraux

https://www.arte.tv/sites/olivierpere/2020/04/15/la-collectionneuse-de-eric-rohmer/

Disponible sur Arte.tv jusqu’au 16 octobre…

https://www.arte.tv/fr/videos/097228-000-A/la-collectionneuse/

je suis sur IPad et j’ai une application Arte, sur laquelle j’ai revu  «  Le genou de Claire », « Ma nuit chez Maud » et « La collectionneuse « , je n’ai pas beaucoup travaillé « L’immanence des vérités «  contrairement à mes engagements.

Je suis tellement en rage contre cet emprisonnement général que je n’ arrive pas à lire sérieusement  !!

J’avais rebblogué ici un article sur les six contes moraux :

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2020/05/03/six-contes-moraux-deric-rohmer/

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Six_contes_moraux

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/La_Collectionneuse_(film,_1967)

Parmi les acteurs on trouve Donald Cammell qui s’est suicidé en 1996 :

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Donald_Cammell

et qui est lié ( ce qui a peut être participé à son parcours terminé en suicide ) avec tout le  versant démoniaque du cinéma, occultisme,  et show- biz anglo- saxon : Aleister Crowley, Mick Jagger , Kenneth Anger, Bobby Beausoleil qui commit un assassinat lorsqu’il faisait partie de la secte de Manson, il joue d’ailleurs comme Donald Cammell dans « Lucifer rising » réalisé par Kenneth Anger :

https://en.m.wikipedia.org/wiki/Lucifer_Rising_(film)

Oz est aussi évoqué , or « Le magicien d’Oz » possède de multiples connections avec la société théosophique:

https://www.theosophyforward.com/theosophy-and-the-society-in-the-public-eye/47-articles/theosophy-and-the-society-in-the-public-eye/129-theosophical-wizard-of-oz

»The show was to involve the Magick Powerhouse of Oz playing while Anger pantomimed a magical invocation to the new Luciferian age »

ainsi que la « contre-culture » qui naissait ou commençait à se développer à ce moment ( 1966) en  Californie et a abouti à l’horrible assassinat de la villa de Polanski à Cielo drive en 1969 :

https://en.m.wikipedia.org/wiki/Counterculture_of_the_1960s

Un « mouvement «  auquel avait participé le fameux film de Polanski « Rosemary’s baby » qui est de 1966. Où Satan est présenté comme un libérateur des opprimés ( de l’oppression chrétienne dominante ?).

Il y aurait d’ailleurs beaucoup à chercher sur l’affaire Manson , par delà la version officielle de cette nuit d’horreur en août 1969 :

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2019/12/07/retour-sur-la-chanson-de-la-famille-secte-de-charles-manson-ill-never-say-never-to-always/

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2019/08/18/contre-enquete-sur-laffaire-manson/

comme sur le meurtre de l’affaire « Black Dahlia » vingt ans avant, aussi à Los Angeles :

https://meditationesdeprimaphilosophia.wordpress.com/2012/06/04/black-dahlia-los-angeles-les-anges/

Les contes moraux sont caractérisés ainsi, dans la page Wikipédia consacrée à Eric Rohmer :

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Éric_Rohmer

»Les Contes moraux se caractérisent par leur unité thématique : un homme à la recherche d’une femme en rencontre une autre et hésite avant de finalement revenir à la première[34]. Dans La Boulangère de Monceau, le narrateur aborde une jeune femme qui lui plaît puis constatant son absence, commence à séduire la boulangère, mais quand la jeune femme réapparaît, il abandonne sans hésiter la boulangère. Dans La Carrière de Suzanne, Bertrand, amoureux de Sophie, hésite à lui préférer Suzanne. Dans Ma Nuit chez Maud, Jean-Louis, amoureux de Françoise, blonde et catholique, est tenté par Maud, brune et franc-maçonne mais choisit finalement de se marier à Françoise. Dans La Collectionneuse, Adrien, tenté par Haydée, décide finalement de rejoindre sa petite amie à Londres. Dans L’Amour l’après-midi, Frédéric, marié à Hélène, est tenté par Chloé mais au dernier moment il se ravise et rentre chez lui retrouver sa femme. Les films de cette série sont tous centrés sur un personnage masculin qui est tenté de déroger à ses principes ou à ses désirs mais à chaque fois, plus par hasard que par sa volonté, finit par adopter un comportement conforme à ses principes[35]. Pour Rohmer, l’expression « conte moral » doit être entendue au sens littéraire du terme : Du point de vue de la littérature, le moraliste est celui qui autrefois étudiait les mœurs et les caractères. Entrevus sous cet angle, mes films traitent de certains états d’âme. Mes Contes moraux sont l’histoire de personnages qui aiment bien analyser leurs pensées et leurs états d’esprit[36].

