#CochetBrunschvicg2 immanence et transcendance

 

#CochetBrunschvicg2 cela veut dire que je passe une deuxième couche après l’étude, qui est d’ailleurs loin d’être terminée, du livre de Marie Anne Cochet « Commentaire sur la conversion spirituelle dans la philosophie de Léon Brunschvicg «  (1937) qui est à mon sens le meilleur essai inspiré par l’oeuvre brunschvicgienne.

Après l’atroce attentat de Conflans Ste Honorine :

https://ripostelaique.com/ibrahim-le-pere-de-zaina-et-le-ccif-ont-arme-le-bras-de-legorgeur-de-samuel-paty.html

https://ripostelaique.com/un-prof-decapite-a-cause-des-caricatures-de-mahomet.html

https://ripostelaique.com/ils-ont-decapite-le-prof-lynche-sur-une-video-macron-assassin-islam-assassin.html

C’est une urgence absolue de réfléchir sur ce thème car la guerre civile est désormais  à nos portes, et une telle éventualité se traduirait sans aucun doute par des millions de morts en France, des dizaines de millions à l’échelle de l’Europe.

Le livre de Melle Cochet oppose  l’Un immanent à l’Un transcendant , qui est le « Dieu unique » des religions abrahamiques qui depuis 2000 ans règne sur les consciences occidentales. L’identification de Dieu et de l’Un repose sur le verset du Deutéronome 6.4 appelé  «  Shma Israël «  :

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Chema_Israël

Shemaʿ Yisrā’ēl YHWH elohénou YHWH eḥāḏ (« écoute Israël, l’Éternel [est] notre Dieu, l’Éternel [est] un »)

Commençons par noter que « un » cela ne signifie pas la même chose qu’ »unique » : «  il n’y a qu’une seule orange dans cette assiette » veut dire «  si l’on compte le nombre d’oranges, on arrive à 1 » et c’est la même chose que « cette orange est unique « . « Cette orange est une » par contre personne ne sait très bien ce que cela signifie : peut être que l’orange est entière, non coupée en morceaux . Passant aux Dieux, « il n’y a qu’un seul Dieu «  c’est la shahaddah, profession de foi, islamique, que prononce tout candidat à la conversion :

 » Ash- hadou alla ilah illa ‘llah oua  Muhammad rassoulou’llah « 

 ( j’atteste qu’il n’y a pas de divinité à part Allah et que Mahomet est le Prophète d’Allah )

si j’étais croyant je m’inquièterais de voir les dieux assimilés à un tas d’oranges, sans compter qu’un dieu personne n’en a jamais vu, ou alors avec une alcoolémie gravissime, et d’ailleurs s’il n’y a qu’un seul  Dieu  ( Allah veut dire « le Dieu «  ) quel sens y a t’il à dire «  l’ensemble des dieux est réduit à un seul élément » ? C’est quasi blasphématoire. Mais passons…

 »Allah est un » c’est autre chose c’est assuré par la sourate 112 « Le monothéisme pur « :

https://coran.oumma.com/sourate/112

Qul : « huwa Allah ahadun Allah assamadun »

Dis «  Lui Allah est Un, 

Allah, Le Seul à être imploré pour ce que nous désirons.« 

Lam yulid oua Lam yulad 

« Il n’a pas été engendré et n’a pas engendré « 

 oua Lam yakoun lahou  koufouan ahadun »

« et il n’y a pas un seul être égal à lui »

l’important est évidemment le premier verset  qui commence par un impératif :

Dis :  «  Allah est Un « 

de la forme donc D: P 

où P est la proposition «  Allah est Un » ou « Allah est l’Un »

Dans les Principia Mathematica , livre de Russell et Whitehead datant de 1910-1913 fondateur de la logique moderne: ( à ne pas confondre avec les Principia mathematica philosophiae naturalis de Newton, livre plus ancien mais tout aussi important )

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Principia_Mathematica

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2020/06/17/principia-mathematica-les-3-volumes/

*** https://lesharmoniesdelesprit.files.wordpress.com/2015/11/whiteheadrussell-principiamathematicavolumei.pdf

il faut distinguer en une proposition pure P et son assertion #P, c’est à dire l’affirmation que P est vraie

https://hottandphilosophy.wordpress.com/2020/06/17/la-preuve-que-112-dans-les-principia-mathematica/

par contre la forme de discours «  Dis P » est spécifique au Coran

On sait que j’admets ici la thèse de Gallez ( parce que c’est la théorie qui explique le plus de choses, selon le même critère d’évaluation que pour les théories scientifiques) selon laquelle le Coran a été écrit et donc l’islam créé par des scribes judéo- nazaréens :

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Judéo-nazaréisme

Parmi lesquels le cousin de Khadidja, première épouse de Mahomet : Waraqa Ibn Nawfal

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Waraqa_ibn_Nawfal

Dans ce cadre explicatif, la sourate 112 signifierait :

« Dis « Dieu est Un » sans chercher plus loin parce que c’est ce qui est affirmé dans le « Sh’ma Israël «  au Deutéronome 6.4 de la Torah de nos Pères, qui étaient plus intelligents que nous et surtout que toi, petit musulman même pas juif »..

mais Allah est plus savant !

remaquons tout de même ce qui est un axiome ( donc devant être admis sans démonstration) de la moderne théorie des catégories, datant de 1945 : pour tout objet A  dans une catégorie, il existe un morphisme -identité :

