Feynman’s Thesis : a new approach to quantum theory

http://files.untiredwithloving.org/thesis.pdf

Permet de retrouver le principe de moindre action, fondement de la mécanique classique, en mécanique quantique.

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« Un drame dans les airs » de Jules Verne : «  nous aborderons au Soleil »

cette courte nouvelle de Jules Verne est une de celles qui m’a le plus impressionné. Elle est ici sur Wikisource :

https://fr.m.wikisource.org/wiki/Un_Drame_dans_les_airs

j’avais rédigé cet article à son propos :

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2017/04/26/themes-ascensionnels-un-drame-dans-les-airs-de-jules-verne/

Mais il ne faut pas prendre le récit au pied de la lettre, j’en suis maintenant persuadé.

Le narrateur est un àerostier, un sportif qui pratique les ascensions en ballon. Mais ce jour là, un passager clandestin:

« Quand je me relevai, je me trouvai face à face avec un voyageur imprévu, le jeune homme pâle. »

qui est fou, selon le récit qui en est fait , se glisse dans la nacelle. Ce jeune homme fou semble obsédé par l’idée de monter toujours plus haut, et pour cela de jeter par dessus bord toujours plus de « lest », afin d’alléger le poids total et de monter. Il continue ainsi

« Une  fois à terre, nous nous expliquerons, répondis-je, piqué du ton léger avec lequel il me parlait.

Bah ! ne songeons pas au retour !

— Croyez-vous donc que je tarderai à descendre ?

— Descendre ! dit-il avec surprise. Descendre ! — Commençons par monter d’abord. »

Et avant que je pusse l’empocher, deux sacs de sable, avaient été jetés par-dessus la nacelle, sans même avoir été vidés ! »

… »L’inconnu consulta le baromètre et dit :

« Nous voici à huit cents mètres ! Les hommes ressemblent à des insectes ! Voyez ! Je crois que c’est de cette hauteur qu’il faut toujours les considérer, pour juger sainement de leurs proportions ! La place de la Comédie est transformée en une immense fourmilière. Regardez la foule qui s’entasse sur les quais et le Zeil qui diminue. Nous sommes au-dessus de l’église du Dom. Le Mein n’est déjà plus qu’une ligne blanchâtre qui coupe la ville, et ce pont, le Mein-Brucke, semble un fil jeté entre les deux rives du fleuve. »” «

«Votre nom ? demandai-je.

— Mon nom ? Que vous importe ?

— Je vous demande votre nom !

— Je me nomme Érostrate ou Empédocle, à votre choix. »

Je redonne ce lien que j’avais déjà donné dans l’article initial, sur le roman de Yukio Mishima « Le pavillon d’or » , qui décrit aussi un homme, un moine novice,  qui détruit ce qu’il admire  le plus : le pavillon d’or

http://www.lampe-tempete.fr/AbolitionVitale.pdf

Car les deux personnages ê la nouvelle  représentent  deux niveaux de la conscience de Jules Verne : l’aérostier représente le personnage se trouvant, se cachant derrière la conscience  « normale », qui pratique les ascensions par goût du sport, et le « fou » représente l’aventurier de l’esprit, qui méprise la vie « normale » et quotidienne  et ne désire que monter pour échapper à cette Terre qu’il hait et méprise.  Dans l’article précédent j’avais utilisé le terme de « luciférien » dans l’anthroposophie, qui s’oppose à «  ahrimanien ». Mais évidemment il faut s’écarter des âneries de Rudolf Steiner  selon lesquelles Lucifer et Ahriman seraient des « êtres spirituels » qui influencent les hommes .

Mais l’inconnu préféré la mythologie gréco-latine

«Oui monsieur ! oui ! Depuis Phaéton, depuis Icare, depuis Architas, j’ai tout recherché, tout compulsé, tout appris ! Par moi, l’art aérostatique rendrait d’immenses services au monde, si Dieu me prêtait vie ! Mais cela ne sera pas !

