Le rôle de figurant de Patrick Dewaere (jeune résistant fusillé) dans « Paris brûle t’il ? » de René Clément en 1966

 


Le 16 juillet 1982. j’étais à Paris, revenu le 12 juillet d’Abidjan où je travaillais à l’époque : c’est le jour où Patrick s’est suicidé en se tirant une balle chez lui, dans sa maison du 14 eme arrondissement, impasse du Chemin Vert.

J’avais la trentaine (29 ans et sept mois) , 35 ans pour Dewaere, et je ne laisserai personne dire que c’est le plus bel âge de la vie. On ne se suicide pas à 20 ans, sauf dans les livres, à 30 ans si

Je me souviens de mon effroi d’alors, car c’était un acteur et un homme que j’admirais, notamment pour son rôle dans « Série noire «  de Corneau, ou « Coup de tête «  de Jean Jacques Annaud, sorti en 1979.

Mais il a joué de manière plus précoce:

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Patrick_Dewaere

en particulier dans le célèbre film de René Clément : « Paris brûle t’il ? » sorti en 1966, année où il n’était pas encore connu.

Ce fut aussi le cas de Michel Berger, Michel Sardou et Michel Fugain :

https://www.telestar.fr/culture/photos-paris-brule-t-il-ces-figurants-qui-n-etaient-pas-encore-des-stars-370982

https://www.aveleyman.com/FilmCredit.aspx?FilmID=9626

On peut voir le film « Paris brûle t’il «  ici :

https://m.ok.ru/video/94594075222

La scène du massacre  des adolescents livrés à la Gestapo par le faux capitaine Serge ( Jean Louis Trintignant ) est à 41 minutes environ. Il me semble que Dewaere poussé hors du camion est à 41 minutes 26, il crie quelque chose comme « maman » juste après celui qui hurle « non je veux pas » , seul le dernier , dont la dernière parole avant de mourir est « Vive la France « , se précipite au devant des balles et de la mort.

On a la photo de Dewaere dans cette scène :

https://dewaere6.skyrock.com/332194244-Patrick-a-19-ans-Paris-brule-t-il.html

Une observation essentielle à propos de Dewaere est qu’il faisait plus que s’impliquer dans ses différents rôles, déjà en 1966:

 »Lors du tournage du film de 1966 Paris brûle-t-il ?, alors qu’il n’est que figurant et non crédité au générique, le réalisateur René Clément observe qu’il se jette tête la première de l’arrière d’un camion après avoir été mitraillé par les Allemands[ha]. Son assistant Yves Boisset le découvre alors et estime qu’il joue ce personnage « comme si sa vie en dépendait »

« Dans Hôtel des Amériques d’André Téchinéen 1981, initialement intitulé Mexico Bar[fm], il interprète une nouvelle fois le rôle d’un homme marginal et paumé, dans une histoire d’amour sans issue et avec le suicide en toile de fond[fn]. Téchiné reconnaît être profondément marqué a posteriori par le fait d’avoir écrit un tel rôle destructeur et suicidaire pour Dewaere : « Je l’ai poussé dans un abîme à travers ce film et ce personnage qui correspondaient sans doute à ses propres démons »[fo]. Catherine Deneuve estime quant à elle qu’il ne joue pas mais qu’il vit réellement les rôles qu’il incarne ajoutant : « C’est l’un des rares acteurs qui m’aient vraiment fait pleurer »

Mais il faut souligner le rôle délétère et destructeur , dans la descente aux enfers de la drogue et de la dépression de Patrick Dewaere, de la véritable « kabbale », sous forme de boycott, montée contre lui par les médias à l’occasion de l’affaire de Nussac :

 »Alors que sa carrière prend de l’ampleur avec plusieurs grands rôles successifs (Coup de tête, Série noire et Un mauvais fils), une affaire privée va néanmoins valoir à Dewaere un véritable boycott de la part de la presse et des médias : il frappe d’un coup de poing Patrice de Nussac[n 11], un journaliste du Journal du dimanche qui a trahi sa promesse — faite en raison de liens d’amitié — de ne pas révéler son prochain mariage avec Elsa (prévu le )[fe]. Le couple préférait avoir un mariage discret, sans les photographes de la presse[28]. Le jour de la parution de l’article, le couple demande à voir Nussac pour obtenir des explications[57] ; après un bref échange entre le journaliste et l’acteur, Elsa aurait rappelé à Nussac qu’elle a clairement exigé lors de l’entretien que l’article ne parle pas d’elle et le journaliste l’aurait alors traitée de menteuse[57]. Dewaere aurait alors immédiatement réagi en donnant un coup de poing au journaliste avant de partir« 

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