1(A) : A ———-> A

qui fonctionne un peu comme si cela voulait dire : «  A est un « 

notons que parmi les objets naturels , aucun n’est Un, car il peut toujours être décomposé en parties : il n’y a donc que les objets de la théorie des catégories et Dieu qui puissent être dits « Un », du moins si l’on admet la sourate 112 ou le Sh’ma Israël ou les axiomes de la théorie des catégories 

Or nous sommes en démocratie et en climat laïque chacun est parfaitement libre de « croire ou de ne pas croire » ( dixit Macron) ou de ne pas faire de mathématiques des catégories ( ce qui est un peu plus problématique si l’on veut intégrer Polytechnique)

après ce préambule un peu long de théologie, je passerai aux choses sérieuses : le livre de Marie Anne Cochet :

il existe plusieurs articles du hashtag #CochetBrunschvicg intéressants au plan qui nous préoccupe ici :

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2016/09/21/cochetbrunschvicg-3-les-deux-aspects-de-limmanence/

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2018/06/25/cochetbrunschvicg-la-scienceinternelle-comme-connaissance-integrale-gnosis/

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2018/07/29/cochetbrunschvicg-24-scienceinternelle-ni-monisme-ni-dualisme/

 

Ce dernier article contenant  le texte qui est au cœur même du sujet :

 »

Cette notion de vérité , acte de présentification en dehors duquel rien n’existe, ne doit pas rester confuse. Malgré le dédoublement qui résulte du passage du présent éternel au présent chronologique essentiellement fuyant, il ne s’agit pas d’un dualisme, car rien n’est séparé dans l’acte spirituel. Il ne s’agit pas non plus d’un monisme, la notion d’un tout accomplissant justement cet arrêt, qui trahit l’acte de l’esprit. Il s’agit d’une propagation de ce pouvoir unitif qui exprime seul le pouvoir d’actualisation, qui soutient le monde des corps et celui de la pensée. Il ne faut pas confondre ce pouvoir du lien, par lequel l’intelligence saisit les choses dans son double mouvement, d’abord en les attachant par une succession chronologique, ensuite en les intégrant toutes dans chacune de leurs articulations séparées , avec une procession de l’un vers le multiple et un retour du multiple vers l’un, selon le mode plotinien. Ceci pour deux raisons :
1 toute procession est chronologique et n’exprime que le terme médiat de l’esprit, son expression diminuée

2 l’un n’est pas transcendant, mais exprimé adéquatement par l’immanence ; c’est par elle qu’il est inséparable du réel, contenu en chacun de ses termes et les contenant tous, connus et inconnus. En vertu de la conception de la vérité telle que nous l’avons exposée et de la connaissance intégrale qui en résulte, la transcendance est ici absolument écartée. Car une Transcendance ne peut se poser que par un jugement ou une croyance affirmative. Mais un jugement de Transcendance seraittranscendant lui même à la chose jugée, qui dépendrait de lui . Et une affirmation la rendrait dépendante d’une croyance, sans vérification possible . La notion de foi exclut celle de vérité ; car une notion connue vraie n’est plus objet de foi et d’une notion mystérieuse, on ne peut savoir si elle est vraie ou fausse. C’est pourquoi les croyants ne peuvent affirmer leur foi que par le martyre, qui d’ailleurs ne prouve aucune vérité. C’est pourquoi Galilée n’avait pas besoin de mourir pour que sa science soit vraie.
L’immanence au contraire est vérifiée sitôt connue, puisqu’elle est l’acte même de présentification »

Mon commentaire :

 »

Pour récapituler : le dualisme ce serait que la dualité entre monde et Esprit , entre plan vital et plan de l’Idée, soit irréconciliable . Cela revient à nier le pouvoir unificateur et ordonnateur de l’esprit , dans son activité libre et son résultat le plus récent et le plus élevé : la science. Cela revient à l’athéisme et au désespoir contemporain, par désorientation de la pensée. Entendons nous : l’athéisme dont je parle ne consiste pas à nier l’existence du Dieu , ou des dieux, des religions existantes ou ayant existé . Cela consiste à nier la capacité de l’intelligence à comprendre et ordonner le monde, à nier la capacité d’unification de l’esprit.

Mais on ne peut unifier que le multiple . Le monisme ce serait de décréter que « Tout est Un «  ( « Εν το Παν« ) sans que l’esprit  ait à intervenir dans son libre jeu. Ou bien de décréter que le travail spirituel d’unification s’arrête en un Tout, que la succession chronologique stoppe en un point « 

«

Ni l’un ni l’autre n’est vrai. L’Un est immanence radicale à l’esprit humain , qui est unification , pouvoir d’ordonner le multiple. Le multiple c’est le monde, le plan vital , qui est fini (l’Infini, c’est Dieu, c’est l’esprit) mais inépuisable, ce qui veut dire que l’activité spirituelle ne s’arrête jamais : il y a toujours du multiple à unifier . Que le monde soit fini signifie qu’il ne peut pas contenter l’esprit de l’homme:

Fini mais inépuisable« 

 

mais pourquoi l’un est il l’objet le plus haut à chercher ? Parce que l’essence de l’esprit est d’établir des rapports, d’unifier le chaos du multiple 

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2016/06/22/individuation-universel-et-liberte-le-manifeste-pour-lautonomie-dandre-simha/

«

Il n’y a rien à chercher dans l’esprit au delà de l’unité”
“C’est le fondement infondé de l’esprit : celui ci n’a pas à chercher la raison de sa volonté d’unité , il est unification”

c’est pour cela qu’il n’y a rien à chercher par delà l’un, et il est donc justifié d’identifier Un et Dieu qui sont deux Idées :

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2017/04/16/scienceinternelle-19-recherches-sur-lidee-de-dieu-qui-est-dieu-∞-categorie-des-∞-categories/