— Pourquoi ?

— Parce que je me nomme Empédocle ou Érostrate ! »

Jusqu’à la fin où il dévoile ses véritables desseins :

»Voici l’heure ! me dit-il. Il faut mourir ! Nous sommes rejetés par les hommes ! Ils nous méprisent ! Écrasons-les !

— Grâce ! fis-je.

Coupons ces cordes ! Que cette nacelle soit abandonnée dans l’espace !

La force attractive changera de direction, et nous aborderons au soleil ! »

les deux hommes se battent et le fou disparaît dans l’espace.

Si l’inconnu parle du Soleil sensible, alors il est véritablement fou à lier.. et ignorant  : ce n’est pas parce que le ballon s’est élevé à 3500 mètres de hauteur qu’ils vont s’approcher suffisamment du Soleil, ou même de la Lune. Et d’ailleurs s’ils s’approchaient trop du Soleil, ce qui est impossible en ballon, ils seraient brûlés sans rémission.

Mais s’il entend par « Soleil le « Soleil astronomique » alors rappelons nous les propos de Brunschvicg que j’ai cités hier :

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2019/04/22/david-oliver-the-shaggy-steed-of-physics/

« Le sentiment de notre éternité intime n’empêche pas l’individu de mourir, pas plus que l’intelligence du soleil astronomique n’empêche le savant de voir les apparencesdu soleil sensible. Mais, de même que le système du monde est devenu vrai le jour où la pensée a réussi à se détacher de son centre biologique pour s’installer dans le soleil, de même il est arrivé que de la vie qui fuit avec le temps la pensée a fait surgir un ordre du temps qui ne se perd pas dans l’instant du présent » 

comment la pensée humaine peut elle se détacher suffisamment de son centre biologique, c’est à dire de son Moi vital , pour s’installer dans le Soleil, aborder au Soleil selon les termes de l’inconnu ? En se débarrassant des poids qui l’empêchent de monter, c’est à dire de tout ce qui l’attache au monde imaginaire, de tout ce qui le retient dans le monde, de tout ce qui est d’ordre « ahrimanien « .

Les propos, fous si on les comprend à la lettre, mais sensés si on les comprend selon l’esprit, de l’inconnu peuvent donc être compris « symboliquement «  comme ceux d’un « aventurier de l’esprit » , qui existe en tout être humain, et la fin signifie que le personnage philistin, normal , reste en vie tandis que le Moi audacieux, entreprenant, risque -tout meurt dans l’aventure .

Le monde ne nous laisse que le choix entre devenir un fou ou un Saint . C’est sans doute le sens de l’oeuvre de Balzac, ou, plus récemment , des films de Stanley Kubrick :

http://www.gordonbanks.com/gordon/pubs/kubricks.html

C’est en tout cas la signification du premier film de Kubrick « Fear and desire « :

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2017/09/13/stanley-kubrick-fear-and-desire-v-o-st-fr-1952/

si notre destin est d’etre écartelés entre la peur ( de perdre ce que l’on croit posséder ) et le désir (d’acquérir ce que l’on n’a pas ) alors le choix se situe entre la folie et la sainteté du renoncement. Mais ce qui est le plus difficile, et réclame le maximum de Sainteté , est de renoncer à la mort

https://meditationesdeprimaphilosophia.wordpress.com/2012/04/20/la-seule-vraie-religion/

 

 

 

 

 

 