J’ai lu quelque part le mot « liberté «  : la thèse endossée ici est que dans le sexe.. oh pardon l’amour l’être humain n’est pas libre, confronté à quelque chose qui est plus fort que lui : l’instinct de reproduction, qui est ce qui en lui lutte et est vainqueur (?? en tout cas selon l’acception commune) de la certitude angoissante de devoir mourir un jour. Aussi ne peut il trouver la liberté que dans la fuite, comme dans la fin spectaculaire de « L’amour l’ après midi ».C’est à dire que la liberté se situe sur le plan de l’idée :

 

»Une philosophie de la conscience pure, telle que le traité de Spinoza « De intellectus emendatione » , en a dégagé la méthode, n’a rien à espérer de la vie, à craindre de la mort. L’angoisse de disparaitre un jour, qui domine une métaphysique de la vie, est sur un plan; la certitude d’évidence qu’apporte avec elle l’intelligence de l’idée, est sur un autre plan«

Aussi dans les « contes moraux » qui portent bien mal leur nom, le héros ne « résiste » à une femme que pour en poursuivre une autre (ou bien se réfugier dans les jupes de celle à laquelle il est déjà marié). C’est là l’origine de la conviction ( enracinée chez bien des hommes) de la « toute puissance «  de la femme qui est celle qui dit « oui ou non » à l’acte charnel, ainsi qu’à la possibilité d’une naissance (par le biais de la contraception) . Sauf pour le violeur, mais celui ci s’exclut, par définition, de l’humanité. « Papa » ou « Daddy » est « le nom de celui qui dit non » , mais « maman » est le nom de « celle qui dit oui ou non à Papa » , et aussi qui dit le « nom de celui qui dit non ». Là se situe l’origine des deux valeurs de vérité, « oui » et « non », « vrai » et « faux » , «  Est et non » du songe de Descartes. V et F sont les (-1)-catégories, au nombre de deux, tandis qu’il n’y a qu’une seule (-2)-catégorie : la valeur 1.

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2017/01/17/scienceinternelle-7-la-table-periodique-des-n-categories/

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2017/08/06/hott-analogie-des-n-types-et-des-n-categories/

Ensuite on passe aux 0-catégories qui sont les ensembles, puis aux 1-catégories qui sont les catégories ordinaires, etc.. jusqu’aux ∞-catégories tout en haut de l’échelle sainte.

On peut donc dire qu’on gravit l’échelle de la Science internelle à partir du 1 qui est le Père (le nom de celui qui dit non),  le Principe  puis du 2 qui est le Verbe ( le nom de celle qui dit oui ou non), puis l’Etre (les ensembles ou 0-catégories), les catégories ou Mathèmes ( les mathemata ou relations de la science) …

» Dans le Principe est  le Verbe, et le Verbe était auprès de Dieu et le Verbe était Dieu »

https://www.ledifice.net/3062-1.html

»Moi et le Père (le Principe) sommes Un »

»Principe « , et non pas commencement,  traduit Reshit -ראשׁית du début de la Genèse et arché-αρχη du début de l’évangile de Jean : la mauvaise traduction par « Au commencement » situe la compréhension dans le temporel, or le temps est une  création de l’imagination humaine.

Dans le film de Rohmer, qui date d’avant 1968, l’attitude insupportable d’Adrien et de Daniel s’appelle «  dandysme » et est associée au début dans le second Prologue par Alain Jouffroy aux dandys précédant 1789, soucieux de « faire le vide » autour d’eux par leur apparence recherchée . Ceci est comparé par lui à une boîte entourée de lames de rasoir, image de la Pensée ou de la Peinture qui est l’attitude de Daniel qui se nomme lui même un « barbare ». Adrien n’est pas un barbare, il a un projet de création de galerie d’art, et pour ce faire il compte sur Sam. De plus il est sur le point de se marier avec Mijanou Bardot, devenant ainsi beau-frère de Brigitte Bardot, ce qu’il est toujours en 2020. N’empêche que le personnage du film, Adrien, d’un dandysme un peu moins tranchant que celui de Daniel Pommereule, est sur le point de céder à Haydée, pour figurer dans la collection de celle qui n’est pas une collectionneuse. Sauvé par le gong, sous la forme d’un incident de circulation routière.

sale temps pour les principes, qui de toutes façons seraient mis à rude épreuve un an plus tard, mais Le Principe reste hors d’atteinte de ces vaguelettes

«  et c’est seulement du calice de ce Royaume d’esprits

que monte jusqu’à lui l’écume de son Infinité ♾ «

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