Mais imaginer un Dieu qui est , et qui est créateur du monde, c’est là le péché de la Torah , qui s’appelle chez Marie Anne Cochet Un Transcendant, qui est en outre une impossibilité logique car le Transcendant est l’Autre or l’Un n’a par définition pas d’Autre, d’extérieur.

l’un est exprimé adéquatement par l’immanence , ce qui est traduit dans La terminologie de ce blog par : l’Un est une Idée Intelligible, mathématique Idée qui assure l’unité des Idées  :

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2017/04/16/scienceinternelle-19-recherches-sur-lidee-de-dieu-qui-est-dieu-∞-categorie-des-∞-categories/

Dans la version la plus perfectionnée de la Science, ∞-catégorique, l’Idée de Dieu , Idée des Idées (qui sont les ∞-catégories) est l’∞-catégorie de toutes les ∞-catégories , notée :

(∞,1)Cat

 

 

 

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Qui sont ceux qui ont guidé la main du terroriste musulman Abdulhakh Anzorov, qui a décapité Samuel Paty à Conflans ?

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#AmourIntellectuel l’acte unifiant de l’intelligence et l’acte unifiant de l’amour

http://classiques.uqac.ca/classiques/brunschvicg_leon/progres_conscience_t2/brunschvicg_progres_conscience_t2.doc#c23_s3

« Comme l’ont dit d’une voix commune Platon, Spinoza, Fichte, Lagneau, celui-là ne peut plus douter, qui a pris conscience d’être lui-même l’acte unifiant de l’intelligence ; celui-là ne peut plus haïr, qui a pris conscience d’être lui-même l’acte unifiant de l’amour.« 

Le parallèle de l’intelligence et de l’amour est ainsi tracé tel qu’il se trouve dans l’amour intellectuel.

Éros par contre est différent, on devrait plutôt parler de l’acte désintégrateur de l’attirance érotique ; à l’heure actuelle l’atroce affaire du meurtre de Victorine endeuille notre pays :

 

https://ripostelaique.com/lassassin-de-victorine-sappelle-ludovic-bertin-mais-cest-un-cpf-une-racaille.html

https://ripostelaique.com/assassinat-de-victorine-un-pere-de-famille-iserois-de-25-ans-appele-ludovic.html

On comprend facilement que l’acte unifiant de l’amour ne peut pas amener à étrangler et noyer une petite fille sans défense, sans doute parce que le meurtrier barbare et lubrique n’a pas supporté qu’elle lui dise non

L’acte unifiant de l’intelligenre se rencontre dans la vision unificatrice des mathématiques de Grothendieck, sur laquelle on dispose d’un excellent travail :

https://www.erudit.org/fr/revues/philoso/2010-v37-n1-philoso3706/039718ar/

L’acte unifiant de l’amour est ce qui donne sens à l’appel de Rilke « Tu dois changer ta vie »:

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2020/10/15/amourintellectuel-rilke-tu-dois-changer-ta-vie/

Changer sa vie, cela signifie remplacer l’acte désintégrateur d’Eros par l’acte unifiant de l’amour intellectuel, qui n’est plus séparé de l’intelligence, l’optique intéressée d’Eros par le désintéressement Absolu de l’amour, la dialectique de l’être par la dialectique de l’Un :

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2019/08/19/dialectique-de-lun-et-dialectique-de-letre-la-fin-du-progres-de-la-conscience-dans-la-philosophie-occidentale-de-leon-brunschvicg/

«

le progrès de la conscience religieuse, à travers le christianisme, ne saurait avoir un autre rythme que le progrès de la conscience intellectuelle ou de la conscience morale à travers la science et à travers la philosophie : il implique, lui aussi, il implique par excellence, une ferme et constante résolution de ne rien concéder aux illusions de l’enfance ou aux commodités de la pédagogie, aux intérêts de la politique ou aux faiblesses du sentiment« 

« l’affranchissement du préjugé ontologique a une exigence inéluctable : il interdit que la dialectique de l’Un se modèle sur cette métaphysique de l’Être, dont elle a dénoncé l’illusion. Cependant la confusion de la dialectique et de la métaphysique est constante chez les mystiques spéculatifs, qui, à la suite de Plotin, ont imaginé une essence de l’Un transcendante par rapport à la raison. »

«

La considération du platonisme véritable explique donc, à partir de leurs racines spéculatives, l’inquiétude, l’instabilité, dont devait s’accompagner l’expérience des mystiques, leur tentation perpétuelle de recourir aux pratiques occultes, d’exhiber des pouvoirs surnaturels. Mais avec le dogme chrétien de nouvelles causes d’incertitude et d’obscurité interviennent dans la vie intérieure des mystiques. Leur idéal est de se simplifier ; mais ils voudraient qu’il leur fût possible de s’unir immédiatement à un Dieu unique sans pourtant renoncer à l’office du médiateur, d’affirmer la pure unité de l’immanence sans nier la dualité radicale de la transcendance ; ils ont rêvé d’anéantir leur propre moi pour que Dieu demeure en eux, et ils ont éprouvé que l’amour est incapable de survivre au sentiment de soi chez le sujet qui aime. O si viderent internum æternum  ! Mais quand on a su voir avec les yeux de l’esprit ce que signifie l’intériorité de l’internum, l’éternité de l’æternum, comment repasser de l’autre côté de l’antithèse, s’attacher encore à l’imagination de l’immortalité, persister, selon l’expression de Fichte, à « chercher outre-tombe ce qu’on appellera le ciel »  ? »

