“Le deuxième souffle” de Jean-Pierre Melville (1966)

Partie 1:

https://m.ok.ru/dk?st.cmd=movieLayer&st.discId=39936002759&st.retLoc=default&st.discType=MOVIE&st.mvId=39936002759&st.stpos=rec_3&_prevCmd=movieLayer&tkn=4694#lst#

Partie 2:

https://m.ok.ru/dk?st.cmd=movieLayer&st.discId=39955204807&st.retLoc=default&st.discType=MOVIE&st.mvId=39955204807&st.stpos=rec_4&_prevCmd=movieLayer&tkn=5169

Doublé en Russe (ou une langue slave) par voix off, malheureusement! Malheureusement pour nous spectateurs Français mais félicitons nous pour nos frères Slaves, seul espoir pour le relèvement de l’humanité.

C’est en introduction de ce film que l’on trouve le fameux “avis” , si melvillien:

A sa naissance, il n’est donné à l’homme qu’un seul droit : le choix de sa mort. Mais si ce choix est commandé par le dégoût de sa vie, alors son existence n’aura été que pure dérision”.

http://www.cineclubdecaen.com/realisat/melville/deuxiemesouffle.htm

A noter, ce qui est rappelé dans la page Wikipédia, que Melville s’est inspiré de personnages réels d’avant la guerre:

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Le_Deuxième_Souffle

José Giovanni s’était inspiré pour son roman d’origine de personnes réelles qu’il avait fréquentées dans le « Milieu » pendant l’Occupation ou en prison après-guerre. Gu Minda c’est en fait Gustave Méla, dit « Gu le terrible »[2], qui en septembre 1938 avait réalisé l’attaque du « train d’or ». Condamné, il s’était échappé de la prison de Castres en mars 1944 avec Bernard Madeleine, comme dans le début du film. C’est avec Madeleine, le futur « caïd des caïds », que Giovanni avait participé aux exactions d’un faux maquis en Bretagne en juin 1944. La vraie Manouche s’appelait Germaine Germain, dite « Manouche ». C’était la maîtresse de Paul Carbone, « l’empereur de Marseille » qui travaillait avec « la Carlingue ». Orloff c’est Nicolaï Alexandre Raineroff dit « Orloff », agent de la Gestapo, qui sera fusillé pour intelligence avec l’ennemi le 8 mai 1945, et avec lequel Giovanni avait rançonné deux Juifs cachés à Lyon en août 1944. Enfin, le commissaire Blot s’inspire du commissaire Georges Clot, responsable à la Libération de la cellule anti-Gestapo de la police judiciaire[3].

Bref toujours les relations en eaux troubles entre la collaboration (la carlingue) , la Gestapo, les gangsters et la Résistance… dans le “monde” c’est inévitable : impossible de trouver le Bien ou le Mal à l’état pur , “natif”, “sortant de la mine”, comme on en trouve sans doute la justification dans l’Alchimie (spirituelle). Le Bien, c’est tout ce qui favorise la libération de la conscience vis à vis des addictions mises en oeuvre, “fabriquées” par le plan vital, et son essor vers le plan spirituel. Le Mal c’est ce qui favorise l’orientation inverse, et enlise la conscience comme “esclave en Égypte” .
Alain Corneau est un bon réalisateur, mais son remake du film de Melville quarante ans plus tard ne supporte pas la comparaison..on peut le voir ici:

https://m.ok.ru/dk?st.cmd=movieLayer&st.discId=84798081599&st.retLoc=default&st.discType=MOVIE&st.mvId=84798081599&st.stpos=rec_6&_prevCmd=movieLayer&tkn=576

Il suffit pour s’en assurer de comparer les deux scènes du début, l’évasion, le type qui tombe et se tue… ce n’est pas les hommes (Alain Corneau, Daniel Auteuil ) qui sont responsables de ce ratage relatif, ils sont tous pris comme nous dans la déchéance générale du peuple français.. l’apparition de la télévision et sa généralisation au grand public vers 1960 à joué son rôle là dedans.
Et puis Daniel Auteuil peut difficilement faire oublier les rôles qu’il a tenus au début des années 80…

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Daniel_Auteuil

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