Yannick Bellon : « L’amour violé » (1977-78)

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/L%27Amour_violé

pour voir ce  film, c’est ici :

https://m.ok.ru/video/256741935643

Un film salutaire, en plus d’être très beau , car il permet de comprendre la tragédie que représente un viol, dans la vie d’une femme, une tragédie qui touche tout son entourage, famille, amis, relations amoureuses. Et ce que ce film permet de comprendre aussi, c’est que seule une enquête de police, permettant de retrouver le ou les coupables, et un procès permettent à la malheureuse victime de se « relever », et de ne pas sombrer corps et bien dans la dépression suicidaire. C’est la vie, le courage de vivre, de se lever le matin, de se laver , de travailler , qui est atteinte.

Et donc la procédure pénale ne constitue pas un acharnement judiciaire contre des gens souvent pauvres et défavorisés, comme on l’entend souvent  : non, c’est la seule solution pour la femme victime lui permettant de redresser la tête et d’échapper à l’enfer. Les violeurs sont de tous les milieux, bourgeois ou non.

La chanson du film , «  Jamais plus toujours :

rappelle la chanson de la « Famille » de Charles Manson :

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2019/12/07/retour-sur-la-chanson-de-la-famille-secte-de-charles-manson-ill-never-say-never-to-always/

mais avec un sens bien différent . D’un bout à l’autre du film, les sommets majestueux des montagnes (« neiges éternelles ») sont opposées aux souffrances et aux violences de la plaine, un peu comme dans «  Au dessous du volcan » les pics et sommets volcaniques aux séjours transito des hommes faillibles. C’est en somme la dualité de « l’éternel » du « mont analogue » face au transitoire et au contingent du « plan vital »:

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2019/11/01/le-jour-des-morts-dans-au-dessous-du-volcan/

sauf qu’il est possible de s’élever de la plaine vers les cimes, cela s’appelle escalade ou randonnée, et je trouve cela insupportable q’une femme ne puisse pas effectuer seule une telle randonnée sans craindre à chaque instant pour sa sécurité ou même sa vie.

»Jamais plus toujours «  est d’ailleurs un film de Yannick Bellon tourné en 1975 :

https://www.filmsdocumentaires.com/films/1194-jamais-plus-toujours

https://www.lemonde.fr/archives/article/1976/03/16/jamais-plus-toujours-de-yannick-bellon_2962270_1819218.html

et plusieurs autres œuvres de cette artiste disparue en 2019 me semblent intéressantes, comme « Quelque part quelqu’un » en 1972 :

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Quelque_part_quelqu%27un

 

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