»Or, de cette inquiétude et de cette angoisse l’idéalisme rationnel délivrera la conscience, non pas en la déracinant de l’être, mais en suivant l’élan de désintéressement et de générosité que Socrate et Copernic ont imprimé à la pensée occidentale. Il s’agit pour l’homme de substituer à l’absolu de termes donnés en soi, exclusifs les uns des autres, la formation progressive d’un système dont son individualité ne sera qu’une partie, d’intégrer ainsi à sa propre substance spirituelle les rapports véritables de tous les membres de l’humanité aussi bien que de tous les corps de l’univers. La personne est alors, non plus un objet particulier de la relation de réciprocité, mais son sujet, mais sa raison d’être. Comme l’ont dit d’une voix commune Platon, Spinoza, Fichte, Lagneau, celui-là ne peut plus douter, qui a pris conscience d’être lui-même l’acte unifiant de l’intelligence ; celui-là ne peut plus haïr, qui a pris conscience d’être lui-même l’acte unifiant de l’amour. »

Bien entendu, ce changement qui est une véritable metanoia trouve sa signification dans la pratique mathématique : passer de la dialectique de l’un à la dialectique de l’être, de l’ontologie à  l’hénOlivier, cela consiste à passer de la théorie des ensembles à la théorie des catégories et ce qui vient après ( HoTT théorie des types homotopiques)

https://scienceinternelle.wordpress.com/2019/02/21/cochetbrunschvicg-dialectique-de-lun-et-dialectique-de-letre/

https://scienceinternelle.wordpress.com/2019/02/05/theorie-des-ensembles-set-theory-st-theorie-des-categories-category-theory-ct-theorie-des-types-type-theory-tt-et-theorie-homotopique-des-types-homotopy-type-theory-hott/

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2019/01/06/participation-a-lun-et-participation-a-letre-les-mathemes/

Tu dois changer ta vie, c’est à dire ta conscience :

https://paroissereformeevaldetravers.wordpress.com/2016/12/05/changez-de-comportement-car-le-royaume-des-cieux-sest-approche-matthieu-3-1-12/

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#AmourIntellectuel Rilke : TU DOIS CHANGER TA VIE

c’est un poème de Rainer Marie Rilke « Torse archaïque d’Apollon » dont Peter Sloterdijk a tiré un livre très important ayant pour titre « Tu dois changer ta vie » :

http://la-philosophie-au-programme.blogspot.com/2014/01/rilke-sloterdijk-tu-dois-changer-ta-vie.html

« 

TORSE ARCHAIQUE D’APOLLON
Nous n’avons pas connu sa tête prodigieuseoù les pupilles mûrissaient. Mais son torse encore luit ainsi qu’un candélabre dans lequel son regard, vrillé vers l’intérieur,
se fixe et étincelle. Sinon, tu ne serais ébloui par la poupe du sein, et la légère volte des reins ne serait parcourue du sourire qui s’en va vers ce centre où s’érigea le sexe.
Et la pierre sinon, écourtée, déformée,serait soumise sous le linteau diaphane des épaules et ne scintillerait comme fourrure fauve
ni ne déborderait de toutes ses limites comme une étoile : car il n’y est de point qui ne te voie. Tu dois changer ta vie. »

C’est une sorte d’illumination spirituelle qu’a vécue Rilke devant une statue dans un musée, que commente ainsi Sloterdijk :

« “Ce qu’il y a de mystérieux en elle, ce n’est pas seulement le fait que rien ne la prépare, sa soudaineté. “Tu dois changer ta vie” – cela semble provenir d’une sphère dans laquelle on ne peut émettre aucune objection. On ne peut pas décider non plus de quelle position est prononcée cette phrase, mais sa verticalité absolue ne fait aucun doute. On ne sait pas si ces mots jaillissent tout droit du sol pour me barrer le chemin à la manière d’un pilier, ou s’ils tombent du ciel pour transformer le sol devant moi en un abîme, si bien que mon pas suivant devrait déjà s’inscrire dans cette vie transformée que l’on réclame.” 

Cette sphère caractérisée par la verticalité et la certitude absolues est celle de ce qui est appelé ici « plan internel » , représenté par l’axe vertical de La Croix , alors que l’axe horizontal représente le monde, ou plan vital, le point central où les deux axes se croisent est l’instant , « croisée du temps et de l’éternité «  ( Louis Lavelle) : on ne peut y émettre aucune objection , « il le faut «  , comme dans le film « High Noon », exemple de l’opposition fondamentale observée par Brunschvicg dans « Raison et religion «  entre moi vital et moi spirituel  :

https://meditationesdeprimaphilosophia.wordpress.com/2015/05/26/brunschvicgraisonreligion-exemple-3-des-oppositions-fondamentales-high-noon-de-fred-zinneman-1952/

On  ne peut pas se dérober à « l’ordre venu de la pierre », commandement venu d’En Haut : TU DOIS changer ta vie, ou la sacrifier …

dans le film de Fred Zinneman, le shérif Will Kane, jeune marié, doit sacrifier son mariage, et abandonner sa jeune épouse, pour affronter les frères Miller qui menacent de mettre la ville à feu et à sang. Rien de « social » ne l’y force, puisqu’il vient de démissionner et ses « supérieurs « le pressent de fuir avec son épouse. Mais « il le faut », seule objection qu’il peut opposer à son épouse quaker : c’est ici l’éthique kantienne qui parle.

Le mariage cède devant l’obéissance à l’ordre venu d’En Haut parce que le mariage symbolise le plan vital des générations successives, « vanité des vanités «  selon Qoheleth :

https://www.aelf.org/bible/Qo/1

«

PAROLES de Qohèleth,   fils de David, roi de Jérusalem.