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David Oliver : the shaggy steed of physics

le livre peut être lu ici :

https://lesharmoniesdelesprit.files.wordpress.com/2015/11/the-shaggy-steed-of-physics-mathematical-beauty-in-the-physical-world.pdf

cet article est à son sujet :

https://m.slashdot.org/story/49623

« Shaggy steed of physics » veut dire «  cheval poilu de la physique » , c’est un titre  inspiré d’un conte , l’histoire du prince  Conn ( The  story of Conn- eda) tiré du recueil de W B Yeats «  Contes populaires et féériques irlandais » , l’histoire racontée est à peu près celle ci : un royaume prospère et pacifique a décliné et est tombé , à la suite d’une malédiction, dans un état de complet chaos… un peu comme la France ces dernières 40 ou 50 années. Le prince, désireux de sauver son royaume, est dirigé par un druide (un homme de sagesse et de connaissance, un peu l’analogue des brahmanes hindous ) vers un cheval poilu ( shaggy steed) qui offre de le mener, à travers une série d’épreuves, vers un royaume magique où le prince pourra acquérir des pouvoirs qui lui permettront de lever la malédiction et de restaurer l’harmonie. Le cheval qui ne paye pas de mine se révèle être d’une aide puissante, il le conduit dans un voyage fabuleux et donne au prince la compréhension des forces cachées dans l’univers et en lui même . Mais à l’entrée dans le royaume magique, il exhorte le prince à le tuer  , à l’écorcher et à s’envelopper dans sa peau.

Le prince, qui s’est mis à aimer ce guide, refuse avec horreur. Mais le cheval  l’exhorte à ce sacrifice qui est une épreuve finale  et le prévient que s’il ne réussit pas, il subira un destin pire que la mort . Il lui demande seulement, après avoir triomphé et pénétré dans le royaume, de revenir vers son cadavre, d’en chasser les vautours et de l’oindre avec une petite fiole qu’il trouve avec le couteau, dans l’oreille du cheval.

Le prince obéit d’un cœur brisé à ces instructions, le couteau semble guidé par des forces indépendantes de la volonté du princemais quand  celui ci revient oindre la carcasse du cheval avec la fiole, une transformation  magique à lieu et le cadavre prend la forme d’un autre prince  , ce nouveau compagnon lui tombe dans les bras.

Cette histoire résume sous forme symbolique le livre de David Oliver : l’état de chaos et de dégénérescence du royaume est celui de la physique astronomique ptolémaïque avant Copernic , dont la théorie héliocentrique est rejetée au début par les tenants du système de Ptolémée, de même que le cheval poilu du conte ne paye pas de mine. Mais la nouvelle théorie fait son chemin et se révèle d’une extraordinaire beauté et simplicité (alors que les calculs du système de Ptolémée étaient très compliqués) . Elle ouvre la voie pour un règne de deux siècles à la mécanique classique de Newton , puis aux travaux d’Euler, Lagrange, Jacobi et Hamilton. Mais survient une nouvelle crise, avec la découverte de l’atome  : le système Newtonien doit être sacrifié sur l’autel de la vérité , car il se révèle inapte à surmonter les contradictions nées de l’expérience.

Il s’agit d’une métamorphose plutôt que d’un anéantissement : l’ancien est conservé dans le nouveau, la mécanique classique mathématique de Lagrange et Hamilton demeure dans la mécanique quantique.

Le cheval de petite taille est représenté dans le livre de David Oliver par  une toute petite  partie de la mécanique classique, qui est le problème à deux corps ( two-body problem) . Ce problème en apparence mineur éclaire à la fois les aspects macroscopiques de la physique moderne, étudiés par Kepler et Newton, et les aspects  quantiques. Ce que David Oliver appelle «  the  heavens and the  elements » .Le problème à deux corps aboutit ainsi à l’ellipse de Kepler, et, au niveau microscopique, à l’atome d’hydrogène.

le problème à deux corps est donc appelé par l’auteur un « paradigme mouvant de l’unité du monde physique « .

