#ScienceInternelle deux interprétations possibles(?) du théorème de Louis Ferdinand Céline

Le théorème est défini ici d’après Les dialogues entre Parapine (nom évocateur!) et son « chef » Baryton dans le «  Voyaage au bout de la nuit »:

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2017/05/04/un-nouveau-theoreme-de-la-scienceinternelle-dit-theoreme-de-louis-ferdinand-celine/

« 

Entre le pénis et les mathématiques, Monsieur Baryton, il n’existe rien… Rien! C’est le vide!

 »

Le pénis représente ici le plan vital de la génération ( et de la mort) , les féministes modernes pourraient y trouver à redire et accuser ce pauvre Céline de phallocentrisme, mais cela serait bien le cadet de ses soucis, lui l’écrivain antisémite vilipendé (et adoré par certains ) et les mathématiques le plan internel

« Brunschvicg «  est le seul nom de juif réel cité dans le récit le plus antisémite de Céline « Bagatelles pour un massacre » dont un extrait significatif est donné ici :

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2017/04/13/un-fameux-passage-des-bagatelles-de-louis-ferdinand-celine/

Passons maintenant au théorème : « entre le pénis et les mathématiques il n’y a rien «  peut se comprendre comme identité du plan vital et du plan internel , c’est à dire comme monisme athée : il n’y a que le monde des corps (mortels) , l’esprit est pure illusion s’il est envisagé autrement que comme production des corps matériels , superstructure de la matière.
Le non-dualisme (advaita) n’est pas du tout la même chose que le monisme, l’équivalence que l’identité.
On peut aussi lire «  entre le pénis et les mathématiques il y a RIEN », c’est à dire TOUT , la multiplicité totale des étants, de tout ce qui EST : tout, c’est rien (théorème zéro) :

https://anthroposophiephilosophieetscience.wordpress.com/2017/11/14/rien-est-en-plus-du-mal-de-le-savoir/

Notez bien que Parapine ne dit pas « entre le pénis et la tête il n’y a rien » car là l’erreur serait patente, il oppose « le pénis » notion corporelle et « les mathématiques » notion spirituelle , et ce n’est pas pour rien .. en somme Parapine ( et Louis Ferdinand Céline ) est un kabbaliste ou un talmudiste qui s’ignore , bref un juif « coupeur de cheveux en quatre »

Le théorème peut donc être compris selon la lecture suivante…est ce une lecture littérale, allégorique , homilétique ou mystique ?

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/PaRDeS

Entre le pénis, le monde et les mathématiques, la Mathesis, l’hénologie , l’Un , il y a RIEN c’est à dire TOUT, toute la multiplicité des choses et des êtres. LA mathématique n’est rien d’autre que l’activité humaine qui crée l’UN , le plan internel
RIEN EST, mais l’UN n’EST PAS ( Platon expliqué par Badiou qui ne cite pas sa source : Brunschvicg)

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