02 Vanité des vanités disait Qohèleth. Vanité des vanités, tout est vanité !

03 Quel profit l’homme retire-t-il de toute la peine qu’il se donne sous le soleil ?

04 Une génération s’en va, une génération s’en vient, et la terre subsiste toujours.

05 Le soleil se lève, le soleil se couche ; il se hâte de retourner à sa place, et de nouveau il se lèvera.

06 Le vent part vers le sud, il tourne vers le nord ; il tourne et il tourne, et recommence à tournoyer.

07 Tous les fleuves vont à la mer, et la mer n’est pas remplie ; dans le sens où vont les fleuves, les fleuves continuent de couler.

08 Tout discours est fatigant, on ne peut jamais tout dire. L’œil n’a jamais fini de voir, ni l’oreille d’entendre.

09 Ce qui a existé, c’est cela qui existera ; ce qui s’est fait, c’est cela qui se fera ; rien de nouveau sous le soleil.« 

 

un exemple analogue est le poème de Coleridge : « Rime of the ancient mariner «  (« récit du vieux marin « )

https://maxencecaron.fr/2010/07/coleridge-la-complainte-du-vieux-marin/

L’invité des noces se détourne de la maison du mariage :

«

Sur ce, le marin à l’oeil brillant et à la barbe blanchie par l’âge s’éloigne. Le garçon de noce quitte à son tour la porte du marié.

Il s’en alla comme un homme étourdi et qui a perdu le sens. Le lendemain matin, il se leva plus triste, mais plus sage.« 

infériorité du plan vital du sexe et d’Eros par rapport au monde des Idées, qui est l’En Haut. 

« Changer ta vie » cela signifie remplacer Éros par Amor Dei intellectualis, l’amour intellectuel, la dialectique de l’être par la dialectique de l’Un :

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2019/08/31/platon-le-banquet-de-la-dialectique-de-letre-a-la-dialectique-de-lun-deros-a-μαθημα-matheme/

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2020/10/14/brunschvicgspinoza-lamour-intellectuel-amor-dei-intellectualis-de-spinoza/

C’est là la signification des vers énigmatiques de la fin du poème :

 « Car il n’y est de point  qui ne te voie. Tu dois changer ta vie »

  
 

Un point qui voit l’observateur ( « te voie ») est un point en relation avec l’observateur, le centre : « il n’y est point de point qui ne te voie » c’est la description de l’Un, où tout point est relié à l’observateur; dans l’univers relativiste, ce sont les points de l’espace-Temps à l’intérieur du cône de lumière :

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Cône_de_lumière

L’univers n’est donc pas Un, puisque il y a des points à l’extérieur du cône de lumière.

l’Un (Dieu ) est une Idée , Dieu n’est pas, n’en déplaise aux quakers…

 

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#BrunschvicgSpinoza l’amour intellectuel ; Amor Dei Intellectualis de Spinoza

c’était au début une cloison particulière, qui est devenue quasiment le mur principal de ce blog !

Je m’autorise de deux citations de Brunschvicg pour définir ce que c’est que l’Amour intellectuel : la première est ici :

https://leonbrunschvicg.wordpress.com/quelques-citations-eparses-de-brunschvicg-particulierement-eclairantes-voire-illuminatrices/

« 

Les théologiens se sont attachés à distinguer entre la voie étroite : Qui n’est pas avec moi est contre moi, et la voie large : Qui n’est pas contre moi est avec moi.Mais pour accomplir l’Évangile, il faut aller jusqu’à la parole de charité, non plus qui pardonne, mais qui n’a rien à pardonner, rien même à oublier : Qui est contre moi est encore avec moi. 

Et celui-là seul est digne de la prononcer, qui aura su apercevoir, dans l’expansion infinie de l’intelligence et l’absolu désintéressement de l’amourl’unique vérité dont Dieu ait à nous instruire…. »

C’est à dire que l’amour intellectuel c’est l’amour non séparé de l’intelligence . Il existe d’ailleurs un passage éclairant là dessus, dans « Raison et religion « :

 

http://classiques.uqac.ca/classiques/brunschvicg_leon/raison_et_religion/brunschvicg_raison_et_religion.doc#c3

« Le principe fondamental de la religion, où s’accordent philosophes et théologiens, est que Dieu est amour ; comment ce principe subsistera-t-il si l’amour est séparé de l’intelligence ? « 

Cela se trouve au XXVI du chapitre V « période augustinienne «  et c’est suivi par :

« 

Il est donc impossible que la foi transcende l’ordre de la raison où se reflète l’éternité de la lumière intérieure ; et il est étrange qu’un mathématicien et un physicien de génie, tel que Pascal, ait méconnu les ressources que la science cartésienne offrait au progrès de la vie religieuse. Puisque l’algèbre et la géométrie se développent à l’infini sur la base de l’évidence pure, P103 on ne peut méconnaître dans l’âme humaine l’intuition d’un objet immédiat qui déborde sa capacité propre : De cela seul que nous apercevons l’infini, il faut qu’il soit .