Mais ce sont les symétries mises en jeu par ce problème qui sont remarquables, ces symétries sont  des rotations dans un espace à quatre dimensions ,   de deux sortes : réelles et imaginaires , symétries par rotation d’une sphère ayant pour rayon un nombre réel, aboutissant aux fonctions trigonométriques classiques ( cosinus, sinus,.. )  ou une sphère ayant pour rayon un nombre imaginaire, multiple du nombre imaginaire i qui est la racine carrée de (-1) , aboutissant aux fonctions dites hyperboliquesy

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Fonction_hyperbolique

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Primitives_de_fonctions_hyperboliques

Les symétries par rotation à quatre dimensions  auxquelles aboutit le problème à deux corps sont liées à la constante de  Planck , donc à la physique quantique, lorsque la rotation est réelle, et à l’espace temps de Minkowski, donc à la relativité , lorsque la rotation est imaginaire.

le problème à deux corps ( qui est le cheval poilu de la physique ) mène donc aux deux théories (quantique et relativiste )  qui permettent de « voir » le monde véritable. C’est cela, le sens du fait que dans le conte , le petit cheval mène le prince jusqu’au « royaume magique «  où le souverain pourra acquérir la force nécessaire pour restaurer l’harmonie (l’unité) . Mais auparavant le sacrifice du cheval sera nécessaire, c’est à dire l’abandon du système classique de Newton.

la préface du livre commence en évoquant les deux aspects présents lors de Le contemplation du « ciel étoilé au dessus de ma tête «   : sensuel, sans pensée ni réflexion, c’est le monde imaginaire du pur spectacle de la perception.

Mais il existe un autre aspect, caché et intérieur (inner landscape) (monde véritable)

David Oliver dit  à ce propos que « le monde que nous touchons, voyons, sentons   est  profondément mathématique » (deeply mathematical)

Ce fossé entre ce qui apparaît et ce qui est , est aussi évoqué  dans un propos de Brunschvicg :

https://leonbrunschvicg.wordpress.com/quelques-citations-eparses-de-brunschvicg-particulierement-eclairantes-voire-illuminatrices/

« il ne s’agit plus pour l’homme de se soustraire à la condition de l’homme. Le sentiment de notre éternité intime n’empêche pas l’individu de mourir, pas plus que l’intelligence du soleil astronomique n’empêche le savant de voir les apparences du soleil sensible. Mais, de même que le système du monde est devenu vrai le jour où la pensée a réussi à se détacher de son centre biologique pour s’installer dans le soleil, de même il est arrivé que de la vie qui fuit avec le temps la pensée a fait surgir un ordre du temps qui ne se perd pas dans l’instant du présent » 

Le « soleil sensible » appartient au monde imaginaire, consistant seulement en apparences  : c’est une boule de feu, c’est chaud, c’est aveuglant… L’intelligence du Soleil astronomique  marque cette étape où la pensée a réussi à se détacher de son centre biologique (l’ici  et maintenant du corps) pour « s’installer dans le Soleil «  , pas pour voyager jusqu’au Soleil sensible, ce qui serait si c’était possible signer son arrêt de mort, mais cela signifie « voir le monde véritable » . C’est cela le sens de « accéder au monde véritable «

Le propos de Brunschvicg associé la mort aux apparences du Soleil sensible , mais d’un côté il y a le « sentiment de notre éternité  intime «  , qui correspond à l’affirmation de Spinoza « nous sentons et expérimentons que nous sommes en quelque sorte éternels », de l’autre il y a l’intelligence du Soleil astronomique, c’est à dire la compréhension des travaux de Kepler .  Ce n’est pas tout à fait la même chose .

Cependant il y a cet extrait de la fin du livre « Introduction à la vie de l’esprit »:

»La vraie religion est le renoncement à la mort;

elle fait que rien ne passe et rien ne meurt pour nous, pas même ceux que nous aimons; car de toute chose, de tout être qui apparaît et qui semble disparaître, elle dégage l’idéal d’unité et de perfection spirituelle, et pour toujours elle lui donne un asile dans notre âme »

Le phénomène de la disparition (« tout être qui apparaît et semble disparaître «  ) correspond aux apparences du Soleil sensible, ce qui est dégagé par le travail spirituel, à savoir l’idéal d’unité et de perfection spirituelle, correspond à l’intelligence du Soleil astronomique c’est à dire à l’étude et à la compréhension de la mécanique céleste, qui de nos jours passe par la compréhension de la Relativité générale .

