Sidney Lumet : « The offence » vo ou vostfr(1972)

https://youtu.be/8y9yjBV8RWw

c’est en anglais

on peut le voir en vostfr ici :

https://wwv.vodfilms.org/films/the-offence.html

mais je n’aime pas ce genre de sites qui vous harcèlent pour installer un VPN ou autres messages incongrus et vulgaires

enfin on peut le voir aussi ici :

https://m.ok.ru/video/1271125314214

En anglais avec sous titres portugais.

La page Wikipédia :

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/The_Offence

 »Le film ne fut pas exploité en France au moment de sa sortie. Terrifié par le résultat final, United Artists distribuera très peu le film dans les autres pays. Grâce aux distributeurs Swashbuckler Films, le film sortira finalement en France en septembre 2007, soit 35 ans après sa réalisation. »

Qu’est ce qui terrifia tant United Artists au point qu’ils le bloquent et le distribuent dans si peu de pays en 1972?

« Lors de sa sortie en 2007, les critiques françaises accueillirent avec un grand enthousiasme cette production maudite et atypique.« 

« On est saisi par le courage de l’acteur ( Sean Connery) qui non seulement met en pièce l’image qui a fait de lui une star planétaire, mais encore construit un personnage fascinant de violence, de cruauté et d’ambivalence morale.”. ça c’est sûr, on est loin de James Bond et du « modèle masculin universel d’élégance et de séduction » ( ne riez pas ! Entendu hier sur France Info à l’occasion de la mort, à 90 ans, du « modèle « secrètement jalousé par tous les hommes… en tout cas pas par moi… mais suis je encore un homme?)

 »C’est le rôle le plus noir de Sean Connery. » heureux de l’apprendre..

 »Le film fut bloqué et mal distribué par peur de ternir l’image de Sean Connery. The Offence aurait pu porter préjudice aux recettes du film Les Diamants sont éternels. »

oh my God! Si on peut même plus faire du fric en paix…

« Le site Cinétrange souligne : “Le film s’ouvre par une longue séquence au ralenti qui, loin d’être un effet gratuit, immerge le spectateur dans une ambiance étouffante, à la limite du cauchemar éveillé, impression confirmée par des cadrages insolites et une photographie blafarde signée par le grand Gerry Fisher (Mr. Klein, Highlander, Wolfen).« 

en effet, cette scène inaugurale est grandiose, une atmosphère de peur y règne, elle se termine par les mots « My God » prononcés par l’inspecteur Johnson ( Sean Connery)

 »

Si Christian Viviani, de Positif, parle d’un film “digne mais mineur”, Amélie Dubois, journaliste aux Inrocks, évoque les audaces formelles comme une vraie réussite cinématographique : “Jonché de ces obstacles impitoyables, le film épouse une architecture impressionnante, inscrite dans l’urbanisme glauque de l’Angleterre des Seventies ; son montage éclaté, fulgurant et glacial impose de façon implacable ce qui dépasse la raison.” » « glacial », voilà le mot !

oui, ces banlieues anglaises des années 70 sont glauques et angoissantes mais je ne suis pas sûr que les banlieues françaises de cette époque soient plus riantes..

 »

Enfin, Carole Wrona pour le site Critikat, analyse le caractère “barbare” du film : “Ce col en fourrure qu’il porte et qui le distingue de ses collègues annonce la bête qui sommeille, cette moustache qui barre son visage fait écho à celle, longue, en forme de canines dévoratrices, de Baxter.” » 

en fait, ce que voit Johnson en Baxter, le suspect, c’est lui même : d’où sa rage , sa violence, c’est son image qu’il veut supprimer, l’image de lui même mieux éduqué et plus riche, qui se moquerait de lui en le traitant de « minable » ! Johnson n’est pas heureux, frustré par son mariage ( raté de son point de vue d’obsédé sexuel, et pourtant sa femme est admirable )

 »Le film aborde le thème de la pédophilie de manière frontale. »

ah nous y voilà ! Ces «  images «  qui torturent Johnson , ce sont celles de fillettes !

J’avais écrit ces articles pour expliquer l’interdit universel de l’inceste :

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2017/01/28/scienceinternelle-10-comment-expliquer-la-prohibition-universelle-de-linceste/

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2017/01/30/scienceinternelle-11-comment-expliquer-le-tabou-universel-de-linceste-seconde-partie/

et caractérisé l’inceste (ou sa généralisation  en sexe entre adulte et mineur) comme « crime contre l’humanité).

En utilisant les termes que j’ai trouvés plus récemment, l’inceste, ou la pédophilie, cela consiste à rabattre l’amour intellectuel ou Amor Dei Intellectualis :

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2020/10/14/brunschvicgspinoza-lamour-intellectuel-amor-dei-intellectualis-de-spinoza/

sur l’amour érotique, Éros, celui que tout le monde connaît. C’est un exemple de ce que j’appelle « déchéance ontologique » , faire chuter le ciel en terre, le plan de l’Idée (« Dieu ») sur le plan vital. Et dans le cas de l’inceste, c’est le parent incestueux qui commet ce crime

c’est Cela qui est terrifiant dans ce film et Sean Connery a eu effectivement un immense courage pour jouer ce policier non pas incestueux, mais obsédé par des « images subliminales «  qui le dominent..

c’est pour cette raison qu’il prononce « Mon Dieu » dans la scène initiale, parce qu’il sent bien, à sa manière instinctive et non intellectuelle que lui et toute l’humanité sont complètement dépassés et impuissants ici

appeler « Dieu » à l’aide est la manière propre à ces êtres rustres de reconnaître leur impuissance totale en face d’Eros.

Seule la méditation incessante d’Amor Dei intellectualis  , amenant au désintéressement absolu de l’amour ( qui devrait être le cas dans l’amour des parents pour les enfants) qui est identique à l’expansion infinie de l’intelligence, permet de vaincre Éros, de le mettre à bas. Et ici la discipline de Tartuffe , c’est comme « pisser dans le violon » si je peux me permettre…

C’est ce que signifie la parole du Christ à ses disciples :

 »Prenez courage, j’ai vaincu le monde »

 

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