La distance de l’idée et de la réalité, du savoir et de la présence, est donc abolie. L’étendue, dont la discipline exacte et positive par excellence atteste l’intelligibilité, ne se voit qu’en Dieu, de telle sorte que de l’application aux sciences universelles comme la mathématique pure et la métaphysique, « j’oserai presque dire (écrit Malebranche) qu’elle est l’application de l’esprit à Dieu, la plus pure et la plus parfaite dont on soit naturellement capable » (Recherche de la vérité, V, v). »

« L’étendue qui ne se voit qu’en Dieu » est l’étendue Intelligible de Malebranche, comprise ici comme unité de toutes les idées intelligibles (mathématiques) c’est à dire comme CAT, catégorie de toutes les catégories :

https://mathesisuniversalis.wordpress.com/2015/08/17/the-category-of-categories-as-a-model-for-the-platonic-world-of-forms-david-edwards/

Dans le registre des ∞-catégories c’est (∞,1)Cat , ∞-catégorie de toutes les ∞-catégories :

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2017/04/16/scienceinternelle-19-recherches-sur-lidee-de-dieu-qui-est-dieu-∞-categorie-des-∞-categories/

Nous avons donc, avec CAT et (∞,1)Cat, deux idées intelligibles de l’Un ? 

Il y en a même beaucoup plus, une infinité : chaque ∞- cosmos en est une !

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2017/01/19/scienceinternelle-8-∞-cosmoi/

Mais « Un » , ou « Dieu » , ce sont des mots, des concepts du discours : ce qui est  vraiment Intelligible , ce sont les mathèmes : si deux mathèmes différents correspondent à la même Idée d’un concept, par exemple l’Un, nous dirons que ces idées appartiennent à une même classe d’équivalence, comme si c’était deux catégories isomorphes ( ce qui n’est pas le cas, CAT n’est pas isomorphe à (∞,1)Cat ).

Ainsi nous retrouvons le fait qu’une Idée platonicienne n’est pas une idée mathématique, mais une classe d’équivalence de telles idées. Ce n’est pas non plus un mot, « Un » ou « Dieu » , qui n’est jamais qu’un concept du discours, un logos, un flatus vocis…

pourquoi l’amour ne doit il pas être séparé de l’intelligence ? parce que l’intelligence est la faculté d’établir des rapports, d’unifier  : il n’y a donc pas à demander pourquoi l’Un, l’unification est la plus haute étape dans la recherche ni à chercher plus loin que l’Un : c’est pourquoi Dieu et Idée de l’Un sont identiques, et pourquoi Dieu n’est pas un étant  : l’Un n’est pas , comme il résulte du « Parménide «  de Platon interprété par Badiou ( mais c’était déjà l’interprétation de Brunschvicg, Badiou n’a rien inventé, contrairement à ce qu’en pense Badiou lui même). Dieu n’est pas (un étant Transcendant) c’est une Idée.

Ces développements permettent de sortir des fourches caudines, signalées par Brunschvicg, propres au « Dieu Créateur incréé ou Grand Architecte « :

 »

Après avoir relégué dans le passé de notre espèce les images anthropomorphiques à travers lesquelles Dieu serait vu ou entendu, nous sommes conduits à nous demander s’il y a quelque voie légitime pour faire la preuve d’une existence non immédiatement donnée dans l’expérience sensible, et, tout d’abord, si cette expérience, considérée en son intégralité, n’implique pas la réalité de Dieu comme l’effet implique la cause. L’argument est classique. Non moins classique en est la réfutation, qui le réduit à n’être que l’apparence d’un raisonnement. Et là sans doute, pourvu qu’on se donne la peine d’y prêter quelque attention, aperçoit-on le plus clairement à quel point le réalisme s’abuse et s’aveugle lui-même en prenant les mots pour des choses. Comment en effet faire jaillir une existence d’une formule abstraite telle que l’énoncé du principe de causalité ? Cet énoncé n’a de signification effective que dans les limites d’un usage correct. C’est une invitation à découvrir ; ce n’est pas une permission d’inventer. Par exemple, les prédécesseurs de Torricelli et de Blaise Pascal n’avaient littéralement rien dit lorsqu’ils prétendaient expliquer par l’horreur du vide la montée de l’eau dans les corps de pompe, ou les Newtoniens lorsqu’ils invoquaient l’attraction mutuelle des astres pour fonder la loi de la gravitation universelle : la prétendue cause à laquelle ils se référaient, c’était tout simplement, tout bêtement pourrait-on dire, la projection psychologique de l’effet qu’ils constataient dans l’univers physique, témoignage sans doute d’un besoin de coordination intellectuelle, mais aveu d’impuissance à lui offrir une satisfaction autre qu’imaginaire. En toute évidence, lorsqu’on P045 s’appuie sur la causalité pour inférer du monde tel qu’il est donné dans l’expérience l’existence d’une cause transcendante à ce monde, on commet sophisme sur sophisme. On feint de ne pas s’apercevoir qu’on s’est rendu coupable d’une extrapolation arbitraire, en passant de faits intracosmiques entre lesquels la science établit des liens de causalité, à l’idée du tout en tant que tout, considéré lui-même comme un effet un et indivisible, qui réclamerait une cause extracosmique, elle-même totale, une et indivisible. Cela n’aurait de sens que si le monde, pris dans son ensemble, était assimilé à une œuvre d’art, ainsi que le suppose l’anthropomorphisme hérité de la Genèse et du Timée, qui dominera toute l’architecture des preuves traditionnelles. Voltaire n’est-il pas, sur ce point, le disciple trop fidèle de saint Thomas ? « Les athées n’ont jamais répondu à cette difficulté, qu’une horloge prouve un horloger » .