Le petit cheval poilu de la physique , c’est à dire le problème à deux corps, nous y conduit. Pour peu que nous réussissions à « nous détacher de notre centre biologique « pour nous installer en cette sphère dont le centre est partout et la circonférence  nulle part

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2017/02/24/scienceinternelle-13-le-livre-des-xxiv-philosophes-ou-du-dieu-idee-qui-vient-en-24-idees/

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2017/02/26/dany-robert-dufour-la-situation-desesperee-du-present-me-remplit-despoir/

https://www.academia.edu/4697789/_Une_sphère_infinie_dont_le_centre_est_partout_et_la_circonférence_nulle_part_._L_omnicentrisme_chez_Giordano_Bruno_in_F._Tinguely_dir._La_Renaissance_décentrée._Actes_du_Colloque_de_Genève_28-29_septembre_2006_Genève_Droz_2008_pp._33-47

 

 

 

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Mike Nichols : «  ce plaisir qu’on dit charnel » (1971)

https://ok.ru/videoembed/200544881398

La vie amoureuse ( ou sexuelle) est le domaine où se révèle le plus facilement le caractère imaginaire du monde ( puisque celui ci est d’abord et avant tout le plan des générations successives, et la génération suppose le sexe).

ou encore : « l’amour, c’est quelque chose qu’on n’a pas et qu’on donne à quelqu’un qui n’en veut pas «  (Lacan)

ou bien, du même Lacan : «  il n’y a pas de rapport sexuel »

Le « dialogue » entre Candice Bergen et. Arthur Garfunkel, au début du film, alors que l’étudiant essaye de trouver un motif pour aborder la jeune  femme qu’il ne connaît pas encore, est très éclairant, à propos de la différence entre la « personne » qui serait le Moi réel et le « personnage » qu’elle joue, parce que cela lui donne l’illusion de pouvoir le changer . Mais la personne est le personnage, la vie est un songe, mais pas une pièce de théâtre. On veut donner le change, se cacher derrière un masque, mais le masque est inexistant, il ne permet pas de se cacher très longtemps. Qu’est ce qu’on veut cacher ? Le Moi vital, qui nous fait un peu honte. Si c’était le Moi spirituel qui était en jeu dans l’amour, ça se saurait, depuis le temps..

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L’empire du crime Herrschaft des Verbrechens

C’est le fameux extrait du film de Fritz Lang «  Le testament du Dr Mabuse «  en 1933 :

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2019/04/19/fritz-lang-le-testament-du-dr-mabuse-1933/

 

Cette vidéo, adaptée de la scène, est encore plus explicite en faisant le lien avec le nazisme :

 

N’oublions pas que l’offensive terroriste de  Daesh  s’est développée , en Europe en tout cas, grâce au milieu de la délinquance.  Les « crimes « inexpliqués et sans motifs, visant à provoquer la terreur dans la population , ce sont les actes terroristes. Le massacre de Columbine, le 20 Avril 1999,  en est un exemple :

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2019/04/20/touch-of-evil-bowling-for-columbine-vf-de-michael-moore/

ces notes de Mabuse  ne font elles pas penser d’ailleurs au « journal » de Dylan Klebold, rempli de dessins  et d’annotations obscures ?

https://www.acolumbinesite.com/dylan/writing/journal/jindex.php

https://www.acolumbinesite.com/dylan/writing/journal/journal2.php

La différence entre la simple délinquance, même celle de la Mafia ou du narcotrafic, qui vise simplement l’enrichissement et surtout pas à « changer le monde » , et la violence  « révolutionnaire », qu’elle soit «  de gauche » ( communiste) ou «  de droite » ( fasciste ou nazie) ou encore « révolution islamique » est évidente : la stratégie révolutionnaire consiste à utiliser le terrorisme pour créer un état de chaos propice au renversement de l’Etat.

l’empire du crime décrit dans le film de Fritz Lang ne cherche pas une « révolution » ( qui est toujours un pseudo-universalisme) au delà de cet état de chaos et de terreur : l’empire du crime naît de cette terreur, Herrschaft Des Verbrechens c’est le chaos même.

Le film « Nada », tourné en 1973 par Claude Chabrol :

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2019/04/02/nada-de-claude-chabrol-1974/

montre que le « terrorisme d’Etat «  ( l’Etat issu du matérialisme démocratique et ses élections) et « terrorisme révolutionnaire gauchiste » sont les deux « mâchoires d’un même piège »  : buenaventura Diaz (Fabio Testi ) s’aperçoit à la fin qu’il est tombé dans ce piège . L’Etat « démocratique » préférera toujours la disparition de tout (la « fin du monde ») à sa propre extinction . Mais évidemment, les promesses révolutionnaires  de « changer le monde »  (  régler le problème des « fins de mois «  difficiles ) sont de l’ordre du « demain on rase  gratis » : puisque le monde est imaginaire, il est illusoire de vouloir le changer. On a vu en France après 1981 ce à quoi aboutissaient les promesses de « changer la vie ». La seule solution c’est de prendre conscience que ce monde est illusoire, imaginaire, et de s’orienter , d’orienter sa conscience, vers le monde véritable, «  en esprit et en vérité »

La «  la physique menait à la surnature : elle mène maintenant à l’esprit »  avant, c’était avant  la mutation philosophico – scientifique du 17 eme siècle, époque où l’ancienne physique, aristotélicienne,  régnait , dans le thomisme, ou bien dans la scolastique arabe ou juive.  La physique aristotélicienne menait au Ciel, imaginaire, des hiérarchies angéliques. Elle mène toujours au « ciel » mais  le « ciel » des Idées, le plan internel, celui ci n’est pas le ciel terrestre : nous SAVONS maintenant que l’atmosphère terrestre n’est qu’une mince couche , fort fragile au demeurant, et qu’ au delà s’étend l’espace , qui est sans limites mais pas infini , il est d’ailleurs en expansion.

« En expansion dans quoi ? Puisqu’il n’y a que l’espace .. » : question qui n’a aucun sens, donc mal formée , en prenant l’intuition vitale quotidienne du monde  pour véritable :

https://fr.m.wikiquote.org/wiki/Tractatus_logico-philosophicus

»La plupart des propositions et des questions qui ont été écrites touchant les matières philosophiques ne sont pas fausses, mais sont dépourvues de sens. »

« La totalité des propositions vraies est toute la science de la nature (ou la totalité des sciences de la nature).«

« Le but de la philosophie est la clarification logique des pensées.
La philosophie n’est pas une théorie mais une activité.
Une œuvre philosophique se compose essentiellement d’éclaircissements.
Le résultat de la philosophie n’est pas de produire des « propositions philosophiques », mais de rendre claires les propositions.«

(rendre claires les propositions de la physique )

« Le monde et la vie ne font qu’un.«  (le monde imaginaire, pas le monde véritable )

»Le sujet n’appartient pas au monde, mais il est une frontière du monde. » ( car il « voit » ou « comprend » que le monde véritable est différent du monde imaginaire de la vie)

»Le sens du monde doit être en dehors de lui. Dans le monde, tout est comme il est, et tout arrive comme il arrive ; il n’y a en lui aucune valeur – et s’il y en avait une elle serait sans valeur. » ( en dehors de lui, dans le monde véritable)

« Si le bon ou le mauvais vouloir changent le monde, ils ne peuvent changer que les frontières du monde, non les faits ; non ce qui peut être exprimé par le langage. En bref, le monde doit alors devenir par là totalement autre. Il doit pouvoir, pour ainsi dire, diminuer ou croître dans son ensemble. Le monde de l’homme heureux est un autre monde qui celui de l’homme malheureux.«  : FAUX, il est illusoire de vouloir changer le monde , le « bon vouloir » consiste à orienter la conscience vers le monde véritable..