Et d’ailleurs, si l’on acceptait que, même déformé par son application finaliste, l’instinct de causalité correspondît à une exigence rationnelle, il ne s’ensuivrait pas qu’on fût quitte à aussi bon compte. Disons que l’horloge cosmique ne s’est pas faite toute seule, que son mécanisme interne ne suffit pas à la justifier, nous serons obligés de convenir qu’il en sera de même pour l’horloger, qui ne pourra pas, lui non plus, être ce que nous ne voulions pas que fût le monde : une cause sans causalité. L’existence d’un Créateur incréé sera en contradiction flagrante avec le principe au nom duquel nous nous flattions d’avoir réussi à faire surgir du néant la cause première. »

Dieu n’est pas un Être Suprême Créateur ( et de quoi ? Puisque « tout c’est rien « ) : c’est une Idée platonicienne,  l’Idée d’Un, l’Idée d’Idée si l’on veut, c’est à dire une classe d’équivalence de mathèmes.

La deuxième citation de Brunschvicg définissant l’amour intellectuel, ou amour non séparé de l’intelligence, se trouve au dernier chapitre du « Progrès de la conscience dans la philosophie occidentale «  :

http://classiques.uqac.ca/classiques/brunschvicg_leon/progres_conscience_t2/brunschvicg_progres_conscience_t2.doc

Cela se situe dans « L’immanence de la réflexion » où l’on trouve déjà ce passage éclairant :

 »

Pour dominer sa destinée d’inconscience et de néant, il faut que la vie accepte de s’éclairer à la lumière de l’intelligence, qui saura la féconder par sa capacité d’expansion infinie, de sympathie universelle. Toute doctrine de la conscience a pour base cet attachement radical à l’être, qui se manifeste dans tout ce qui est capable du moindre sentiment et qui fait que « chacun est un tout à soi-même ; car, ajoute Pascal, lui mort, le tout est mort pour soi » . Mais le caractère de l’imagination réaliste est qu’elle s’arrête à ce sentiment immédiat ; elle fixe la conscience sur place, elle enferme la personnalité dans l’enceinte d’un organisme « unique et clos ». De là est issue l’angoisse de la réciprocité, parallèle dans l’ordre pratique à l’inquiétude sceptique qui est la contre-partie inévitable de la foi dans l’objectivité des apparences sensibles. Or, de cette inquiétude et de cette angoisse l’idéalisme rationnel délivrera la conscience, non pas en la déracinant de l’être, mais en suivant l’élan de désintéressement et de générosité que Socrate et Copernic ont imprimé à la pensée occidentale. Il s’agit pour l’homme de substituer à l’absolu de termes donnés en soi, exclusifs les uns des autres, la formation progressive d’un système dont son individualité ne sera qu’une partie, d’intégrer ainsi à sa propre substance spirituelle les rapports véritables de tous les membres de l’humanité aussi bien que de tous les corps de l’univers. La personne est alors, non plus un objet particulier de la relation de réciprocité, mais son sujet, mais sa raison d’être. Comme l’ont dit d’une voix commune Platon, Spinoza, Fichte, Lagneau, celui-là ne peut plus douter, qui a pris conscience d’être lui-même l’acte unifiant de l’intelligence ; celui-là ne peut plus haïr, qui a pris conscience d’être lui-même l’acte unifiant de l’amour. »

L’acte unifiant de l’amour, c’est l’amour intellectuel..

Mais le passage prodigieux dont je parlais se situe quelques lignes plus haut :

 »chez Spinoza, le cri du cœur, au lieu d’exprimer, comme il arrive dans l’expérience mystique, un moment d’exaltation fugitive, d’extase peut-être illusoire, est inséré dans le tissu d’une démonstration continue et sûre de soi. L’intuition spinoziste n’est rien si elle n’est éternelle et totale, si elle ne se rend capable d’appuyer la transparence et l’universalité de l’amour à l’immanence et à la certitude du vrai. En d’autres termes, il n’y a qu’un problème pour le philosophe, ou plus exactement on est philosophe dans la mesure où l’on parvient à ne plus poser qu’un problème, là où il y en a deux selon le vulgaire, et entre lesquels il lui paraîtrait ridicule de chercher le moindre rapport : apercevoir la vérité dans une telle sphère d’évidence qu’elle ne jette plus d’ombre, porter son amour à une telle hauteur de désintéressement qu’il ne puisse plus devenir cause de tristesse et, par suite, de haine. Cela, c’est tout un pour Spinoza comme pour Platon. La dialectique du Banquet porte à son sommet le μάθημα, et l’Ethica more geometrico demonstrata s’achève dans l’unité de l’amour intellectuel chez l’homme et chez Dieu. Ici et là le problème revient à suivre la hiérarchie des degrés de la connaissance et du sentiment, sans qu’aucun des résultats acquis se dresse comme un obstacle au progrès futur, sans qu’aucun intermédiaire puisse faire écran »

Voilà pourquoi l’amour ne doit pas être séparé de l’intelligence : pour qu’elle ne lui jette plus d’ombre, et qu’il soit vraiment l’amour, absolument désintéressé.

et le livre de Platon à méditer sur ce thème est « Le Banquet « :

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2019/08/31/platon-le-banquet-de-la-dialectique-de-letre-a-la-dialectique-de-lun-deros-a-μαθημα-matheme/

 

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Premier cours de maths modernes de François Nicolas : la video

il y a eu un retard important, et la video est de mauvaise qualité :

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Jordan Belfort, le « loup de Wall Street » dont s’est inspiré Martin Scorsese

Comme quoi le film de Martin Scorsese, sorti en 2013, n’a guère exagéré : tout cela a réellement existé dans la « vraie vie » , à Stratton Oakmont, l’entreprise de vente d’actions de Belfort, tout ce qui est le plus délirant dans le film, par exemple le trader de Stratton qui se fait sucer dans l’ascenseur par une stagiaire, ou bien les putes qu’ils baisent dans les bureaux de Stratton en les classant en trois catégories : hors cote, Nasdaq et marché principal. Enfin en tout cas c’est dans les « mémoires «  de Jordan Belfort, mais c’est un pervers dégénéré qui a peut être imaginé tout ça. Sa devise , appliquée quotidiennement, est « Greed is good » ( l’avidité est bonne), je l’ai entendue répétée à Londres vers 2017 par un groupe de rock ambulant dans un parc.