»Comment est le monde, ceci est pour le Supérieur parfaitement indifférent. Dieu ne se révèle pas dans le monde. »  : puisque le monde est imaginaire . La méditation de l’être détourne  de l’Idée, de Dieu, la méditation de l’un y ramène .

»Mes propositions sont des éclaircissements en ceci que celui qui me comprend les reconnaît à la fin comme dépourvues de sens, lorsque par leur moyen – en passant par elles – il les a surmontées. (Il doit pour ainsi dire jeter l’échelle après y être monté.) » une fois monté pour « voir » le monde véritable, on peut jeter l’échelle, qui a accompli son office

»La solution de l’énigme de la vie dans le temps et l’espace se trouve en dehors de l’espace et du temps. » sauf qu’il «  n’y a pas d’énigme «   : puisque le monde ( spatiotemporel ) est imaginaire, la «  solution au problème imaginaire de la vie «  se constate à la  disparition de ce problème ( lors de la compréhension du monde véritable)

«  c’est la raison pour laquelle ceux qui sont passés par une période de doute et de désespoir prolongée, puis sont redevenus conscients du sens de la vie, n’ont jamais pu dire quel est ce sens »

« Sur ce dont on ne peut parler, il faut garder le silence.«

sur le monde véritable , les mots qui sont des « concepts du discours » (logoi) ne disent rien : seuls les mathèmes, modèles humains des Idées, permettent de penser.

L’activité philosophique véritable consiste à clarifier les théorèmes de la physique mathématique , à permettre donc de penser le monde véritable.  La racine du Mal (le mauvais vouloir) consiste à obscurcir ces propositions de la physique, à empêcher cette clarification qu’est la philosophie.

 

 

 

 

 

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Quelle est la racine du Mal absolu ?

Mal absolu, cela signifie qu’il s’agit d’autre chose que la simple transgression des lois, qui sont toujours particulières.

Dans cet article :

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2016/04/01/le-mal-radical-selon-kant-consiste-a-orienter-son-ame-sa-conscience-vers-le-plan-vital-plutot-que-vers-le-plan-spirituel/

J’avais associé le Mal radical selon Kant à la dualité entre plan vital ou monde et plan internel : le Mal, ou sa racine, c’est l’attitude d’esprit qui place le monde ( c’est à dire le monde imaginaire selon la seconde opposition fondamentale) plus haut, devant le plan internel des Idées.

Mais il y a trois oppositions fondamentales :

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2018/07/27/brunschvicgraisonreligion-les-trois-oppositions-fondamentales-ou-les-trois-axes-du-mouvement-de-conversion-spirituelle-dans-raison-et-religion/

et la dualité entre plan vital et plan spirituel tente de synthétiser ces trois dualités:

1 entre Moi vital et Moi spirituel

2 entre monde imaginaire et monde véritable

3 entre Dieu imaginaire humain, anthropomorphique, et Dieu vraiment divin, Dieu de l’Idée .

dans la progression qui est une véritable guerre entre trois « dieux » ou conceptions du divin selon les trois types d’humanité qui correspondent  aux trois types d’humanité dans le gnosticisme ( hyliques, psychiques, spirituels) :

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2016/11/24/cochetbrunschvicg-12-trois-types-detres-humains-donc-trois-conceptions-de-dieu-trois-dieux-en-guerre/

Progression qui va du Dieu de la matière ou Dieu créateur (Thorah, Coran)  s’élève au Dieu de la vie ( Évangile), puis au Dieu de l’Esprit (« christianisme des philosophes » chez Spinoza et Brunschvicg).

La synthèse cherchée pourrait donc être la dualité l’opposition entre deux attitudes : réalisme de la matière et de la vie, et idéalisme de l’Esprit et de la vérité. C’est d’ailleurs ce que dit Brunschvicg lui même à la fin du chapitre « Opposition entre monde imaginaire et.monde véritable » de « Raison et religion »:

http://classiques.uqac.ca/classiques/brunschvicg_leon/raison_et_religion/raison_et_religion.html

« La religion conserve-t-elle encore un sens si elle se fait à son tour inhumaine, si elle refuse la consolation que dès le lointain des âges le sentiment a puisée dans l’espérance et dans la promesse de l’au-delà ? Ou n’est-ce pas la tâche qui apparaît héroïque et pieuse par excellence, de dépouiller le vieil homme, et, quoi qu’il en coûte à notre amour-propre, de déborder les limites mesquines de la chronologie mosaïque ou de l’horizon géocentrique pour substituer au Dieu du réalisme physique ou biologique le Dieu de l’intelligence et de la vérité ? »

cela signifie : substituer au Dieu du réalisme du monde physique (Islam ou judaïsme ) ou du monde biologique ( christianisme)  le Dieu des philosophes et des Savants ( Brunschvicg évoque parfois un «  christianisme des philosophes « ) , Dieu-Idée qui n’est qu’en esprit et en vérité:

»si les religions sont nées de l’homme, c’est à chaque instant qu’il lui faut échanger le Dieu de l’homo faber, le Dieu forgé par l’intelligence utilitaire, instrument vital, mensonge vital, tout au moins illusion systématique, pour le Dieu de l’homo sapiens, Dieu des philosophes et des savants, aperçu par la raison désintéressée, et dont aucune ombre ne peut venir qui se projette sur la joie de comprendre et d’aimer, qui menace d’en restreindre l’espérance et d’en limiter l’horizon.

 

Dieu difficile sans doute à gagner, encore plus difficile peut-être à conserver, mais qui du moins rendra tout facile. Comme chaque chose devient simple et transparente dès que nous avons triomphé de l’égoïsme inhérent à l’instinct naturel, que nous avons transporté dans tous les instants de notre existence cette attitude d’humilité sincère et scrupuleuse, de charité patiente et efficace, qui fait oublier au savant sa personnalité propre pour prendre part au travail de tous, pour ne songer qu’à enrichir le trésor commun ! »

Certes, quand on observe l’attitude de beaucoup de prétendus « savants », qui ne songent qu’à faire carrière  aux dépens des collègues- rivaux, on peut penser que ces propos sont bien naïfs  : mais ce changement d’attitude est justement d’ordre « religieux » , pas scientifique. Il n’est possible que si le changement d’esprit, d’attitude mentale  ayant lieu à l’occasion de l’entreprise scientifique aboutit à la substitution du Dieu en esprit et en vérité au Dieu du réalisme physique . Il est donc fondé sur l’esprit scientifique, mais ne coïncide pas avec lui. Cela veut dire qu’il est  possible qu’un scientifique, même un excellent savant, connaisse parfaitement la physique sans accomplir la mutation d’ attitude mentale, du réalisme physique et biologique à l’idéalisme de l’esprit et de la vérité, donc sans se dépouiller de ce qui est du vieil homme, du « vieux roi nageant dans les eaux » , c’est à dire de l’égoisme et de l’ égotisme inhérents à l’instinct vital.

Donc la racine du Mal, c’est la régression de l’idéalisme de l’esprit et de la vérité au réalisme de la matière et de la vie, et tout ce qui favorise cette régression:

– du Dieu en esprit et en vérité au Dieu de la matière ou de la vie

– du monde véritable de la relativité et de la physique quantique ( qui à l’heure actuelle ne sont pas unifiées, le meilleur candidat pour cette unification étant la théorie des cordes, ce qui explique peut être l’offensive contre cette théorie « même pas fausse » de certains grands savants, comme Lee Smolin ou Peter Woit) au monde imaginaire de l’instinct vital

– du Moi spirituel au Moi vital

selon les trois oppositions fondamentales chez Brunschvicg

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2018/07/27/brunschvicgraisonreligion-les-trois-oppositions-fondamentales-ou-les-trois-axes-du-mouvement-de-conversion-spirituelle-dans-raison-et-religion/

 

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La vraie histoire de l’imposture Macron

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