Jordan Belfort est donc représentatif de tout un courant dans l’Occident moderne, anglo-saxon mais peut être plus; il signale en tout cas que les « outrances » du film de Scorsese sont en dessous de la réalité :

https://www.theguardian.com/film/2014/feb/28/wolf-of-wall-street-jordan-belfort-sex-drugs

Cela aide peut être à comprendre l’atmosphère de folie collective qui gagne les USA avant les élections de Novembre.

Venons en maintenant à l’aspect « racial » qui me met personnellement mal à l’aise : toute cette incroyable débauche allant de pair avec des vols massifs et caractérisés s’expliquerait par le ressentiment d’un juif de situation sociale plus que modeste, né de parents comptables, envers les WASP ( «  white anglo-saxons protestants «  ) jugés privilégiés par la naissance ; rappelons que Trump est un WASP ,  mais dont le gendre Jared Kushner est un juif sioniste, qui a largement influencé la politique très favorable à Israël de Trump devenu président. Doit on voir là une manière d’acheter les faveurs de la communauté juive, très importante et influente aux USA, comme Pompidou l’a appris à ses dépens ? Rappelons aussi que Joe Biden est catholique, comme l’était JFK en 1960. N’a t’on pas là un exemple frappant de ce que j’appelle ici depuis le début « déchéance ontologique «  ( sociale, raciale et politique ) du spirituel , censé être le domaine du « religieux » ? 

Exemple révélateur aussi des thèses de Dany Robert Dufour dans « La cité perverse », à propos de l’Europe d’après le 17 eme siècle, mais les USA du vingtième siècle en prendraient la suite…

 

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Blog a lupus:Mark Zuckerberg annonce qu’il sera celui qui décidera qui remportera l’élection Américaine – Vote par correspondance / Une caméra de surveillance a filmé une énorme pile de courrier jetée dans un parking en Californie

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Mark Zuckerberg annonce qu’il sera celui qui décidera qui remportera l’élection Américaine – Vote par correspondance / Une caméra de surveillance a filmé une énorme pile de courrier jetée dans un parking en Californie

PAR THE WOLF LE  • version=3&rel=1&fs=1&autohide=2&showsearch=0&showinfo=1&iv_load_policy=1&wmode=transparent

Mark Zuckerberg a annoncé qu’il ne permettra pas aux entreprises de médias de déclarer que Donald Trump a gagné l’élection le soir du scrutin.

C’est lui qui décidera.

Nous vous assurons que le but de cette mesure est de réduire les risques de troubles civils.

ViaBusiness Insider:

Facebook doit prendre des mesures pour informer les utilisateurs sur l’élection présidentielle américaine de 2020 afin de réduire les risques de troubles civils après le jour du scrutin, a déclaré le PDG Mark Zuckerberg à Axios.

Dans une interview qui diffusée mardi,M. Zuckerberg a déclaré que le réseau social souhaite signaler aux utilisateurs que les résultats de l’élection prendraient probablement plus de…

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Blog a lupus:USA : Un coup d’État militaire fera-t-il basculer les élections de novembre, Donald Trump, et la République elle-même ?(Matthew Ehret)-trop d’erreurs,d’approximations,de jugements hâtifs

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USA : Un coup d’État militaire fera-t-il basculer les élections de novembre, Donald Trump, et la République elle-même ?(Matthew Ehret)

PAR THE WOLF LE  •

Un coup d’État militaire fera-t-il basculer les élections de novembre, Donald Trump, et la République elle-même ?

PARJADE· PUBLIÉ· MIS À JOUR

Le 20 mars, j’ai publié un article intituléPourquoi supposer qu’il y aura des élections en 2020 ?dans lequel j’exposais la menace existentielle d’un nouveau coup d’État militaire de Wall Street qui non seulement rendrait les élections obsolètes, mais imposerait un nouvel enfer fasciste aux États-Unis et au monde.

Dans cet article, j’ai évoquél’importance de la décision stratégique du général Smedley Butler de dévoiler le complot de Wall Street visant à renverser le président nouvellement élu Franklin Roosevelt (FDR) qui était en pleine guerre à la fois contre Wall Street et la City de Londres, et du chaos…

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Blog a lupus:Etats-Unis: L’énorme Révolution de couleur a déjà commencé…(Paul Craig Roberts)

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Etats-Unis: L’énorme Révolution de couleur a déjà commencé…(Paul Craig Roberts)

PAR THE WOLF LE  •

Etats-Unis: L’énorme Révolution de couleur a déjà commencé…

J’ai fourni suffisamment de preuves qui expliquent que le stratagème militaire et sécuritaire aux Etats-Unis utilise les médias et les démocrates, dans le but de transformer l’Election présidentielle du mois de novembre en une véritable révolution de couleur. Regardez partout autour de vous. La CIA est très expérimentée dans le domaine des révolutions de couleur, car elle a souvent réussi dans un certain nombre de pays où les gouvernements en place ne convenaient pas à la CIA. Comme nous l’avions appris de part les dénonciations du président Trump par le directeur de la CIA, John Brennan, Trump ne convient pas non plus à la CIA. En ce qui concerne la CIA, Trump n’est pas différent d’Hugo Chavez, Nicolas Maduro, Charles de Gaulle, Manuel Zelaya, Evo Morales, Viktor…

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